ALEXANDRE FERDINAND NGUENDET ET LE CNT FONT LE MÉDECIN APRES LA MORT.
Où étaient Alexandre Ferdinand nguendet et ses conseillers nationaux pour pouvoir prendre une décision à la dernière ligne d’une transition finissante ? Au lendemain de la démission de Michel Djotodia, il avait tout le pouvoir de prendre des décisions courageuses pour réhabiliter les forces armées centrafricaines (faca), mais il a laissé sciemment pourrir la situation. Nous savons que dans tous les pays du monde, la sécurité du peuple est assurée par son armée même dans les pays barbares. Pourquoi ne le fera-t-on pour la République Centrafricaine on préfère adopter une attitude d’indifférence pour laisser les centrafricains s’entretuer et les autorités de la transition s’incrustent dans les pirouettes en s’estimant impuissantes d’apporter des solutions idoines qui s’imposent.
Il s’agit de la démission devant une situation d’urgence et de catastrophe humanitaire dans leur tour d’ivoire, les gouvernants sous la pression de l’extérieur c’est-à-dire de la communauté internationale, sont devenus aphones, malléables et corvéables. Le peuple qui broie du noir n’a que les yeux pour pleurer que les gens qui les gèrent ne puissent compatir à leurs malheurs. Certains observateurs avertis de la vie politique nationale s’accordent à reconnaitre que la Centrafrique est une anomalie et qu’il ya une démission collective devant les malheurs et désastres qui s’abattent sur elle. Depuis le mandat du conseil national de transition, ses membres n’ont jamais le courage d’aborder la question de sécurité en toute responsabilité pour le rétablissement de l’armée. Quand il ya résurgence de criminalité, les membres de ce parlement s’en accommodent au détriment qui souffre. Ledit peuple qui espérait trouver le salut dans le déploiement des forces internationales de la Minusca qui, finalement, ont déçu tout le monde par leur passivité en circulant à bord de leurs véhicules à ne rien faire pour protéger la population en détresse.
Malade à l’agonie
Il est bien curieux de voir un certain Alexandre Ferdinand nguendet qui était pyromane jouer au sapeur-pompier pour exiger la réhabilitation des faca a quel jeu se livre-t-il ? a moins que derrière cet ultimatum au gouvernement de réarmer les faca se cachent des intentions personnelles. La république centrafricaine est un état souverain, l’embargo sur les armes par le conseil de sécurité des nations-unies ne veut pas dire mettre l’armée au placard.
En tout cas, si notre armée ne reprend pas service, il n’ya que les autorités de la transition qui porteront la responsabilité de l’instabilité puisqu’elles affichent toutes l’attitude de passivité de la Minusca. Attendons de voir si les allégations de Ferdinand nguendet auront des effets positifs sinon le peuple le considèrera toujours comme un démagogue qui adore endormir un malade à l’agonie.
Ghislain FOCKY/ L'EPERVIER