ET SI ON DISSOLVAIT LE CORPS DE LA MAGISTRATURE SUPRÊME ?

Publié le par TAKA PARLER

ET SI ON DISSOLVAIT LE CORPS DE LA MAGISTRATURE SUPRÊME ?


Depuis la crise Centrafricaine la plus meurtrière du pays dont les victimes se comptent par
centaines de milliers. Force est de constater que l’impunité galopante est organisée et
consacrée par la justice.
La dernière de consécration de l’impunité de cette fameuse « justice » avec petit « j » vient de
la relaxe générale des criminels ordonnée par la dernière session de la cour criminelle de
Bangui. À cela s’ajoutent d’autres cas tout aussi croustillants et ahurissants tels que la
libération sous caution de Michel AMINE, de celle de Francis BOZIZÉ placé sous contrôle
judiciaire et d’autres crimes en col blanc notamment économiques et financiers.
Vu tout ce qui se passe, on comprend mieux la hargne très patriotique de l’ancien
Ambassadeur HETMAN EL ROOSALEM qui s’est juré de mettre un magistrat centrafricain
en prison avant de mourir.
Et on ne peut s’empêcher de se demander si les magistrats centrafricains n’ont pas vu ou
entendu parler des cadavres qui flottaient à ciel ouvert sur le fleuve Oubangui, ou les
charniers dans de nombreuses villes du pays, les salles de torture dans lesquelles on a
assassiné des centaines de centrafricains et d’autres en sont sortis handicapés et invalides
aujourd’hui. Alors, tout ça pour ça me diriez-vous ? Je vous répondrai : « des juges pour
rien ». Cela rappelle le dessin du célèbre dessinateur du journal français Le Monde, monsieur
Plantu qui pense que la magistrature est la « lex couchée ».
Aujourd’hui, on est en droit de se demander si nos magistrats vivent bien dans le même pays
endeuillé et ensanglanté par des milliers de crimes ou bien sont des OVNI qui viennent
d’atterrir fraîchement à bord de leur soucoupe volante sur un territoire inconnu où ils se sont
posés malencontreusement par erreur de pilotage.
Malheureusement nous ne rêvons pas mais qu’il y a une réalité cruelle de besoin de justice
sans laquelle l’État ne peut se relever ni la population et les biens protégés afin qu’on parle
d’une RCA sortie définitivement de crise.
Dans ces conditions, on peut s’empêcher de poser une et une seule question, et si on
prononçait la dissolution de corps de la magistrature pour en recréer sur des bases de moralité,
de probité, compétence et responsabilité.
En définitive, on voit bien les quelques rares palais de la Justice. Mais la Justice ne les habite
jamais. Elle habite ailleurs. Nous avons le droit et l’obligation de courir après la Justice là où
est squatte pour la ramener dans son palais naturel qui est le palais de la Justice.


Gaston KONGBRÉ

Publié dans Opinions

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