COMPOSITION DU CORPS ÉLECTORAL ET SON INCIDENCE SUR LA FUTURE ELECTION EN CENTRAFRIQUE .
Qui dit que le manque de Photo sur les cartes électorales comme initialement prévu par le code électoral élaboré par l’ANE n’est pas la première preuve du tripatouillage en cours de gestation ?
Comment peut-on, à quelques jours des élections, s'inquiéter de l'absence de photo sur les cartes d'électeur ? On le savait pourtant depuis longtemps avec les défaillances des appareils photos et l'absence de moyens de fonctionnement, " disparus fortuitement" alors que les financements avaient pourtant été alloués.
Il n’y a que ceux qui, fort de leur soutien au PS français, croyaient déjà avoir déjà gagné ces élections qui pouvaient croire que cela marcherait. D'ailleurs l'ANE n'avait-elle pas prévu cette "innovation électorale" avec le nouvel article 47 du code électoral ? L’ANE était allé même plus loin jusqu'à prévoir que de simple récépissé d'enregistrement suffiront à pallier d'éventuelles pertes ou défaut de cartes d'électeur.
Aujourd’hui, les éternels faiseurs de Roi des cellules ésotériques de la Présidence vont se frotter les mains avec cette loterie qui donne ses chances aux candidats " les plus inventifs soutenus par ces cellules de Paris ou de Brazza...". Quant aux dindons de cette farce, ils auront au moins permis de remettre à flots quelques sociétés de communication.
C’est ainsi que ces derniers jours, tout le monde s’accorde à dire que 93% des électeurs potentiels sont inscrits sur la liste électorale pour participer aux élections improbables en Centrafrique. La France et les Nations-Unies, à travers la déclaration de leurs Représentants, se frottent les mains et se disent que tout est prêt pour les élections de décembre 2015. Mais, ils se trompent.
Si le corps électoral, par définition, regroupe les personnes effectivement inscrites, à leur demande, sur la liste électorale, il n’en demeure pas moins que les personnes inscrites, ont été harcelées pour s’inscrire. Au jour du scrutin, ces électeurs qui ne sont pas inscrits volontairement à leur demande, ne se verront pas au bureau de vote. Sur les 93 % d’inscrits, il faut prévoir 70% à 80% des abstentions.
Le véritable problème qui se pose, c’est la répartition des voix des électeurs sur les différents candidats déclarés. L’histoire de la République Centrafricaine nous réserve souvent des surprises. Ces dernières années, le pays a connu une grande crise identitaire, suivie d’un repli ethnique sans précédent que le pays n’a jamais connu. Ce repli ethnique s’est accentué avec la Transition qui a favorisé des nominations des personnes appartenant à l’ethnie Gbaziri et apparentée.
Selon des sources dignes de foi, si les élections pouvaient avoir lieu dans des conditions normales, les quelques inscrits sur la liste électorale, porterons leur voix sur les candidats appartenant à l’ethnie suivante :
Gbaya : 35%
Banda : 32%
Mandja :25%
Les autres candidats partageront les 14% des voix restant, puisqu’ils ne représentent qu’une fine minorité ethnique. Cette caricature de répartition des voix aux futures élections doit permettre aux candidats de modifier leur stratégie. Le comportement tribal de nos hommes politiques a ainsi favorisé le radicalisme tribal des électeurs qui va se traduire prochainement dans les urnes.
Au moment ou ce document est diffusé, on compte 27 dossiers de candidatures déposés. Mais de ces dossiers il y a premier candidat Gbaya déclaré ( 35%
de l’électorat) en la personne de Willybiro-Sacko, suivi du premier candidat Banda déclaré (32% de l’électorat en la personne du professeur Nguerekata et de deux premiers candidats Mandja déclarés (25% de l’électorat) en la personne de Yakite et Bagaza Amine.
Les jeux de la majorité ethnique statistique étant ainsi fait dans ce pays sans infrastructure de communication, infrastructure de circulation et insécurité avéré, si les élections sont organisées dans les conditions actuelles, voilà la majorité des Gbaya voteront Willybiro Sacko, auquel s’alignerons les Mandja ou les Banda
Dans toute cette statistique, il ne faudrait pas ignorer ces experts des nations unies qui font leurs calculs depuis Paris ou New York. Mais ça c’est de la statistique à laquelle il faut ajouter le savoir-faire des cellules cachées qui manœuvrent déjà en sourdine pour le bourrage des urnes et l’usage des fausses cartes d’électeurs sans photo
Le reste, sera ces Centrafricains qui pensent ces élections constituent la fin de leur calvaire. Trouver l’erreur
Nestor Lakwuetene Missi