COUP DE THEATRE A BANGUI, BIDA KOYAGBELE REFUSE DE SALUER LES MAINS SOUILLEES DE SANG D'ERIC MASSI
La scène s’est déroulée le samedi 21 mai 2016 dans le restaurant de l’Hôtel Ledger Plaza de Bangui aux environs de 15 heures. Le président du Mouvement des paysans centrafricains KITE, Pascal Bida Koyagbelé s’est rendu dans ce restaurant pour déjeuner en compagnie d’un ami. C’est à ce moment précis que l’ancien Chef rebelle, Eric Neris Massi qui occupait les lieux bien avant lui s’est levé pour aller saluer le président du mouvement KITE mais il refusa de lui tendre la main. Le geste, plein de sens, a suscité la curiosité de l’assistance qui se posait de questions. Or il s’avère que Massi est l’une des personnes impliquées pleinement dans la crise centrafricaine qui a complètement détruit le pays, provoqué la fissure sociale et le délabrement de l’économie nationale. Ce dernier est l’un des principaux acteurs et bourreaux du peuple centrafricain dont les principales victimes sont des paysans. Eric Neris Massi avait initié un plan machiavélique mis en œuvre par l’ex-coalition Séléka. Les rebelles avaient mis en place un plan de destruction des églises, de profanation des lieux de culte et autres cimetières des chrétiens. Ils se sont livrés à des tueries, vols, viols, des exactions de tous genres. Ils ont infligé des traitements inhumains, dégradants et humiliants au peuple. C’est ce qui justifie le refus de Bida Koyagbele qui estime que ces personnes ne méritent pas d’être saluées. Elles méritent plutôt la prison. D’ailleurs, ces tortionnaires sont poursuivis par la Cour pénale internationale et aussi par les juridictions nationales notamment la Cour pénale spéciale créée par le gouvernement centrafricain pour juger les auteurs des crimes commis pendant la crise. Rodrigue Yves Balé
