UNE PARTIE DE NOS "BRAVES" HOMMES POLITIQUES ONT MANIFESTÉ! (Pas pour défendre nos enfants violés mais...)

Publié le par TAKA PARLER

Théophile EKA 2
Théophile EKA 2

Il est de regards froids qui vous laissent de marbres, d'autres vous glacent le sang!

Habitué à celui, si froid, de Taka parler, les doubles actualités récentes nous glacent le sang!

-La manifestation contre la dernière décision de la Cour Constitutionnelle de Transition l'AFDT et les autres candidats contestataires pour une marche dont le but avoué est de contester le verdict du 25 janvier dernier.

-Le défilement en boucle sur les chaînes d’informations françaises de la révélation de la dernière ignominie, une énième, sur les abus sexuels sur nos enfants mineurs !

Aussi vrai que les choses qui ne méritent de noms ne peuvent-être dites, point nous ne nous attarderons sur le sujet !

Hier, nos politiques n’ont fait de marches pour soutenir nos enfants, ce n’est pas aujourd’hui qu’ils le feront !

Seuls leurs intérêts comptent !

De leurs intérêts, parlons-en !

A l’issue de cette marche, interdite par les autorités, Ils auraient déposé, un mémorandum à l'Ambassade de France, au Bureau de la Minusca, et à la représentation de l'Union Européenne.

Il nous souvient les déclarations et/ou appels à la retenue, au calme et au respect du verdict des urnes et surtout de la décision souveraine des sages, lancées par ces mêmes candidats!

On se souvient de l'inertie de ces mêmes hommes politiques au moment où le peuple trépassait sous le joug de la Séléka!

On se souvient d'un Premier Ministre, éloquent défenseur des droits de l'homme mais devenu subitement amorphe pendant le massacre du peuple!

Les manifestations sont un droit démocratique, disent certains!

Notre question est de savoir si cette démocratie ne doit-être que sélective?

Chacun a le droit de donner son opinion, mais…

La jurisprudence (rare en la matière) a ainsi affirmé que «les décisions des juges ne pouvaient pas et ne devaient pas échapper à la critique normale»,

Mais a jugé que « lorsqu’une critique est tellement violente qu’elle dépasse ces limites, elle ne peut être inspirée que par la volonté de jeter le discrédit sur la décision du juge, et porte donc atteinte à l’autorité de la justice »!

En conclusion, le droit de manifester existe mais pas contre les décisions judiciaires!

Quand on aspire diriger un pays, on ne peut enfreindre les règles démocratiques!

D'ailleurs, l'interdiction est ainsi énoncée dans le code pénal «l'interdiction de chercher à jeter le discrédit, publiquement […] dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance»!

La Chambre criminelle de le Cour de cassation, 27 février 1964 nous donne un aperçu de "ce qui dépasse la critique normale"

Il s'agit par exemple de qualifier une décision de justice de «chef-d’œuvre d’incohérence, d’extravagance et d’abus de droit», et ajouter que «rarement les annales judiciaires françaises, pourtant assez bien pourvues d’ordinaire en pareille sorte, n’en ont recelé de tels» ...

Nous avons, dans un article précédent, dénoncé les commentaires ubuesques, parfois même de la part de juristes respectueux et habituellement rigoureux!

Des analyses telles celles-ci, feraient bondir les dieux créateurs du droit!

"...Si vous suivez bien mon regard, toutes les institutions de la transition c'est à dire la présidence, le conseil national et la haute cour constitutionnelle ont des points communs :

L'incompétence et la corruption"

Même des gens qui n'ont jamais assis leurs frocs sur les bancs de l'école du droit vont jusqu'à qualifier les Magistrats du peuple de "MAGISTRONS ET MINI-JUGES"!

Ne nous trompons pas de cibles!

Si l'État centrafricain est agonisant, ce n'est la faute des Magistrats, plutôt les politiques!

Ceux-là même qui ont échoué et continuent à tirer le peuple vers le bas!

Jugez-en vous même!

Dans quelle démocratie, la personne qui aspire diriger un pays, foule au pied une décision de justice, censée être rendue au nom du peuple dont il brigue la voix?

L'ÉTAT a perdu de sa valeur et loin semble désormais la période où la justice faisait la beauté et l'élévation de notre nation!

On se souvient de l'éloge de cet Avocat, petit de taille et à la grosse voix, lors du procès BOKASSA, faisant l'éloge de la justice centrafricaine (j’ai cité Maître Francis SZPINER)!

On se souvient de cet Avocat Général, très talentueux, le Magistrat Gabriel Faustin GBODOU qui était la hantise sinon le cauchemar des témoins qui osaient jeter l'opprobre sur les juges!

Le délit d'outrage à Magistrats avec comparution immédiate pour flagrance était son arme fatale!

Au jour d'aujourd'hui, comme dirait l'autre, les textes de lois n'ont pas changé!

Des prétendus démocrates veulent défier ouvertement la justice!

Justice, nous avons dit?

Que vaut-elle si le politique ne lui donne les moyens de son action!

Nous avons vu des Magistrats se faire enlever et séquestrer pendant la période Séléka!

Comme dirait l'adage "dis-moi qui tu hantes, je te dis qui tu es", c'est vraiment ici, l'occasion de clamer cette maxime philosophique "les mêmes faits créent les mêmes effets"!

Collaborateurs de la Séléka, hier, aujourd'hui et...

Éternellement?

Théophile EKA 2, Juriste

Publié dans Opinions

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Grimari 31/01/2016 00:49

La justice, de notre pays doit énergétiquement et pleinement, jouer son rôle sanctionner tous ces fauteurs de troubles donner l exemple, leur appliquer la déchéance de nnationalité, avec interdiction de voyager,les considérer, comme des terroristes, et les traiter comme il se doit sans pitié pour donner l exemple à ces petits voyous qui veulent mettre en péril la quiétude nationale. A ce ziguele la nation te regarde, c'est dieu qui donnera son verdict malheur à toi.

Zingot 30/01/2016 18:20

Vous avez tout dit et objectivement cher compatriote EKA. Pendant qu'on viole des enfants en RCA ce qui intéresse M. ZIGUELE et son avocat défenseur des intérêts personnels organisent des marches de contestation à une décision judiciaire. Pour les deux ZIGUELE et TIANGAYE, il y a problème, surtout pour un soit disant éminent juriste, avocat défenseur des droits de l'homme.
On comprends aisément que les viols d'enfants centrafricains ne les intéresse pas dès lors que cela ne concerne leurs propres enfants. Et ce sont ceux-là qui veulent diriger la RCA? MM ZIGUELE, TIANGAYE et consorts, la nature ne dort pas. Elle vous regarde. Elle vous observe. Pour vous c'est fini. Vous n'êtes que des traitres, des profiteurs. Pendant qu'on viole des enfants, au lieu de manifester pour ces enfants innocents, vous manifester pour la sauvegarde des vos propres intérêts personnels et devant des centrafricains qui vous regardent et vous observent. HONTE A VOUS! Pauvres d'esprit!!!!!!!!

Teddy 30/01/2016 12:39

Très bonne réflexion Théophile ! Ziguelé, Tiangaye et leur bande de petits copains et traitres à la nation ne cessent de nous surprendre par leur attitude anti-républicaine. Mon coeur saigne de voir ceux qui aspirent à nous gouverner taillader ainsi les institutions de la République. Oui, il faut le reconnaître, ce sont des politiciens égoïstes, ils sont là, non pour défendre le pays mais pour assurer leur aisance. On ne les a pas entendu à l'époque des Banyamulengue défendre le peuple qui était massacré et humilié, encore moins sous le règne de Djotodia et les Seleka ouvrir la bouche pour défendre la population malmenée. Les soi-disant grands avocats et défenseurs de droit de l'homme avaient avaler leur langue et se laissaient humiliés par des petits fumeurs de chanvre. Difficile pour eux de se départir de leur soutien inconditionnel à la Seleka. Mais le peuple n'est pas dupe, il est assez mure pour savoir prendre ses responsabilités. Et il l'a fait en toute légitimité que la Cours Constitutionnelle de Transition vient de le reconnaître. La sanction pour Ziguélé et sa bande de l'AFDT est et demeure sans appel aujourd'hui et pour toujours. Ziguelé ne peut même plus être même chef de village chez lui, même chez ses propres parents. Que la justice soit sans pitié contre lui et sa bande.