QUAND LE REAMEMENT DES FACA FAIT PEUR AUX GROUPES ARMES ET A LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE
A l’annonce du réarmement des forces armées Centrafricaines, les groupes armés qui continuent de sévir dans le pays s’arrachent les cheveux et perdent même le nord. Ils sont tous atteints d’une psychose, se sentant en danger permanent si les faca reprennent le service pour sécuriser le pays abandonné à lui-même sur tous les plans. Depuis la rébellion qui a conduit Michel Djotodia au pouvoir, les forces régulières sont quasiment mises au placard et sous la pression de la population, les autorités de la transition sont contraintes de changer le fusil d’épaule pour prendre enfin des mesures qui s’imposent.
C’est ainsi que la cheffe d’état de la transition, Catherine samba panza est montée au créneau pour demander le réarmement des faca dans un bref délai estimant qu’une bonne partie de ces hommes de troupe ont regagné les rangs et subi de formation supplémentaire ensuite, la présidente de la république a annoncé que les équipements militaires sont disponibles et qu’il ne restait que les armes et minutions encore sous l’embargo des résolutions du conseil de sécurité des nations-unies. Pour cela, les négociations se poursuivent pour la levée totale de ces sanctions afin de permettre à notre armée nationale d’être opérationnelle.
Cette déclaration a eu un effet favorable auprès de la population qui n’attendait que cela même si les autorités centrafricaines ont réagi en retard pour apporter des solutions adéquates à sa souffrance. Avec le retour des faca, il est sûr et certain qu’il aura une sécurité relative en Centrafrique car, elles vont œuvrer aux côtés des forces internationales de la Minusca et aussi des soldats français de l’opération sangaris pour mettre hors d’état de nuire les forces négatives qui imposent un autre régime de terreur au peuple centrafricain.
La décision aussi tardive qu’elle soit est saluée à l’unisson par les conseillers nationaux de la transition qui ont organisé une marche de soutien à Catherine samba panza et au gouvernement, quarante heures plus tard ce qui dénote la volonté manifeste des gouvernants de réduire au maximum la recrudescence des violences en Centrafrique il s’agira de mener des opérations conjointes sur le terrain pour que le pays recouvre la paix qui favorisera la relance effective de l’économie nationale devenue exsangue à cause de la crise.
Un désarmement pour la paix
Ces dispositions ne plaisent outre mesure aux groupes armés, ennemis du peuple. C’est ainsi que le haut commandement de l’état-major de l’ex-coalition basé à Bambari a réagi violemment pour s’ériger contre le réarmement des faca et le même langage est tenu par Noureddine Adam qui règne en maitre dans la région septentrionale de kaga bandoro. Les deux parties proposent que la restructuration de l’armée ou sa réhabilitation doit nécessairement tenir compte des troupes rebelles qui attendent la mise en œuvre effective du processus DDRR puisque beaucoup d’entre elles souhaitent être incorporées dans les forces de défense et de sécurité. C’est, selon eux, de cette manière qu’on pourra mettre définitivement fin aux hostilités. Seulement voilà, cette proposition est assortie de menaces de la reprise des représailles surtout qu’ils entendent descendre sur Bangui pour déstabiliser le régime de samba panza si les faca sont réarmées sans leur consentement. Ils donnent l’impression à travers ces menaces qu’ils disposent encore d’une capacité évidente de nuisance alors qu’à tout point ces déclarations ne sont rien que des canulars. Par quels moyens vont-ils attaquer la capitale surtout que l’histoire des événements de Sibut au cours desquels les ex-coalitions séléka qui étaient sur le point de marcher sur Bangui et mis en déroute par les Minusca et anti-balaka reste vivace dans l’esprit collectif des centrafricains.
Aussi, la communauté internationale ne soutient pas l’option du réarmement des forces armées nationales estimant qu’il va falloir s’en référer au comité de sanction du conseil de sécurité des nations-unies le temps de faire perdurer la crise pour augmenter la souffrance ders centrafricains de l’autre côté, les extrémistes du pk5 s’inquiètent de cette décision raison pour laquelle ils demandent la réconciliation pour la énième fois au lieu de s’affirmer un désarmement qui les laisserait en paix.
Ghislain focky