AUX NOMS DES DIEUX DE NOS ANCÊTRES, JE VOUS MAUDIS

Publié le par TAKA PARLER

AUX NOMS DES DIEUX DE NOS ANCÊTRES, JE VOUS MAUDIS

Depuis plusieurs jours des crimes ignobles sont commises sur l’ensemble du territoire sans que les partis politiques centrafricains ne se lèvent pour les dénoncer.

Depuis plusieurs jours, les groupes criminels connus de tous tuent, pillent, brûlent les maisons de paisibles citoyens centrafricains sans que ces fameux hommes politiques n’en disent un mot.

Depuis cette semaine, ces forces du mal ont mis en œuvre leur plan satanique ourdi depuis plusieurs jours : assassinat méthodique des innocents. Leur mode opératoire est connue : ratissage porte-à-porte, incendie des maisons, tuerie barbare. Tout cela au vu et au su de ces fameux politiciens qui aspirent à diriger demain le pays.

Ces fameux candidats sont curieusement devenus muets comme des carpes. Ils ont disparu de la circulation pour laisser circuler librement les criminels. Ce silence coupable est synonyme de complicité à ce génocide programmé dont la MINUSCA couvre depuis plusieurs mois.

Seul un candidat aux élections présidentielles le Professeur Gaston NGUÉRÉKATA MANDATA a pris son courage à deux mains pour publier un communiqué dont le contenu force l’admiration pour demander au Médiateur international, monsieur le président Denis SASSOU NGUESSO, au Secrétaire Général des Nations-Unies, Monsieur BAN KI-MOON aux autorités de la Transition de prendre leur responsabilité face au regain de criminalité en Centrafrique.

C’est l’exception qui confirme la règle comme aiment dire les juristes.

Ces candidats aux élections présidentielles qui sont restés bouches cousues, vont d’ici quelques jours commencer à hurler à gorges déployées pour nous parler de leurs torchons de programmes électoraux.

Ces gus qui se sont couchés devant les criminels vont demain rivaliser d’adresse pour dire au peuple centrafricain qu’ils sont capables de diriger le pays. Pour diriger un pays, il faut être en capacité de le protéger. Le protéger dans les circonstances actuelles, c’est de dénoncer toutes les atrocités dont il est victime. D’appeler ceux à qui incombe la responsabilité d’assurer sa protection en vertu des missions dévolues les résolutions des Nations-Unies d’assumer cette responsabilité.

Au lieu de cela, ils se sont muent dans un silence assourdissant.

Tout ce qui les intéresse, c’est le chronogramme électoral.

Tout ce qui leur est important ce sont les élections dictées de l’extérieure dont les vainqueurs sont désignés d’avance.

Tout ce qui compte pour eux c’est de savoir comment venir au pouvoir pour piller comme les autres avant eux l’ont fait.

Pour cela, ils sont impatients, aveugles, sourds et muets.

Pour y parvenir, ils sont prêts à enjamber les cadres sans vie de leurs concitoyens assassinés de la manière la plus barbare par des criminels sans foi ni loi.

Le sang de vos compatriotes innocents aux quatre coins du pays ne vous dit absolument rien. Les morts par milliers en Centrafrique, du nord au sud, de l’est à l’ouest en passant par le centre ne vous émeuvent nullement. Quelle ignominie !!!

Honte à vous les candidats aux élections présidentielles, qui avez gardez silence face aux massacres à grande échelle minutieusement préparés par les forces du mal que vous soutenez par votre mutisme.

Honte à vous qui vous êtes décrétés patriotes et qui laissez vos compatriotes gémir sans aucune réaction de votre part.

Le gouvernement de transition a fait un aveu sur les ondes d’une radio nationale selon lequel, les forces internationales ont interdit aux éléments de forces de sécurité et défense notamment les gendarmes et policiers centrafricains de mettre pieds dans la zone des massacres de Fatima, Kina, Cattin, Ketté-Nguéré, Castors, quartier Sara, Yakité... Ce qui veut dire qu’elles savaient avant ce qui s’y passe aujourd’hui.

Honte au CNT, qui regarde les bras croisés l’assassinat des centrafricains dont il semble être l’émanation et au nom duquel, il décide.

Honte au Gouvernement de Transition et à la Présidence de la République qui avaient promis protéger les centrafricains et ramener la paix mais qui sont préoccupés par « autre chose ».

De ce qui précède, et au nom du peuple martyrisé, je somme de réagir avec des propositions adéquates et concrètes pour arrêter les massacres de citoyens sous 24h.

Au-delà de ce délai, je vous maudis.

Aux noms des dieux de nos ancêtres, je vous maudis.

Au nom de Ngakola, dieu du peuple Banda dont vous laisser tuer impunément ses enfants, je vous maudis.

Au nom de Kanda, de Mbomba, dieu des yakomas dont vous abandonner les fils et filles entre les mains des assassins venus d’ailleurs, je vous maudis.

Je vous dis Kombo, Ndjombo, pour les ngbakas, les mbatis dont vous encourager la mort par vos complices criminels.

Aux noms des dieux des peuples sara, gbaya, mandja, zandé, nzakara, gbanziri, bouraka, mondjombo, mbémou, yakpa, langba, ngougbou, kpatré, souma, togbo, gobou, haoussa, rounga, goula, dakpa, kara, peulhs, foulbé, youlu, langbassi, ndri, bofi, dagba, aka, etc, je vous maudis.

Aux noms des Chefs traditionnels, des Sultants, des rois qui protégeaient leur sujet et de tous les esprits protecteurs qui veillent sur notre pays, je vous maudis.

Aux noms des dieux de toutes les ethnies de Centrafrique, je vous maudis car vous avez manqué à votre devoir sacré de protection des populations centrafricaines.

Et par voie de conséquence, j’en appelle à la désobéissance électorale tant que ces criminels et bandits de grand chemin ne sont pas désarmés avant les élections car rien ne garantit la vie de la population civile lors de ces opérations de vote.

Il ne servira à rien d’aller faire la queue pour mourir ce jour.

Voter est devoir citoyen, mais encore faut-il que ceux pour qui on veut voter le méritent.

Voter, c’est bien. Mais rester en vie, c’est mieux. La vie est sacrée !

Gaston KONGBRÉ

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Publié dans Election

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