COMMUNIQUE DU COMITÉ NATIONAL DE SOUTIEN A LA TRANSITION

Publié le par TAKA PARLER

HASSANE DONDAYE
HASSANE DONDAYE


Le Comité National de Soutien à la Transition, organe participatif et observatoire de la
vie publique, membre des organisations de la Société Civile Centrafricaine a appris
avec aberration l’arrestation de Madame Marie Annick SERVICE, ancienne
Conseillère Spéciale à la Primature et qui est en même temps 1ère Vice-présidente de
l’Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA) sur les ondes de la Radio France
Internationale.
Des chefs d’accusation qui lui sont reprochés, nous pensons qu’il ressort un travail de
policier monté de toutes pièces par les ennemis de la paix (des fiches mensongères). Il
ressort aussi une restriction de la liberté d’expression de la part des autorités de
Transition.
Nous avons suivi avec attention et condamné les dernières violences qui ont emportées
des vies centrafricaines tout comme cette combattante pour la paix, la liberté.
Beaucoup de compatriotes ont fait pire que la simple demande à la démission de la
Cheffe de l’Etat de Transition, Gervais LAKOSSO, (le ponta tin) a appelé à la
désobéissance civile et inciter à la guerre civile, à la lapidation des véhicules des
ONG Internationales et de la MINUSCA, au départ des forces de l’opération
SANGARIS, sans l’appui desquels le pays serait déjà un Etat fantôme. Ils n’ont pas
été inquiétés, les noms de certains membres du Gouvernement, des officiers supérieurs
de l’armée ont même été cités. Il y a là une erreur sur la personne.
Madame Annick SERVICE a servi son pays avec abnégation, elle a aidé au retour de
la cohésion sociale, de la paix dans le pays, par conséquent, elle ne mérite pas un
traitement pareil. Comment pourrait-elle mettre ce début de cohésion sociale retrouvée
en péril ?
Le Comité National de Soutien à la Transition en appelle au sens très élevé du
patriotisme de madame Catherine SAMBA PANZA, Cheffe de l’Etat de Transition
pour que soit mis fin au calvaire de cette compatriote. Car, elle a toujours été là à ces
côtés pendant les événements du mois d’Octobre 2014, elle a encore tenté de prévenir
cette situation, elle ne l’a jamais écouté parce que les ogres ont tout fait pour l’écarter
et l’opposer à la Présidente de Transition.
Celle-ci n’a fait que constater et dire la vérité au peuple qui a tout compris maintenant,
cette situation risquerait de mettre les femmes en colère avec toutes les conséquences
désobligeantes qui pourraient en résulter.
Nous demandons aux autorités de Transition de se préoccuper sur les urgences de
l’heure qui concernent la sécurité, la restauration de l’Autorité de l’Etat et la
publication d’un chronogramme électoral réaliste et réalisable, respectant les exigences
légales et ce, de commun accord avec toutes les forces vives de la nation
Centrafricaine par rapport à la question du vide constitutionnel en vue.
Le pacte Républicain signé par les forces vives de la nation lors du Forum National
de Bangui met à la charge des compatriotes, l’obligation d’interpeller les Autorités
politiques, fussent-elles de Transition sur la gestion des affaires publiques et la
situation du pays.
C’est ce que le Président du Comité National de Soutien à la Transition a fait en
cosignant avec madame SERVICE ainsi beaucoup d’autres leaders de la Société
Civile, de la jeunesse le mémorandum envoyé au Médiateur International de la Crise
en Centrafrique, Son Excellence, le Président Dénis SASSOU NGUESSO. Dans la
vie, il faut être prévoyant, les Centrafricains ont été déportés au TCHAD pour
débarquer DJOTODIA Michel, l’humiliation du peuple centrafricain doit prendre
fin.
Le Comité National de Soutien à la Transition demande aux autorités de Transition
d’élargir (libérer) purement et simplement la Présidente de l’OFCA (Mme Marie
Annick SERVICE) en attendant une vraie investigation sur les tenants et les
aboutissants des violences que le pays a connu depuis Décembre 2012 au Forum de
Brazzaville, après la signature de l’Accord de cessation des hostilités et la fin du
Forum National de Bangui jusqu’à ce jour, par l’opérationnalisation de la Cour Pénale
Spéciale.
Nous prenons l’opinion nationale et internationale témoin de la dégradation de la
situation des Droits humains dans notre pays.


Fait à Paris (France), le 25 Octobre 2015.


Le Président

HASSANE DONDAYE



Ampliations :


- SEM, le Secrétaire Général des Nations Unies
- SEM, la Présidente de la Commission de l’UA
- SEM, le Président en Exercice de la CEEAC
- SEM, le Président de la République du Congo, Médiateur International en RCA
- SEM, le Président de la République Française
- SEM, le Président des Etats-Unis d’Amérique.

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