ET SI LE PRÉSIDENT IDRISS DEBY ÉTAIT L’ELEMENT CLÉ DANS LA RÉSOLUTION DU CONFLIT CENTRAFRICAIN ?

Publié le par TAKA PARLER

IDRISS DEBY ET FRANCOIS HOLLANDE
IDRISS DEBY ET FRANCOIS HOLLANDE

Certains pays de la communauté internationale tentent de préserver leurs intérêts en Centrafrique en essayant d’opposer les chrétiens aux musulmans. La mayonnaise n’a pas encore totalement bien pris et la tension n’est pas encore à son comble. Le peuple centrafricain est très pacifique dans son essence. Mais attention ! Nous y allons fortuitement. Et une fois de plus, la preuve de l’implication de la communauté internationale dans cette poussée de la violence vient d’être relatée par Monsieur Dieudonné KOMBO YAYA http://takaparlenews.over-blog.com/2015/10/memorandum-les-revelations-de-dieudonne-kombo-yaya.html Alors essayons d’être plus réfléchis ou intelligents pour trouver la bonne stratégie.

En mars 2004, suite à une fusillade impliquant des militaires tchadiens qui avait causé la mort de dix civils centrafricains, dans un communiqué, le Président DEBY avait indiqué que “face aux accusations répétées (…) tendant à leur faire porter la responsabilité de tous les maux dont souffre la République centrafricaine”, la décision avait été prise pour que les soldats tchadiens quittent la RCA.

Nous constatons que depuis le retrait de ces soldats, on continue de tuer, de piller, de violer, l’insécurité demeure palpable sur l’ensemble du territoire centrafricain, le désarmement n’a pas été réalisé, etc. La population entière souffre.

Une fois de plus, nous avons vu la limite des forces de la Minusca lors des derniers évènements du mois de septembre 2015. La Sangaris, sous prétexte de neutralité (ne pas désarmer la séléka pour éviter un bain de sang côté musulman) n’intervient quasiment plus dans les combats. Les soldats de la Minusca et la Sangaris ne sont pas venus en Centrafrique mourir pour une cause qui n’est pas la leur. Ils se tiennent à carreau lors des combats et laissent les centrafricains s’entretuer. Les FACA, comme je l’ai publié dans un écrit récent http://www.lesplumesderca.com/rca-nous-revons-plus-que-nous-analysons/ sont hors course. Le KM5 entouré de quartiers occupés par les antibalaka-FACA (Boeing, Miskine, Fatima, voir Combattant, etc.) est devenu une “citadelle imprenable” où règne l’impunité. Un plan de combat minimal de la part des FACA aurait suffit à récupérer la zone 5. Malheureusement les FACA n’existent plus.

La médiation emmenée par le Président SASSOU NGUESSO a accouché d’une souris. En ce moment, il est plus préoccupé par sa situation personnelle, le référendum pour modifier la Constitution congolaise que par la situation centrafricaine. Le Président BONGO n’a pas une expérience consistante dans la gestion des conflits, il ne s’intéresse guère à ce qui se passe chez nous. Le Président BIYA impliqué dans l’affaire BOZIZE est donc discrédité. La classe politique centrafricaine est préoccupée par la question des élections que par la terreur imposée par les brigands à la population. Ils veulent tous aller devenir président, c’est leur seule obsession. La population terrorisée et traumatisée par toutes ces violences n’ose pas s’affirmer. Elle est entre le marteau et l’enclume.

Le Président DEBY entretient des relations très obscures avec les leaders politiques centrafricains. Il connaît parfaitement les tenants et les aboutissants du conflit centrafricain, y compris le degré d’implication des hommes politiques centrafricains. C’est lui comme disait DE KITIKI qui semble tirer les ficelles du théâtre des Guignols à Bangui“. Du coup d’Etat de BOZIZE en 2003 à celui de la Séléka en 2013, le Président Idriss DEBY a été le faiseur des rois et le parrain des politicards centrafricains.

Nul doute que le Président Idriss DEBY souhaite disposer d’un Homme fort de confiance à la tête de l’Etat centrafricain pour protéger les intérêts et les frontières tchadiens. Il est tout à fait dans son rôle : protéger le peuple et les intérêts de ses concitoyens.

Face à l’impuissance de la classe politique centrafricaine d’unir leur force et d’assumer leurs responsabilités, face à une jeunesse centrafricaine timorée, divisée, corrompue, traumatisée par les atrocités qui se sont déroulées dans le pays, face à une population centrafricaine désœuvrée et prise en tenaille entre les bandits de séléka et antibalaka, face aux nombreux théoriciens de la diaspora, incapables de manifester à la hauteur des souffrances du peuple centrafricain, face à l’absence d’une Armée organisée, capable de combattre, face à l’inexistence de l’Etat, il est temps de réexaminer les rapports de force en présence afin de trouver une sortie honorable à ce conflit et mettre fin à la souffrance du peuple.

Ce rapport de force s’établit en tenant compte de la force militaire, des liens politiques, de l’économie, de la démographie ou de la maitrise des ressources naturelles. Or sur ces points, la République centrafricaine occupe le dernier rang du trio France-Tchad-RCA. La Centrafrique est nue et “on a beau dire mais quand on est nu, même au diable on souhaite la bienvenue”.

Comme disais-je plus haut, mandat vient d’être donné au Président tchadien par la France pour régler le conflit centrafricain. Dans la sous-région, le Tchad dispose d’une Armée aguerrie qui a déjà fait ses preuves au Mali et face aux kamikazes de Boko Haram. Même si les opinions, quant à son leadership militaire, sont aléatoires, il n’en demeure pas moins que l’Armée tchadienne reste apte physiquement et psychologiquement à combattre partout dans le monde contrairement à nos FACA. Dans le même temps, le Président DEBY a prit le leadership sur ses pairs de la sous-région. Enfin, n’oublions pas que c’est au Tchad que la France a installé son commandement, le cerveau de l’Opération Barkhane avec 1200 éléments, des Rafales et Mirages 2000, des drones, etc. Donc la France qui soutient DEBY, la messe est dite.

Avec ce soutien, le rapport de force est de facto à l’avantage de DEBY. Pour cela, je crois qu’il est temps de d’arrêter notre crise d’autolâtrie et d’engager de réelles discussions avec l’ennemi d’hier pour reconstruire notre pays dans la paix et la sécurité. La stratégie vise à laisser le Président DEBY entreprendre des négociations avec les acteurs de cette crise afin de faciliter le retour de la sécurité et de la paix dans le pays, en lui octroyant comme contrepartie, le choix du futur Homme fort de la RCA qui saura préserver les intérêts et les frontières tchadiens en Centrafrique. Il nous faut dire la vérité, c’est peut-être ça le prix à payer pour retrouver la paix.

Nous pourrions ainsi profiter de cette accalmie pour remettre l’Etat centrafricain debout, réorganiser l’Armée, redonner vie à l’économie centrafricaine, relancer l’éducation nationale, soigner les traumatismes et les blessures liés au conflit, créer une structure solide permettant à la diaspora centrafricaine d’investir dans le pays, etc. Nous pourrions profiter de ce moment pour imaginer et préparer l’inversion des rapports de force avec le Tchad. Le Président DEBY n’est pas éternel et à chacun son tour chez le coiffeur.

Ne pas céder à ses égaux, mais bien se comporter avec les forts, user de modération avec les faibles : voilà les conditions essentielles de la prospérité d’un Etat”.

Martial ADOUMBOU !

TAKA PARLER NEWS

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Publié dans Crise Centrafricaine

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F
Cher compatriote, citez moi une bataille remportée par le TCHAD de DEBY au cours de son histoire. Je ne trouve aucune, mais je peux me tromper.<br /> Je peux affirmer que DEBY n'est pas la solution en Centrafrique et les français le savent très bien.<br /> Cette fois, les centrafricains ne se laisseront pas surprendre et ne prendront pas la fuite.<br /> Notre grand problème, c'est d'instaurer en Centrafrique des règles que tout le monde doit respecter. Malheureusement, l'imputé a la dent dure chez nous, car il faut arrêter et juger tous les auteurs des crimes de sang et des crimes économiques et leurs complices.<br /> Ces criminels font toujours partie de notre classe politique et de la classe dirigeante. Ils sont toujours à la manœuvre pour empêcher le retour à la normale dans le Pays. C'est ça le combat à mener, celui de la justice pour tous sans exception.
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A
Aide toi, le ciel t’aidera, nul ne peut faire mieux que les centrafricains entre eux même pour trouver la solution a ce qui nous divise afin pencher sincèrement sans démagogie au destin de notre beau et cher pays, jadis un pays paisible et hospitalier au cœur de l’Afrique.<br /> <br /> Avant de compter sur la casque bleu, Sangaris , ou Deby et autre, il faut d’abord compter a cent pour cent sur soit même, c’est sans aucun doute la voie la plus sûr pour prendre en main notre destin, notre unité et notre dignité …….. <br /> <br /> Le dossier centrafricain a couté beaucoup d’argent a la France, alors que la France en même temps, fait face un taux de chômage de plus de trois million, l’afflux d’immigration, la reforme fiscale, l’impopularité de François Hollande dans les sondages, la crise syrienne, le va t’en en au Mali, scandale de viole par l’armée française de la sangrias , et visiblement l’armée Française s'enlise profondément dans le bourbier centrafricaine, etc. ,<br /> <br /> Tous ces facteurs ont donné de fils a retord a la France, cette dernière cherche assurément sans vaillance, une porte de sortie par la petite porte, bien sûr de son engagement interventionnisme en RCA.<br /> C’est pour cette raison stratégique de camoufler son incompétence de régler la crise en Centrafrique qu’elle souhaite léguer ou confier la gestion de cette crise ayant l’odeur de la patate chaude au Tchad de Mr Deby.<br /> Peut être que vous ne savez pas, Deby physiquement, non seulement qu’il est malade, mais il fait face a une résistance farouche de Boko Haram , une guerre avec un ennemie terrorisme invisible appuyé par les grandes puissances .<br /> <br /> En plus de sa lutte contre les terroristes, le Tchad vient d’être classé parmi les pays qui font face à une insécurité alimentaire, et entre autre une nouvelle rébellion fait son apparition au Nord, la chute du cours de prix de pétrole …..<br /> <br /> Vue tous ces détails, je ne suis pas sûr que Deby, aujourd’hui pourra sauver le bateau ivre centrafricaine très complexe, seulement l’homme veut se faire parler de lui, mais rien d’autre.
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Y
FOUTAISES!!!!!!!!!!!! NON AU TCHAD et a DEBY! Nous ne voulons pas de DEBy
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I
Sans le Tchad, la France ne pourra jamais résoudre le problème centrafricain.<br /> Nous sommes déjà à trois an de destruction.<br /> Ça continue si l'émoragie n'est pas ARRÊTÉE.