Nuit de terreur à Paris: plusieurs fusillades font au moins 42 morts, prise d'otages en cours au Bataclan (LIVE + vidéos + photos)
Plusieurs attaques à Paris et dans le secteur du Stade de France ont fait vendredi soir au moins 42 morts (source : préfecture de police parisienne), tandis qu’une prise d’otages était en cours dans une salle de spectacle du centre de la capitale, dix mois après les attentats de janvier.
Selon le tout premier bilan de la préfecture de police de Paris, trois personnes ont été tuées dans des explosions dans le secteur du Stade de France, où se déroulait un match amical France-Allemagne auquel assistait le président François Hollande, qui a été évacué avant la fin de la rencontre.
A Paris, la préfecture de police dénombrait «au moins trois fusillades», notamment rue Bichat (Xe arrondissement), dans le secteur de la salle de spectacle du Bataclan (XIe arrondissement) et rue de Charonne (XIe arrondissement)«.
Ci-dessous, le direct de BFMTV
Quinze personnes sont décédées au Bataclan, où une prise d’otages est en cours, selon la préfecture.
»Ma soeur est dans le Bataclan«, a raconté Camille, 25 ans. »Je lui ai téléphoné. Elle disait qu’ils avaient tiré. Et puis elle a raccroché«. Le maire de Paris, Anne Hidalgo, vient d’arriver sur les lieux. Le Raid, unité de la police, était sur place peu avant 23H30, a constaté un journaliste de l’AFP.
Rue Bichat, dans un restaurant, Le Petit Cambodge, »c’était surréaliste, tout le monde était à terre, personne ne bougeait«, a relaté une femme témoin des faits.
»C’était très calme, les gens ne comprenaient pas ce qui se passait. Une fille était portée par un jeune homme dans ses bras. Elle avait l’air morte«, a-t-elle ajouté.
Fusillades à Paris : près du canal St-Martin, au Bataclan, rue de Charonne / + explosions près du Stade de France pic.twitter.com/uJ0px6Slct
Au Stade de France, un journaliste de l’AFP a relaté avoir entendu deux explosions.
Une cellule de crise à été mise en place au ministère de l’Intérieur autour du président Hollande, du Premier ministre Manuel Valls et du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, a indiqué Matignon. Un conseil des ministres exceptionnel doit se réunir vers minuit à l’Elysée.
Vidéo de l'explosion au #StadedeFrance (@maybachmsc) pic.twitter.com/Kpjc9RTfvy
Le bilan de ces attaques simultanées reste provisoire et »devrait être beaucoup plus lourd«, ont indiqué plusieurs sources proches du dossier. De nombreuses équipes de secours ont été déployées et des périmètres de sécurité mis en place.
Ces attaques surviennent dix mois après les attentats jihadistes de janvier contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et un supermarché casher à Paris, qui avaient fait 17 morts et ont été suivis de plusieurs autres attaques ou tentatives.
La dernière en date s’était produite le 21 août à bord d’un train à grande vitesse Thalys entre Bruxelles et Paris.
Explosion just ouside Stade de France https://t.co/4dRUxwBJGj
Tirs à la Kalash au petit Cambodge dans le 10 ème à #Paris plusieurs morts. Secours et police sur place #tirpic.twitter.com/BBKaYocMz7
Avant cela, en juin, un homme avait décapité son patron puis, après une mise en scène macabre sur fond de drapeaux islamistes, tenté de faire exploser une usine de Saint-Quentin-Fallavier (Isère). En avril, Sid Ahmed Ghlam, étudiant algérien soupçonné d’avoir tué une jeune femme, était arrêté en possession d’armes de guerre, alors qu’il préparait un attentat contre une église de Villejuif (banlieue sud de Paris).
Mi-octobre, dans un discours aux forces de sécurité, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait estimé que 1.800 Français ou résidents en France étaient »de près ou de loin concernés par des activités à caractère terroriste«.
Depuis les attentats de janvier, le plan Vigipirate est à son niveau maximum en Ile-de-France. Une mission de sécurité intérieure associée à ce plan est assurée sur tout le territoire par l’armée sous le nom d’opération Sentinelle.
La France participe depuis plus de deux ans à la coalition anti-Etat islamique en Irak mais n’a commencé à mener des frappes sur la Syrie que depuis octobre.
Elle a annoncé le 5 novembre qu’elle allait à nouveau déployer courant décembre dans le Golfe son porte-avions Charles de Gaulle, une décision suivant une annonce américaine d’une prochaine intensification des bombardements alliés en Syrie.
Dans ce contexte de »menace terroriste«, Paris a décidé de rétablir un contrôle aux frontières pendant un mois, à partir de ce vendredi, à l’occasion de la conférence de l’ONU sur le climat (COP21) prévue du 30 novembre au 11 décembre au Bourget (banlieue nord).
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