LES JEUNES DE COMBATTANT S'ORGANISENT POUR UNE VISITE AUX MUSULMANS DU KM5
D’aucuns disent que c’est la détente dans le cadre de la cohésion sociale et de la réconciliation entre les communautés musulmane et chrétienne victimes des appétits politiques. Le nouveau ministre de la défense nationale, le magistrat joseph bindoumi a jeté les bases en se rapprochant de ces deux communautés dans une campagne qu’il mène pour que les esprits soient apaisés à l’aune des futures consultations électorales et la cause est entendue par les jeunes de la capitale.
C’est ainsi que quelques jeunes du huitième arrondissement notamment ceux de combattant qualifiés de zone rouge pendant la crise, veulent à des meilleurs sentiments pour tendre la main à leurs frères musulmans pour que la paix revienne dans le pays. La Centrafrique est en difficulté pour remettre en route son appareil administratif et son économie morose. Comme le précise bien ecclésiaste, il ya un temps pour tout sous les cieux, un temps pour la guerre et un autre pour la paix. Le temps pour l’instant doit être consacré à la paix et les jeunes doivent s’engager pour réconcilier les cœurs meurtris et combattre avec la dernière énergie les forces négatives qui hantent les esprits du peuple.
Les différents candidats à la présidentielle et aux législatives doivent tenir un même langage pour que la campagne électorale se déroule dans des meilleures conditions et conditionner les esprits de la nation à accepter les résultats qui sortiront des urnes et les jeunes de combattant ont compris pertinemment les enjeux pour se rapprocher de leurs frères musulmans qui sont désormais libres de tout mouvement. Il n’est pas dit que le peuple doit se regarder à tout instant en chiens de faïence pour mettre les meubles sens dessus sens dessous. La logique voudrait que la raison soit entendue pour le bonheur de tous, c’est pour cela que certaines bonnes volontés disposées s’accordent à poser les premiers pas à l’exemple des jeunes de combattant que, nous l’espérons, feront école auprès de la population afin de tendre la main à d’autres communautés pour éviter la fissure sociale.
Acte citoyen
Aujourd’hui, l’essentiel est de se rassembler autour des idéaux de la paix, de la cohésion sociale et de la pacification de la République Centrafricaine pour la sortir de la léthargie et de la gabegie au lieu de se perdre en conjectures en sorte que les gens ne prennent plus les armes contre leurs frères qui sont des victimes expiatoires des conflits fratricides récurrents et meurtriers.
Gageons que l’exemple de la prise de conscience des jeunes de combattant soit suivi par les autres des agglomérations de la capitale et ses environs pour le bien de la population et de toutes les communautés confondues. En tout cas, il s’agit d’un acte citoyen si jamais il se réalisait.
Ghislain Focky/ l’EPERVIER