SI VOTRE CANDIDAT N’EST PAS LE MIEN, QUI SUIS-JE POUR VOUS BLÂMER?

Publié le par TAKA PARLER

GUY JOSE KOSSA ET MECKASSOUA
GUY JOSE KOSSA ET MECKASSOUA

« Ce ne sont pas les informations qui nous font défaut. Ce qui nous manque, c’est le courage de comprendre ce que nous savons et d’en tirer les conséquences. » SVEN LINDQVIST dans « Exterminez toutes ces brutes ».

Que n’entend-on pas, ne vit et ne subit-on pas, lorsque que l’on a décidé de soutenir publiquement, et d’œuvrer en tout, pour l’élection d’un candidat à la présidentielle en RCA ? Surtout, quand ce candidat est pour beaucoup de Centrafricains, « Le Chemin de l’Espérance », se nomme Karim Méckassoua, se définit comme un rassembleur multiconfessionnel et anti-tribaliste viscéral, déclare la guerre à l’oisiveté et à la pauvreté, passe pour l’effroi et le casse-cou des « sécessionnistes rêveurs », l’angoisse et la hantise des « consciences troubles », et par-dessus tout, le plus sûr rempart contre le couple détestable, inséparable, infernal, et « centafricanocide » bien connu : Dame « Mauvaise-Gouvernance-Mère-De-Tous-Les-Vices » et son compagnon, sieur « Enrichissement-Illicite-Père-De-Tous-Les-Maux », qui tous les deux, constituent le terreau fertile du sous-développement endémique, qui à son tour, nourrit et favorise l’interminable et effroyable crise centrafricaine.

Excusez vraiment du peu si c’est peu de choses vraiment!

A ce que nul n’ignore, « l’écriture mène à tout » a-t-on l’habitude de dire. Ainsi donc, moi, « pauvre Elève certifié du Village Guitilitimö », et centrafricain lambda, rien que pour l’amour de mon pays et afin que ne comptent pas pour rien, les victimes de la folie meurtrière qui s’est emparée des Centrafricains, j’ai dû apprendre à écrire et à écrire le plus souvent possible, dans le but de faire entendre la voix des oubliés, et de tous ceux qui ont des choses à dire, mais qui à défaut de le dire, continuent de penser tout bas, de s’étrangler de rage, de pleurer et de s’étouffer tout seul dans leur petit coin. Aussi, toutes proportions gardées, la plupart de mes analyses et réflexions, ont peu à peu commencé à retenir l’attention d’un public de lecteurs qui au fil du temps, n’a cessé de s’élargir de plus en plus. Autant que j’ai pu, j’ai agité des idées, initié des débats, exploré tous les champs de discussion, d’échange et de dialogue serein. Par ailleurs, les recherches qu’induisent bien-entendu les publications sur différents sujets, ont pu m’offrir la très agréable opportunité, de croiser les chemins de certains de ceux qui sont retenus aujourd’hui pour la difficile course à la présidence de la république. J’ai eu naturellement la chance d’épiloguer autant que de débattre très sérieusement et directement avec certains prétendants au siège présidentiel, ainsi que des personnes faisant partie de leur état-major. Je me suis même fait le devoir, de lire et de lire avec beaucoup de plaisir et d’intérêt, presque tout ce que les candidats eux-mêmes ont pu écrire, ainsi que presque tous les écrits publiés à leur sujet. Au bout de mon long « voyage exploratoire », j’ai retenu et décidé de soutenir l’unique personne – désolé de ne pouvoir faire plus pour un seul siège -, qui s’est imposée à moi: Karim Meckassoua.

Alors, si votre candidat n’est pas le mien, qui suis-je pour vous blâmer, et qui êtes-vous pour m’interdire ou m’obliger à ne pas défendre Karim Méckassoua ?

Pourquoi tant de méchancetés contre un homme et ceux qui croient en lui ?

Des plus beaux mots d’Antoine de Saint Exupéry, on peut retenir pour la circonstance électorale, au moins deux citations :

  • « Quiconque abaisse, disait mon père, c’est qu’il est bas. »

Mais en toute courtoisie, je préfèrerais opter une fois de plus encore pour celle -ci :

  • « Si je diffère de toi, loin de te léser, je t'augmente » :

Dès lors, aussi bien à tous les candidats eux-mêmes, aux équipes qui les entourent ainsi qu’à tous ceux qui ont choisi d’entrer dans la présente campagne, le mépris l’injure à la bouche, je voudrais simplement rappeler ceci sans faire la morale à personne :

Si l’objectif de notre bataille électorale à nous tous, est sans nul doute d’entrer au Palais de la Renaissance, cependant, le but ultime du combat demeure LA CENTRAFRIQUE ET LE BIEN ETRE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN.

Quiconque remportera la victoire, sera le Président de tous les Centrafricains. Faisons donc en sorte qu’une fois arrivé au pouvoir, si ce futur président centrafricain reste dans le vrai de son programme politique et de sa profession de foi, il puisse avoir à ses côtés tout le peuple pour l’accompagner et le soutenir. Mais que si jamais, il lui venait à l’esprit de prendre les « enfants du bon Père Boganda pour des imbéciles sans intelligence », qu’il trouve promptement tout le peuple pour lui barrer le chemin. Quant à moi, je serai reclus tranquillement dans mon Village de Guitilitimö, ma plume à jamais vigilante, et toujours bien aiguisée.

En effet, s’engager à soutenir un candidat, est un choix sérieux et capital. Sil n’est pas sans risque, il ne s’agit pas avant tout, de s’inscrire sur un registre d’échanges de grossièretés, d’impolitesses et d’insanités ; pas plus qu’il ne s’agit de faire étalage d’un talent de griot, qui passe son temps à dresser des colonnes d’apothéoses comme font tous ces « intellectuels » de la servilité alimentaire. Demeurons lucides.

Et j’espère que l’on ne me voudra pas, surtout si cela peut calmer et rassurer certains esprits chagrins, de rappeler ces quelques lignes auxquelles je m’engage à ne retirer pas un traite mot ni aujourd’hui ni demain et après demain, lignes extraites de mon article du 18 décembre 2014, alors que j’étais loin d’imaginer – ce que je ne regrette nullement –, qu’un jour je soutiendrai Karim Méckassoua :

« Je suis candidat à rien du tout. Je ne mendie et n’attends rien de personne : ni honneur, ni argent, ni nomination. Même si mon verre est vide je bois toujours dans mon verre, fier et heureux de ne surtout pas m’encombrer du lourd fardeau de la reconnaissance due pour « service rendu ». Ma liberté d’esprit et de parole n’est pas à négocier. Mieux, je n’ai pas une tête à opiner du bonnet, à claquer des talons, et à devoir rendre compte à qui que ce soit. Au moins cela a-t-il le mérite d’être clair, net et précis. De surcroît et sans prétention aucune, je reste convaincu que beaucoup de Centrafricains – comme moi -, pensent aujourd’hui et ne réclament que la même chose… » . Je compléterais par : la rupture et le changement.

Or la vraie rupture et le vrai changement - comme la charité bien ordonnée -, commence par l’effort de rompre nous-mêmes avec nos mauvaises habitudes qui ont « tué » la RCA et fait le lit de son sous-développement et de la crise dont elle ne parvient pas encore à se relever. A chacun donc de commencer d’abord par balayer devant sa propre porte, avant de s’autoriser à regarder chez le voisin d’en face ou d’à côté qui est peut-être plus « propre » que lui.

Malheureusement, lorsqu’il m’arrive de regarder dans les camps de tous ceux qui s’opposent sur le champ de bataille de cette présidentielle – y compris le mien -, je suis immédiatement frapper de stupeur en constatant que : sous prétexte de faire la de la politique politicienne, on passe son temps à mentir effrontément ; à « savonner » le plancher aux autres ; à pratiquer à tout moment la délation ; à vouloir tirer profit de tout et de rien ; à rêver aux récompenses et aux postes sans travailler sérieusement pour la victoire du candidat ; à constituer des bandes dans un groupe qui se veut homogène ; à colporter des ragots et s’épuiser inutilement en attaques personnelles, toutes choses qui sont contraires à l’esprit de RUPUTURE et de CHANGEMENT.

Alors, je m’écrie dans un cri de silence et j’écris : « j’ai mal pour mon pays ! J’ai peur pour mon peule ! Je pleure pour l’avenir de mes enfants ! Franchement, la RCA n’y est pas encore ! »

Quand on commence à se déchirer avant la victoire, il y’a de fortes chances que l’on se « tue » pendant qu’on sera au pouvoir, et qu’on continue de se détester, après avoir perdu ses chances. Regardez tout autour de vous.

Je suis peut-être brute, mais pour rien au monde, je ne souhaiterais manquer de sincérité au point d’apprendre à dire le contraire de ce que je pense, à devenir hypocrite à distribuer des satisfécits auxquels je ne crois pas, juste pour plaire à tout le monde et éviter de prendre ou d’assumer ce qui relève de mon devoir et de mes responsabilités. Je n’ai pas envie de commencer à passer des nuits entières à négocier avec ma conscience avant de trouver le sommeil. J’arrive à un âge où l’on change difficilement sur les principes qui ont guidé toute sa vie. Et plus est, quand on attend un petit-fils du dernier de ses sept enfants qui a 21 ans, il faut malgré ses propres faiblesses, tout faire pour ne pas être pris grossièrement en délit de « contre-éducation ou d’éducation à l’envers ». Dans le cas contraire, quoi de mieux que de faire comme raconte le narrateur de ma Chronique électorale de Guitilitimö N°1, quand il dit : « Guimöwârâ préféra s’en retourner à Guitilitimö, le petit village de son enfance, seul endroit sur terre où – n’arrête-t-il pas aujourd’hui de répéter à tout venant -, il a pu retrouver enfin la paix, et su redonner du sens à sa vie. » Dieu merci, nous n’en sommes pas là et « GJK CONSEIL » se porte bien.

En tout état de cause, pour avoir passé des heures et des heures à discuter très sérieusement avec lui, je puis confirmer à tous les Centrafricains sans risque de me tromper, et engager les électeurs indécis à choisir Karim Méckassoua. En toute conscience, en toute liberté et avec assurance.

Karim Méckassoua en plus d’être un rassembleur, incarne aujourd’hui la réconciliation, l’unité, la paix. Mais surtout, engagé pour la RUPTURE avec les démons du passé et toutes les forces d’inertie, il est sans doute le grand acteur du CHANGEMENT que souhaite la RCA nouvelle. Son projet politique, est un projet politique émancipateur du peuple. Son projet politique, veut agir au fond sur les valeurs et les mentalités qui sont à la base du développement économique, politique, culturel, social et humain.

Karim Méckassoua, nous dit ce qu’il pense et fera ce qu’il nous dit. Karim Méckassoua, je le sais pour en avoir discuté sans langue de bois, c’est : la Centrafrique avant tout, tout pour la Centrafrique et rien que la Centrafrique.

Croyez-moi enfin, au premier faux pas, il devrait nous trouver au travers de son chemin, tous ensemble et unis, vous et moi, moi et vous, toujours pour défendre la CENTRAFRIQUE vivante et immortelle.

GUY-JOSE KOSSA

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