L'ANCIEN CANDIDAT A LA DEPUTATION DE BIMBO DONNE SON AVIS . MANQUE DE COHERENCE POLITIQUE EN CENTRAFRIQUE
Au moment où la République Centrafricaine, vit au rythme des
élections présidentielles et législatives, il est important pour moi de
soulever un problème qu’on n’en parle pas souvent, l’ambigüité ou le
flou politique; ce manque de cohérence et de visibilité dans le
paysage politique centrafricain.
Il est certain, qu’en République Centrafricaine, les partis et les
hommes politiques ont toujours entretenu, du moins entrainé le
peuple dans un flou sans ligne, clivage, idéologie et orientation
politique claire. Il se peut que cela soit dû à une ignorance, ou tout
simplement à une méconnaissance.
Et, comment pouvons-nous classer les paris politiques en fonction de
leur clivage, tendances ou idéologies ? Exemple tout simple, qu’est-ce
qui distingue un parti comme KNK à un MESAN, un URCA à un RDC, ou
encore un PUN à un MLPC ?
D’un point de vue idéologique, voir structurel, rien ne semble
distinguer ces partis politiques ; presque tous, doivent leur survie à
travers un homme ou l’Etat, exemple de MESAN avec Bokassa, MDD
avec Dacko, MLPC avec Patassé, RDC avec Kolingba, KNK avec
Bozize.
D’une manière générale, tout tourne autour du chef, la survie des
partis repose sur le chef ; parmi les centrafricains, combien de ceux
qui se disent affilier à un parti, détenir la carte et être à jour des
capitations ? Le financement du parti, vient du chef, l’idéologie du
parti, vient du chef, les orientations du parti viennent du chef. Ce
qui donne au chef, une considération surdimensionnée et sacrée.
En fait, il n’existe pas dans le paysage politique centrafricain, une
politique dite de droite, ni de gauche, moins encore du centre. Par
contre, il existe ce qu’on appelle une mouvance ou une majorité
présidentielle, une formule typiquement centrafricaine et on se plait
à dire à qui veut l’entendre, qu’on fait partie de la mouvance
présidentielle.
En réalité c’est plutôt un problème de calcul des responsables. On se
dirige en fonction des ses propres intérêts. Soit on est avec le
pouvoir et on se sent à l’abri, soit on n’est pas, dans ce cas, on se
considère comme des ennemis!!!
A l’heure où nous allons au deuxième tour avec Doléguelé et
Touadéra, l’ambiance semble être dans ce sens ; on se dirige ou on se
regroupe en fonction du vent, à aucun moment par conviction, clivage
ou encore par idéologie. Cette situation, montre comment nos
hommes politiques naviguent souvent à vue.
En fait, la politique en Centrafrique, est un four tout, où on mélange
tout, même les ennemis politiques d’hier, deviennent les amis
d’aujourd’hui, pourvu qu’on mange. Cette situation, donne raison à
ceux qui pensent que, la politique est une mangeoire.
A mon avis, cette confusion, ce désordre, cette mascarade incombe
aux responsables politiques, qui n’ont pas une ligne politique claire et
biendéfinie afin que le peuple puisse faire un choix de société. Il est
temps que les partis politiques clarifient leur position.
Magloire Koumba Benga De Yakoli