CENTRAFRIQUE UNIE, DEBOUT POUR l’EMERGENCE
Est un projet de société transcendé par la philosophie de Barthelemy BOGANDA UNITE, DIGNITE, TRAVAIL et dans lequel Faustin Archange TOUADERA place le l’homme au cœur de l’action politique.
Axe 1
Promouvoir les valeurs qui sous-tendent un développement efficace et sur a l’éthique comme principe de base
Le comportement des citoyens centrafricains façonné au fil des années par une éducation et une culture inadaptées nécessite une RUPTURE avec les pratiques du passé pour asseoir des vraies valeurs qui sont des vecteurs d’unité et de développement.
L’éthique, comme principe de base, avec ses corollaires que sont l’intégrité; la responsabilité; le respect des lois et règles du pays; le respect des droits des autres citoyens; l’amour du travail; la volonté de bien faire; la ponctualité; aimer son pays et vouloir y vivre en paix… doit obligatoirement être mis en œuvre comme système de gouvernance
Axe 2 :
Sécuriser l’intégrité du territoire national pour sécuriser l’intégralité du territoire national pour rassurer le peuple
Etendue sur une superficie de 623 000 km², la RCA compte en 2015, environ 5 000 000 d’habitants, inégalement répartis sur le territoire et dont 62% la majeure partie vivent en milieu rural. La récurrence des crises politico-militaires que vit le pays est aussi la résultante de la carence de nos Forces de Défense et de Sécurité. Pour se faire, la Réforme en profondeur des Secteurs de Sécurité doit être entreprise. Il s’agira là de réorganiser ces secteurs afin de doter le pays de véritables Forces de Défense et de Sécurité républicaines qui engloberont les compétences de toutes les régions du pays. Les critères de recrutement seront guidés par la moralité du candidat, ses dispositions à respecter les droits de l’homme, ses performances physiques et intellectuelles.
Axe 3 :
La réconciliation, un autre chemin vers la paix durable et la cohésion sociale
L’heure est venue pour nous de faire disparaitre les rancœurs du passé afin de nous redonner la main pour que dans un même élan nous puissions remettre sur le chantier, l’ouvrage de la reconstruction d’un Centrafrique pacifié, uni et résolument engagé vers le progrès.
Ensemble, nous devons consolider la paix, ciment de l’unité nationale, entre les centrafricains de tout bord, de toutes régions, de toutes ethnies et de toutes confessions religieuses. Le pardon, cet acte qui fait conjointement appel à la vérité morale, à la tolérance, à l’empathie et à la volonté de réparer une relation brisée apparaît comme un autre chemin vers une paix durable et la cohésion sociale en République centrafricaine. Il permettra à nos populations profondément meurtries et divisées de passer de l’hostilité à la réconciliation.
Axe 4 :
Consolider la paix et l’état de droit pour renforcer la gouvernance démocratique
La paix ne peut pas se construire dans un Etat de non Droit. L’Etat de droit suppose la séparation des pouvoirs par la répartition des fonctions entre les organes indépendants les uns des autres. C’est pourquoi, nous veillerons au strict respect de la séparation des fonctions exécutives, législatives et judiciaires. L’administration doit être au service des populations. Ainsi, nous allons nous atteler au redéploiement effectif de l’administration sur l’ensemble du pays pour restaurer l’autorité de l’Etat par la présence effective des autorités administratives et locales (préfets, sous-préfets, maires, forces de défense et de sécurité, justice, représentants administratifs sectoriels) en vue de rassurer, protéger les populations et les inciter à la reprise de leurs activités dans la quiétude.
Axe 5 :
Amorcer la reconstruction équitable du pays en s’appuyant sur les levers de notre économie
Face à la situation chaotique que nous héritons de ces derniers évènements politico-militaires qui a tendance à s’installer dans la durée, nous devons tous faire preuve de résilience en prenant des mesures courageuses et vigoureuses pour relancer notre économie, la redynamiser et la diversifier.. Des actions ciblées vont orienter le secteur agricole vers la modernisation, améliorer les secteurs des services, des BTP, en s’appuyant sur les NTIC, en vue de réunir les conditions favorables à la création des emplois et réduire la pauvreté.
Axe 6 :
Développer les infrastructures de transport de l’énergie et des nouvelles technologies de l’information de la communication pour désenclaver notre pays
Notre pays est non littoral donc naturellement enclavé. C’est pourquoi nous devons ensemble faire preuve de créativité pour transformer cet obstacle en opportunités. Le désenclavement de la RCA passe nécessairement par la construction des infrastructures de transport (terrestre, fluvial, aérien et ferroviaire) et les infrastructures économiques de base, à savoir, l’électricité et des réseaux modernes de télécommunications.
Axe 7 :
Développer les infrastructures essentielles de base – éducation, santé, eau, assainissements, nouvelles technologiques d’informations et communication nécessaire pour disposer des compétences captables de relever les défis émergents qui s’imposent à nous
. Les dégâts enregistrés sur tout le territoire sont tels qu’il urge de réhabiliter les infrastructures administratives, sanitaires (centres de santé, dispensaires, hôpitaux…), scolaires (écoles maternelles, établissements primaires et secondaires, établissements de formation professionnelle), les puits et les forages vandalisés ou endommagés au cours de la période de crise. Il en est de même pour les marchés.
Au cours de la phase de redéploiement de l’administration, il importe de veiller à ce que toutes les infrastructures de base soient dotées en personnel pour rendre opérationnelles les structures en vue de rassurer les populations.
Axe 8 :
Promouvoir la bonne gouvernance dans tous les aspects pour lutter contre les maux qui gangrènent notre société (affairisme, clanisme, népotisme, clientélisme, corruption , favoristime… )
Nous devons œuvrer tous pour renforcer la gouvernance démocratique qui suppose un pouvoir législatif représentatif effectif du peuple, un pouvoir judiciaire indépendant capable de faire respecter l’État de droit et le droit de l’homme. C’est pourquoi, nous devons veiller pour que la gouvernance démocratique soit appliquée jusqu’au niveau local pour permettre aux populations de choisir librement leurs autorités locales.
Le renforcement de la démocratie suppose également de réunir les conditions pour rendre nos Forces de Défense et de Sécurité professionnelles, modernes et politiquement neutres, au service de la population.
Axe 9 :
Promouvoir une diplomatie dynamique pour favoriser une intégration sous régionale et régionale, assurer une meilleure vitrine de notre pays à l’extérieur au profit de la population centrafricaine
Nos ambassades doivent servir de relais pour vendre nos opportunités économiques en vue de susciter l’intérêt des investisseurs étrangers pour notre pays. notre gouvernement se doit d’entretenir avec les autres nations du monde, des relations pacifiques et fraternelles conformément aux principes de la Charte des Nations Unies. Il s’agit d’une coopération « gagnant-gagnant » avec tous les Etats désireux de participer à l’entreprise nationale, celle de sortir notre pays de la zone de conflit, de fragilité et de sous-développement, dans le strict respect de la souveraineté et de l’indépendance de l’Etat centrafricain.
Axe 10 :
Promouvoir un secteur privé efficace, compétitif capable de générer des richesses susceptibles de créer des emplois en faveur de la jeunesse
Le gouvernement va élaborer dans un délai relativement court, des stratégies capables de promouvoir le potentiel entrepreneurial national susceptible de renforcer le secteur privé. Cet exercice va passer par une analyse de la situation de l’environnement des affaires dans le pays, incluant les opportunités qu’offrent les secteurs productifs, la capacité d’innovation au niveau national, le niveau d’instruction de la main d’œuvre entrepreneuriale, le mécanisme d’accès au financement pour nouvelles entreprises, la prise en compte de la formation en entrepreneuriat dans le système national de formation, bref les politiques et programmes en matière des micro, petites et moyennes entreprises (MPME).
DOUZIMA EDMOND