PETITES INFORMATIONS SUR LA VILLE DE BAMBARI
Depuis le samedi 07 novembre 2015, la ville de Bambari vit troublée. Tout a commencé avec cette équipe de musulmans armés que quelques grands musulmans qui ont l'habitude d'acheter le café vers Kouango a envoyé sur l'axe Kouango. L'objectif étant d'ouvrir la route pour leur permettre de commencer leur campagne de café. Pour cela, ils s'associaient de l'argent et demandèrent aux volontaires, qu'ils ont armés, de prendre la route pour cette mission. Selon les informations reçues, trois véhicules les déposèrent à Digui, sur l'axe Alindao, et de là, ils progressèrent à pieds jusqu'à la ouaka, proche de Sucaf. Après avoir menacé un piroguier, celui ci accepta de les traverser de l'autre côté. Une fois de l'autre côté, ces hommes armés le tuèrent avec sa femme et s'en allèrent. Les informations ont été rapportées par un monsieur qui s'était caché en les voyant. C'est ainsi que les antibalaka les suivirent jusqu'à Aouatché, sur l'axe Bambari-Kouango. de là, ils livrèrent combat à l'issue duquel sept musulmans armés étaient tués. Les autres prirent fuite puis rapportèrent l
es propos à Bambari. N'ayant pas une preuve et une occasion pour attaquer, les musulmans se turent.
Le lundi 09 novembre, un véhicule qui revenait du marché hebdomadaire de Bokolo fut attaqué. Cette attaque fut attribuée aux antibalaka en guise de représailles, les musulmans s'attaquèrent aux maisons autour de ELLE ARRIVE, sur l'axe montant à la cathédrale, ainsi que les maisons autour du PAM, et celles de quelques personnes retournées entre temps à Akpé. Ils en profitèrent puis pillèrent le peu que la population non musulmane avait. Cela s'est passé devant les contingents congolais qui se trouvaient au quartier Broto pour soit disant protéger la population civile, ainsi que ceux qui se trouvaient devant le PAM.
Le mardi à 5h du matin, un groupe de sept musulmans se rendit au quartier Akpé, pour faire une sorte de patrouille en vue de voir s'il n'avait pas d'antibalaka. Devant ces mêmes forces congolaises. Au retour de Akpé, ils ramenèrent deux jeunes avec eux. Un, le plus jeune avait les mains liées derrière lui, et l'autre, un Instituteur qui intervient à l'école Michel Maitre, avait les mains libres. Passant devant la minusca, quelques témoins qui suivirent les faits crièrent haut pour informer les congolais qu'il s'agissait d'un enlèvement, et s'ils pouvaient intervenir pour arrêter ces musulmans. Malheureusement ceux ci ne firent rien, et les musulmans passaient avec les deux non musulmans devant eux. A 500 m plus tard, devant la BCAD, les musulmans les tuèrent avec leur fusil, devant les minusca. Ces musulmans trainèrent leurs corps dans la poussière et les jetèrent dans Boukako, empêchant leurs parents de venirs recupérer leurs corps. Les parents se rapprochèrent de la minusca pour demander un soutien en vue de récupérer les corps, mais la minusca ne réagit pas. Finalement, c'est Ali DARRAS qui était venu chasser les musulmans, et ordonner aux parents des victimes de venir récupérer leur corps.
Ce matin, vers 2 h 02 mn, les musulmans contournèrent par Akpé et s'attaquèrent aux sites sangaris et FED. Jusque ce matin il n y a eu aucune réaction de la part de la communauté internationale. On n'a pas encore toutes les informations sur ce qui s'est passé. Le bilan provisoire fait état de 34 huttes incendiées sur les deux sites, trois ou quatre mort du côté des non musulmans. 4 morts du côté des musulmans.
Toutes ces situations font que nous vivons dans la peur. La ville est vraiment sinistre. Aucun chat en circulation même le jour. On ne sait comment faire devant l'indifférence des nations unies face à ces exactions que l'on commet sur la population civile.
UN HABITANT DE BAMBARI QUI A REQUIS L'ANONYMAT