Antoinette Montaigne , victime du montage mafieux de la présidence

Publié le par taka parler

Montaigne Antoinette née Moussa
Montaigne Antoinette née Moussa

Antoinette Montaigne, victime du montage des mafieux de la Présidence.

Le décret du limogeage de Antoinette Montaigne née Moussa, Ministre Conseiller en Communication, chargée de la Réconciliation et Porte Parole à la Présidence a été signé le 5 Juin 2015, et diffusé le lendemain sur les ondes de la Radio nationale.

Les trois jours qui ont suivi ce décret ont été très « sanglants » pour Montaigne qui se trouvait en France avec une autorisation d’absence.

Puisque les romanciers politiques, pour ne pas dire Journalistiques qui se sont transformés depuis peu en « B2 », pour désigner les agents de renseignement de la Présidence et poltrons de certains hommes véreux ont salivé, craché et déversé leurs venins, rancune et rancœur, malheurs et mauvais sorts sur cette digne fille du pays.

La question qui mérite d’être posée pour « rétablir » vraisemblablement la vérité avec des preuves à l’appui est de savoir qui en veut autant à Mme Montaigne ?

Mais qu’a t elle donc fait à tous les casernés de la Présidence pour être mise au centre d’un tourbillon à 380° afin de la broyer et de l’éliminer politiquement ?

Quelques éléments de réponse pour éclairer nos lecteurs.

Du Ministère de la Réconciliation au Forum de Brazzaville

Antoinette Montaigne a rejoint très tôt le premier Gouvernement Nzapayéké deux semaines après l’élection furtive de l’actuel Chef de l’Etat de Transition comme Ministre de la Communication et de la Réconciliation Nationale.

Inutile de rappeler qu’elle a déjà mené des combats politiques, puisque Conseiller Municipal en Seine et Marne pour le Parti Union pour un Mouvement Populaire de Sarkozy, devenu Les Républicains. Très active pour la cause de Centrafrique elle a brillé par le montage des projets pour son pays qu’elle n’a jamais délaissé malgré ses innombrables occupations de cadre de Mairie et de mère de 2 filles.

Arrivée à la tête du Ministère de la Communication et de la Réconciliation Nationale, Mme Montaigne a multiplié les contacts avec les partenaires et la Communauté Internationale. La mise en place et le lancement d’une stratégie globale de la réconciliation nationale par la base, soutenue et tant défendue par la présidente CSP qui a vu l’activation des consultations populaires à la base était son cheval de bataille.

Le refus de l’exode forcé des musulmans du KM5 et des Peuhls du marché à bétails lui a valu de l’inimitié avec les Humanitaires en Centrafrique qu’elle n’a pas hésité à rappeler leur rôle d’assistance et non d’ingérence dans les affaires publiques. Car insiste-t-elle souvent,

« ce n’est pas parce que notre pays est à terre que vous pouvez faire ce que vous voulez ».

Le Forum de Brazzaville a été une action importante menée par cette dernière avec le concours de la Primature qui a mené à un accord de cessation des hostilités.

Son opposition aux désordres des actions humanitaires lui a valu d’être éjectée du Gouvernement Nzapayéke pour être nommée à la Présidence pour ses compétences et ses aptitudes en vue d’appuyer CSP dans l’organisation du Forum National de Bangui. On peut remarquer et souligner en passant que dans toute l’histoire du Ministère de la Communication, Mme Montaigne est la seule Ministre qui est venue trouver 2,5 millions sur le compte dudit Ministère. A à son départ, elle a laissé un pactole de 50 millions, avec des piges payées aux journalistes.

Le cauchemar au Palais de la Renaissance

Mais sa nomination comme Porte Parole à la Présidence ne sera pas celle de la dernière chance. Car Mme Montaigne n’aura jamais la chance d’exercer sa fonction en toute liberté, puisque souvent contrainte à faire marche en arrière face aux gros poissons pour ne pas dire les dinosaures diplodocus de la Présidence.

A plusieurs reprises elle s’est fait humiliée par le Directeur de cabinet de la Présidence qui considère quelle n’a pas sa place là bas. Plusieurs échanges farouches ont eu lieu entre Mme Montaigne et des Ministres Conseillers comme M. Yapandé, Mme Eckomo, M. Démafouth et même le Dircab de la Présidence qui tire les ficelles dans l’ombre. D’ailleurs à la Présidence, tout le monde fait de la communication. Chaque Ministre conseiller amène son fils ou ses parents pour des activités de communication. Un exemple épatant est la création et l’animation du site internet de la Présidence de la République qui a été payée à de millions de francs au fils de Mme Eckomo sans que ce site ne voit jamais le jour, plus de deux ans après. Ne parlons pas de la confection des banderoles où le Conseiller Yapandé en a fait son véritable fond de commerce. Il a été celui qui a fait le déplacement à Douala lors du Forum National de Bangui pour fabriquer Tee-Shirts et Banderoles qu’on n’a jamais vu. C’est le véritable coursier de la Présidence, car au delà des fonds pour la confection des objets et gadgets de communication qui lui sont confiés systématiquement, il est le « Centrafrique-rentcar » de la Présidence. Il s’occupe de la location des véhicules de toutes marques pour les missions en province, les caravanes etc. La question du rôle exacte de tous ces conseillers appelés abusivement Ministres n’est plus à démontrer. 80% de ces casernés sont de véritables coursiers de la République qui arrachent les fonctions et dénaturent les missions des Ministres.

Nous traiterons en profondeur dans un autre article la grosse mafia de cette organisation criminelle digne des far-west qui sévit au Palais de la Renaissance.

Perdu dans ce désert immense, l’importunée Montaigne n’avait aucun allié dans ce panier à crabe pour la soutenir. Pour subsister, il ne lui restait que son franc parler en disant directement aux gens ce qu’elle pense.

La Vérité sur les accusations du détournement lors du Forum

L’histoire du détournement des fonds destinés à la Communication du Forum de Bangui dont il est question et pour laquelle elle est malhonnêtement accusée n’est que folklorique.

Trois raisons expliquent bien cela :

Primo, Mme Montaigne a été nommée par arrêté de la Primature, Présidente de la Commission Communication.

Au sein de cette commission beaucoup de commissaires dont 3 Ministres conseillers ont torpillé le travail en boycottant les réunions qu’elle organise. Et le budget qu’elle a proposé à la Coordination Technique des Opérations (CTO) à hauteur de 300 millions pour l’avant, le pendant et l’après Forum avec une prise en charge globale de tous les Médias et Journalistes a été purement et simplement mis à la poubelle.

Secundo, elle n’a jamais reçu de l’argent ni du CTO, ni du Trésor pour les besoins de la communication, à savoir, banderoles, écrans géants, dossiers de presse, brochures etc.

La seule somme que Mme Montaigne a déchargée pour ce Forum National de Bangui est de 1.980.000fcfa, relative aux activités de spot, connexion internet de la Commission, distribution de tracts et autocollants sur les taxis et bus, animation sur réseaux sociaux et frais de transports pour les Journalistes pour chaque conférence de Presse du Présidium.

Tertio, des Ministres Conseillers ou anciens Ministres, membres de la commission Communication du Forum sont partis directement et avec la complicité de certains Cadres de la CTO qui trouvent leur compte dans le système des ristournes, partent décharger des montants pour des activités que seuls leurs auteurs connaissent l’efficacité et le but.

Sinon, comment expliquer que Madame Montaigne porte plainte contre 3 Ministres Conseillers de la Présidence si elle était mouillée dans de malversations financières ?

Les Médias et journalistes qui reçoivent des fonds de ses détracteurs ne réussiront pas à l’abattre, puisque la vérité triomphe toujours.

Notre rédaction publiera intégralement le montant déchargé et les différents justificatifs de ce maigre montant qui lui a été alloué.

Pauvre Antoinette, elle a été victime de son patriotisme avéré et de sa franchise.

A ce jour ses détracteurs toujours restés en place depuis Djotodia jusqu’à Samba Panza, jubilent et boivent du champagne, en attendant une autre nouvelle victime parmi la jeunesse.

Avouons-le, c’est tout un système auquel la République doit s’attaquer.

Le très prochain gouvernement annoncé pour la fin de la semaine nous confirmera les mêmes qui reviendront encore, avec en main l’acte de naissance de cette République Centrafricaine.

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