LETTRE DU SG DE KNK BERTIN BEA AU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DES NATIONS UNIES BAN KI MOON

Publié le par TAKA PARLER

Bertin Bea
Bertin Bea

NDRL: Un jour avant son arrestation, le Secrétaire Général du parti travailliste KWA NA KWA (KNK) BERTIN BEA a adressé une correspondance au secrétaire des nations unies BAN KI-MOON. La rédaction de TAKA PARLER NEWS a pu se procurer la copie de cette correspondance, veuillez prendre connaissance du contenu. En attendant la lecture,nous vous prions de bien vouloir suivre nos regards, vous constaterez que nous sommes froids.

Kwa Na Kwa

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Bureau Politique

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Secrétariat Général

République Centrafricaine

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Unité – Dignité – Travail



N°______/KNK/BP/SG.15

Bangui, le 14 Août 2015

A

la Très Haute attention de

S.E Monsieur Ban KI-MOON,

Secrétaire Général des Nations Unies

New York (USA)

S/C du Représentant Spécial du Secrétaire Général des

Nations Unies en Centrafrique

Objet : Mémorandum relatif à la participation de

S.E François BOZIZE YANGOUVONDA à la

prochaine élection présidentielle.

Excellence Monsieur le Secrétaire Général,

Depuis plus de deux ans, la République Centrafricaine traverse une crise à la fois politique, économique et humanitaire sans précédent.

Grâce aux efforts multiformes de la Communauté Internationale, les risques d’un basculement vers un génocide ou une islamisation forcée ont été fort heureusement évités.

A l’heure actuelle, la situation sécuritaire est loin d’être complètement maîtrisée comme on peut le constater à travers les récents développements sur le terrain tant dans la capitale que dans l’arrière-pays.

Il apparaît clairement que seule la tenue d’élections libre, juste, équitable et ouverte à tous les acteurs pourra permettre à la République Centrafricaine de sortir de ce cycle infernal.

Se trouvant en exil à la suite de son renversement du pouvoir par la Coalition SELEKA, l’Ancien Président de la République Centrafricaine S.E François BOZIZE YANGOUVONDA n’a cessé de faire l’objet d’acharnement judiciaire.

La détermination obsessionnelle des Autorités centrafricaines de Transition n’obéît qu’à une seule préoccupation : disqualifier politiquement Mr François BOZIZE YANGOUVONDA dont la côte de popularité connait une montée exponentielle.

Dans le même temps, l’Ex-Chef d’Etat de Transition, Michel DJOTODIA qui a dirigé la Coalition rebelle SELEKA, responsable de nombreux crimes et violences à ciel ouvert, de destruction du tissu économique, des pillages des ressources naturelles et de graves violations des droits de l’Homme n’est nullement inquiété par la justice tant nationale qu’internationale.

Il s’agit là, d’une justice à géométrie variable, parce que sélective, comme tout le monde peut le constater.

Depuis l’investiture de l’Ancien Président BOZIZE par la formation politique qu’il a fondée, le KWA NA KWA (KNK), lors du Conseil National tenu à Bangui le 07 Août dernier, les Autorités de Transition ont du mal à dissimuler une certaine panique.

C’est ainsi, Mme le Chef d’Etat de Transition, le Ministre d’Etat à la Justice et le Ministre de la Sécurité Publique, Porte - Parole du Gouvernement ont proclamé publiquement la disqualification politique de Mr BOZIZE lors des prochaines consultations notamment présidentielle en République Centrafricaine avant même que la Cour Constitutionnelle de Transition n’ait eu à se prononcer sur la validité des candidatures.

Dès lors, il y’a lieu d’émettre de sérieuses inquiétudes quant à l’indépendance et à l’impartialité de cette juridiction, connue pour être aux ordres de l’Exécutif de la Transition.

A la base de cette velléité de mise à l’écart de Mr BOZIZE, deux griefs sont soutenus par leurs promoteurs :

  1. Les mandats d’arrêts internationaux décernés par les juges centrafricains contre lui et ses complices ainsi que la saisine de la Cour Pénale Internationale par le Gouvernement centrafricain courant 2014 pour des crimes relevant de sa compétence ;

  2. Les mesures d’interdiction de voyage et du gel des avoirs prises à son encontre par le Comité de Sanctions des Nations Unies contenues dans la résolution 2196.

A notre humble connaissance, ni les mandats d’arrêts, ni les mesures onusiennes ne peuvent constituer des peines afflictives ou infamantes, source de déchéance des droits civiques et politiques d’un individu.

En outre, les deux textes fondamentaux que sont la Charte Constitutionnelle de Transition et le Code Électoral n’ont pas expressément mentionné ces griefs des comme motifs d’inéligibilité.

S’agissant plus spécifiquement de la résolution 2196 des Nations Unies, il a été prévu des exceptions. C’est ainsi que les mesures imposées par le paragraphe 3 de ladite résolution ne s’appliquent pas dans les cas suivants :

  1. Lorsque le Comité établit, au cas par cas, que le voyage se justifie par des raisons humanitaires, y compris un devoir religieux ;

  2. Lorsque l’entrée ou le passage en transit sont nécessaires aux fins d’une procédure judiciaire ;

  3. Lorsque le Comité conclut, au cas par cas, qu’une dérogation favoriserait la réalisation des objectifs de paix et de réconciliation en RCA et la stabilité dans la région.

Il est évident que la nécessaire participation de Mr BOZIZE au processus politique et électoral n’a pour seul objectif que le retour à l’ordre constitutionnel, à la paix, et à la stabilité dans la région d’Afrique Centrale en proie aux attaques meurtrières du groupe BOKO Haram, devenu "Etat Islamique en Afrique de l’Ouest" qui menace dangereusement la vie des populations dans cet espace.

Loin de résoudre durablement la crise en République Centrafricaine, cette mesure prohibitive de mise à l’écart de Mr BOZIZE se révèlera contre-productive et contribuera à l’exacerbation de celle-ci.

C’est pourquoi, le Bureau Politique du KNK se voit le devoir d’attirer votre haute attention sur ce sujet qui présente plus d’inconvénients que d’avantages.

Connaissant votre attachement à la cause de la paix dans le monde en général et en République Centrafricaine en particulier, le Bureau Politique du KNK reste convaincu que l’action de médiation onusienne en République Centrafricaine prendra en compte, entres autres, le principe de l’inclusivité, condition indispensable du règlement durable de cette crise centrafricaine.

Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Secrétaire Général, les assurances de notre Très Haute considération.


Pour le Bureau Politique,

Le Secrétaire Général

Bertin BEA

Ancien Député,

Ancien Ministre

Ampliations :

  • S.E Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République du CONGO, Médiateur International dans la crise centrafricaine ;

  • S.E Monsieur Ali BONGO ONDIMBA, Président du GABON, Président en Exercice de la CEEAC ;

  • Mme la Présidente de la Commission de l’Union Africaine ;

  • Pr Abdoulaye BATHILY, Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies en Afrique Centrale.

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GNAMA 01/09/2015 13:23

Ah,si à l'époque de BOZIZE vous avez eu ce courage d'écrire à l'ONU pour dénoncer ce que BOZIZE et ses enfants faisait à Bangui? Où vous étiez M. BEA quand les enfants de BOZIZE enterraient vivants des centrafricains? Qui, le premier a amené les mercenaires tchadiens et soudanais en RCA? Ce n'est pas BOZIZE? Où étiez-vous? Avez-vos écrit au SG de l'ONU à ce sujet? Vous êtes très mal placé por parler des viols, crimes et autres. Tot cela est de la Faute de BOZIZE.Où était l'armée de BOZIZE, lui-même Ministre de la Défense, quand les SELEKA sont rentrés pour venir islamiser les centrafricains? Vous ferez mieux de la fermer!

ingangöndö 01/09/2015 15:59

Rien de constructif dans vos propos inconstant compatriote.

loko 01/09/2015 00:32

Il se bat, dommage qu'il est venu largement en retard dans le bateau, ce qui est sur demain serait pas meilleur pour ce parti qui est appelé à disparaitre pour une seule raison: - ceux qui sont là feront de leur mieux jusqu' à leur épuisement et puis c'est fini...

Blackman 02/09/2015 10:51

Vous pouvez nous montrer là ou les enfants BOZ ont enterré vivant les centrafricains?
Pour éviter d'aller de crise en crise, il faut laisser la chance à tout le monde de se présenter aux élections. C'est le peuple qui va décider.
Ne vous laissez pas guider par l'émotion ni par la corps mais, plutôt par l'esprit!
Merci!!!!