J'AI ÉTÉ CHASSE DU PARTI KNK COMME UNE VULGAIRE PERSONNE, SINON, COMME UN GRAND BANDIT DIXIT ELIE OUEIFIO.

Publié le par TAKA PARLER

ELIE OUEIFIO
ELIE OUEIFIO

- Centrafricaines, Centrafricains ;

- Mes biens Chers Compatriotes

Aujourd'hui est un grand jour pour moi, un très grand jour où j'ai reçu l'ordre de ma propre conscience d'apporter des réponses et clarifications aux diverses questions que nombre de Centrafricains se posent avec raison ou non, depuis le 14 Novembre 2011 date à laquelle, jâi été limogé de mes fonctions de Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République et Secrétaire Général du Parti KWA NA KWA (KNK)' Ce faisant, je voudrais tout d'abord rendre grâce à l’Éternel Dieu, le Créateur qui a accompli les paroles qu'il a prononcées contre nous, et contre nos Chefs qui nous ont gouvernés, en faisant venir sur nous, cette grande calamité jamais arrivée dans le monde et qui, par sa Miséricorde et Compassion, nous a épargné la vie pour en rendre témoignage aux fins d'une régénération des cœurs et des esprits en vue d'une nouvelle marche du pays vers la paix et le bonheur du peuple. Ensuite, je voudrais avoir une pensée très forte pour tous ces Centrafricains, hommes ou femmes, jeunes ou vieux, riches ou pauvres, Chrétiens ou Musulmans, croyants ou non croyants, victimes innocentes de toutes les barbaries et atrocités que le pays a connues et dont les responsabilités sont rejetées les uns sur les autres au nom d'une pseudo-guerre de religion. Enfin, je tiens à remercier du fond de cæurs, tous mes frères et sæurs Centrafricains qui se sont préoccupés et se préoccupent encore de ma modeste personne par les prières ou par les messages de soutiens et d'encouragements sans oublier ceux qui, moins nombreux évidemment, n'attendaient et n'attendent encore que ma chute ou ma perte. Que Dieu bénisse les premiers et qu'il pardonne les seconds. Au demeurant, je voudrais rassurer ceux qui attendaient ma chute dans un premier temps, puis, je réconforterai dans un second temps, tous ceux qui très nombreux priaient et continuent de prier pour me soutenir et enfin, je préciserai aux uns et autres et à tous, vers quelle direction nous devrions marcher désormais pour la prospérité, le bonheur et le développement de ce pays que nous avons tous en héritage.

1. Pourouoi EIie OUEIFIO n'a pas démissionné après la chute du Président BOZIZE ? et pourquoi le Président DJOTODIA n'a pas relevé Elie OUEIFIO ? Pourquoi la Présidente SAMBA-PANZA a maintenu Elie OUEIFIO. en poste ? Elie OUEIFIO un pyromane, un traître, complice des SELAKA.

Voilà un peu le résumé des interrogations et commentaires diffamatoires que mes détracteurs parmi lesquels, ceux avec qui j'étais en bon terme déferlent à dessein de nuire à ma réputation. Aujourd'hui, il est grand temps que ceux là sachent et comprennent, que je n'ai pas attendu que le soleil soit au zénith pour assimiler les notions de la Nation, de la Patrie, de l'Etat, de la Politique, des Droits de l'homme, de la Citoyenneté ainsi que les nobles Vertus du Travail. C'est ce qui explique ma détermination et mon dévouement au service de mon pays, chaque fois que je suis appelé à le servir dans les domaines où mes prérequis, expériences et compétences correspondent le mieux" Un travail opiniâtre et bien fait payant toujours bien, je n'ai connu que l'ascension depuis le 01 Octobre 1980, date à laquelle, je suis rentré dans Ia Fonction Publique à l'âge de vingt et un (21) ans comme Instituteur. Mais, j'ai aussi et également appris, compris et intériorisé les b.a.-ba ou les travers de la politique qui se résument en << une traversée du désert >>. Cette culture, je la dois au Président David DACKO << paix à son âme >> qui en 1992 au moment de la CFD (Concertation des Forces Démocratiques) me disait, je cite : << Collègue, vous avez embrassé la politique très jeune. Est-ce que vous avez déjà envisagé avaler une couleuvre vivante ? Je ne vous donne pas d'explication mais, c'est le terrain politique qui vous en donnera la signification »> fin de citation.

Parole prophétique d'un Chef d'Etat, j'ai traversé le désert pendant deux ans de 1995 à 1997 quand j'ai perdu mon poste de Chef de Cabinet au Commerce bien qu'en cette période, mes proches parents étaient Premier Ministre, Ministre et Directeur de Cabinet. La deuxième expérience fut celle que mon propre régime m'a infligée de Novembre 2011 à Mai 2012. C'est dire que dans la vie, il faut savoir faire la différence entre servir un homme et servir la Nation ou, entre se mettre au service d'un homme et se mettre au service de Ia Nation. Mais moi, j'ai vite et bien compris grâce aux conseils des anciens c'est pourquoi, je sers mon pays et je sais me mettre au service de la Nation car, les hommes passent et passeront mais, la Nation Centrafricaine ne passera point.

S'agissant de mes soit disant complicités avec les milieux rebelles, de ma pyromanie et de ma traîtrise, je réponds très simplement en disant que c'est à cause de ma loyauté et fidélité envers l'Homme du 15 Mars 2003, qui avait la responsabilité morale de la conduite du peuple Centrafricain, que je me suis fait accepter dans presque tous les milieux rebelles car, j'y allais en tant qu'un bon et fidèle messager avec la parole de la vérité et non de la duplicité. Pour plus de détails, je les invite à lire les témoignages que j'ai rendus à cet effet et titrés : << Comment Ia Manipulation Politique mine et freine le Développement Socio-économique d'un pays ? Cas de la RCA >>, << Le Désarmement des cœurs et des esprits comme réponses appropriées aux crises récurrentes gui font couler le sang et les larmes en Centrafrique, pays de toutes les expériences négatives »». Si les Chefs d'Etat DJOTODIA et SAMBA PANZA ne m'ont pas limogé nonobstant les fiches grotesques qui leur parvenaient chaque jour à mon sujet, c'est parce qu'ils n'ont trouvé aucune charge contre moi dans ces lots de mensonges. Quant à ma démission longtemps attendue, il faut souligner que c'est Dieu qui élève et c'est lui qui abaisse et, ce même Dieu condamne le scandale et l'Homme par qui, le malheur de plusieurs arrive sous l'effet de son scandale. Alors, il ne fait aucun doute que tôt ou tard, mais avant que la mort ne les entraîne pour le dernier jugement, tous ceux dont les actes et paroles auront causé la perte de milliers de Centrafricains recevront leurs salaires ici bas. Il suffit de suivre mon regard..

. 2. Pourquoi le secrétaire Général Elie OUEIFIO a quitté Ie Parti ? Je ne tarirai jamais de remercier les centrafricaines et centrafricains de tous les coins de la République ou je suis passé en commençant par les ouvriers et ouvrières, iusqu?aux chefs de villages et de quartiers, les Prêtres, Pasteurs et Imams, les Agriculteurs et éleveurs' les jeunes et les femmes, les peuls et les pygmées, les fonctionnaires et chômeurs sans oublier les personnes vivant avec des handicaps pour toute l'attention qu'ils ont portée aux messages que je leur apportais mais bien plus, pour tous les soutiens qu'ils m'ont apportés lors de ma traversée du désert. Répondant à leurs questionnements ci-haut résumés, je dirai simplement que si j'avais quitté le Parti KNK de mon propre gré, j'y serai revenu depuis longtemps parce que j,ai contribué à sa naissance et, mes efforts pour ses assises nationales sont à la hauteur du prix de ma vie. Seulement, les partis politiques à Présidents Fondateurs étant ce qu'ils sont, avec des règles rigides de familles et dans le cas d'espèce de << pur sang >>, j'ai été chassé du Parti KNK comme une vulgaire personne, sinon, comme un grand bandit car' avant ce Décret du 14 Novembre 2011 à 6 H 30 qui me limogeait de mes fonctions de Ministre secrétaire Général à ra présidence de ra République, le siège ou parti avait été investi depuis la nuit du 13 Novembre 2011 par des militaires de la Garde Présidentielle' l'ai donc attendu jusqu'au 02 Décembre 2011 à 15 H 30, pour recevoir la lettre numéro 001/KNK/plZVp.LL du 30 Novembre 2011 signée du 2em vice Président du Parti alors que le le, était bien là à Bangui, me demandant d'aller passer le service à Monsieur OGUERE le 03 Décembre 2011 à 11HOO.

Depuis ce jour, le Parti a entretenu un flou sur la question par un silence total comme si rien de grave ne s'était produit dans le parti, laissant seulement planer la déclaration du Président Fondateur du lu' Décembre 2011 alléguant que j'étais seulement sanctionné. Tout en étant sensible aux souhaits des ouvriers et ouvrières de me revoir un jour parmi eux, et, en étant également reconnaissant aux médiations sans succès des sages et dignitaires pour mon rétablissement, je souligne que cette sanction dont Ia forme et la durée n'ont pas été définies est comprise après quatre (04) ans, comme un renvoi ou une exclusion suivant la règle sacrée des Partis à Présidents Fondateurs. Mais, ce qui importe le mieux et le plus pour moi, c'est que les Partis Politiques peuvent me renvoyer sous influences des manipulateurs comme ça été d'ailleurs le cas avec I'ADP (Alliance pour la Démocratie et le Progrès) en 1994, et, aujourd'hui le KNK, la Nation Centrafricaine m'accueillera toujours' C,est la principale raison qui alimente et continuera d'alimenter ma motivation et ma conviction politiques. Aussi longtemps qu'il me restera le souffle de vie, je me rangerai toujours aux côtés de ceux qui rêvent pays, pensent pays et agissent pays pour que dans un proche avenir, nous arrivons à rendre possible, ce qui était impossible en un demi siècle aux autres autrement dit, la refondation et la reconstruction du pays' 4 loin d'apporter de solutions durables aux multiples problèmes de société qui minent la République Centrafricaine depuis tant d'années" Les Partis Politiques ont toujours démontré leurs incapacités à résoudre les multiples crises que le pays a connues simplement, parce que les fondements de leurs existences ne reposent pas sur ce qui unit le peuple Centrafricain et donc l'intérêt général, mais plutôt sur ce que désire le cœur des leaders ou Présidents

Fondateurs de chaque Parti. La conception et la perception des nobles structures que sont les Partis Politiques en Centrafrique, sont souvent et généralement ramenées aux seuls soucis du partage des gâteaux et de l'accès à des postes de responsabilité au niveau des services de l'Etat. Avec les dernières confusions nées des laboratoires des manipulateurs appelées SELEKA et ANTI BALAKA et, dont les ravages ont développé des sentiments de replis sur soi autour des tribus, des ethnies, des régions et religions, il est à craindre qu'un Président issu d'un Parti Politique avec les forces centrifuges qui vont vite le faire prisonnier, soit capable de rassembler toutes les entités éparpillées ou enrôlées dans un carcan de méfiance mutuelle. De l'avis des Centrafricains et Centrafricaines sérieux, justes et intègres que je partage entièrement, la résolution des problèmes Centrafricains de manière durable n'a : - Ni besoin des multiples fora car, les précédents n'ont rien apporté au pays mais ont plutôt servi de tribunes pour les m'as-tu vu d'insulter, de s'insulter et de percevoir les perdiems ou de se battre pour les perdiems et les postes ; - Ni des Partis Politiques à profusion qui sont toujours incapables de se mettre d'accord sur l'essentiel qui unit c'est-à-dire, l'intérêt général et donc le peuple car, ils parlent tous de ce même peuple mais, leur cœur est attaché à ce qu'ils désirent pour eux-mêmes ; - Ni de la religion à dénominations variables qui poussent comme des champignons dans le pays car, sans la crainte et la coopération du créateur diversement appelés suivant l'espace géographique, Dieu, God, Allah, Yahvé, Nzapa, zambé et autres, aucun homme ne peut réussir Ia conduite d'un pays et d'un peuple. - Ni des Transitions qu'elles soient consensuelles ou non, avec des institutions et instruments de transition les plus élaborés au monde, elles n'apporteront jamais rien de durables au pays car, vouloir s'accommoder aux régimes de Transition, la République Centrafricaine risque de déboucher sur les Saintes Écritures de Transition ainsi les codes de procédures Pénales de Transition qui aliéneront totalement le pays et son peuple. Mais, ce qu'il faut aujourd'hui pour notre cher et beau pays la République Centrafricaine, et, c'est d'ailleurs l'avis de tous les compatriotes intègres, sérieux et épris de paix et de justice, c'est beaucoup plus des hommes et des femmes de visions, intègres, ambitieux et ennemis de la cupidité, capables d'être à l'écoute du peuple pour transformer toutes les difficultés en opportunités et, pour conduire le peuple Centrafricain vers la réalisation et la satisfaction de son bonheur. En somme et pour tout dire, je ne suis pas contre les Partis Politiques qui somme toute, participent à l'expression de la Démocratie s'ils fonctionnent suivant les règles et sont bien animés. Ce que je redoute et rejette, ce sont les contradictions et les divergences politiques très exagérées qui souvent, frisent la haine et la méchanceté et qui ont accouché toutes les crises que le pays a traversées avec des pertes en vies humaines sans nombre.

5 C'est pourquoi, en attendant le temps que les Partis Politiques Centrafricains se remettent en cause, pour jouer pleinement les rôles d'encadrement et de formation qui leur sont reconnus pour susciter un engouement d'adhésion des militants, j'ai choisi d'être candidat indépendant aux législatives dans la circonscription de Bossangoa 1. Il ne pouvait en être autrement car, en tant que citoyen libre de ma conscience, j'ai toujours défendu un idéal, des valeurs et non des antivaleurs sans me plier aux influences inhérentes aux postes ni aux biens matériels. Même si j'ai souvent été incompris, j'ai su traverser mes déserts sans broncher ni accuser jusquâ ce que l'avenir me donne raison. Ainsi, en étant Candidat indépendant aux législatives, j'apporterai mon soutien et ma caution politiques au Centrafricain Candidat aux Présidentielles, dont la vision et les aspirations politiques se rapprochent, rencontrent et se superposent avec les miennes, pour refonder la Nation Centrafricaine et remettre en place tous les repères moral, civique, spirituel et éducatif. Si les autres (Je cite respectueusement le Cameroun, Le Gabon, le Tchad, le Congo Brazzaville, la République Démocratique du Congo) avec qui nous avons accédé à l'indépendance dans la même période ont fait des bonds tout en étant pays décolonisés, pourquoi n'en ferions-nous pas la même chose nous les Centrafricains, au lieu de continuellement pleurnicher en cherchant ailleurs des boucs-émissaires à nos interminables crises et pauvreté ?

ENSEMBLE RECONSTRUISONS LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

ELIE OUEIFIO

Publié dans politique

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

gouandjia benedito 02/09/2015 23:19

Mr oueifio , ma génération aujourd'hui est perdu par la classe politique centrafricain par leurs manque de lauyauter et de conviction. c'est triste de voir combien son rester fidèle a monsieur Bozizé après sa chute on les compte au bout des doits. combien sont rester fidèle a monsieur Laurent gbagbo après sa chute casiment tous.je pense que le problème centrafricain c'est cette classe politique qui infester a l'intérieur, nous la jeune génération nous avons l'obligation de ce mettre au travail. f

Temy 01/09/2015 21:57

Vous avez bien bénéficié et profité du KNK quand vous étiez Préfet à Berberati. Personne n'a oublié le mal que vous avez fait aux populations de cette localité. Le mangeur ngonlo mboro a sali lenobles gbya de Berberati.Voùs mangez à toùs les râteliers. C'est parce que vous étes un traite qu’on vous a évincé du parti de Dako. Attention, M. MECKASSOUA vous êtes averti. Ce Monsieur est un Traître.

laboth antoine. 31/08/2015 19:11

Courage.. pour les législatives...