COMMUNIQUE DU CANDIDAT GASTON NGUEREKATA RELATIF AU RECOURS A LA FORCE.

Publié le par TAKA PARLER

Gaston Mandata N’Guérékata
Gaston Mandata N’Guérékata

Le 26 Octobre 2015, une délégation de l’UPC invitée par les autorités de la Transition pour une “concertation” à Bangui, se fait attaquer en pleine journée par des hommes lourdement armés, dans un secteur pourtant largement fréquenté par les forces internationales. Cette délégation, faut-il le rappeler, circulait sans l’escorte à laquelle on devrait s’attendre dans de telles circonstances, vue l’identité des personnes qui la composaient. En effet il s’agit bien d’éminents membres d’un groupe qui règne en maître sanguinaire dans la Ouaka et autres régions de l’Est du Centrafrique depuis bientôt 3 ans.

Il est bien connu que les mêmes faits placés dans des conditions identiques produisent les mêmes effets. Une flambée de violences aveugles s’en est donc suivie à Bangui comme à Bambari. La timide reprise de la cohésion sociale et du vivre ensemble auxquels les Centrafricaines et Centrafricains de toutes origines et toutes confessions religieuses aspirent tant est de nouveau mise à mal.

Le fait de laisser sans protection aucune, des invités au demeurant pas ordinaires, est un acte qui dépasse la légendaire hospitalité africaine, la négligence coupable, mais aussi et surtout la naïveté et l'amateurisme notoire habituel qui caractérisent l'Etat à son plus haut sommet. Cette fois-ci, un palier supplémentaire dans le sens de l'évolution négative de ce régime transitoire vient d'être franchi. L'acte posé s'apparente davantage à une irresponsabilité du type infantile: un enfant commet des actes dont il n'est pas responsable au regard de la loi. Dès lors, il convient désormais de demander des comptes au Conseil National de Transition à l'origine de l'élection de la Présidente de Transition, chaque fois que celle-ci viendrait à ne pas assurer ses responsabilités et devoirs.

Nos compatriotes sont en droit de s'interroger sur la volonté de Madame Samba-Panza et son équipe de conduire ce pays dans des délais raisonnables vers des élections apaisées!

Tout en présentant nos sincères condoléances et notre compassion fraternelle à toutes les victimes de ces violences, nous condamnons avec la plus grande fermeté tout recours à la force aveugle pour régler nos différents. Force doit rester à la loi. L’esprit de conciliation et de pardon cher à nos ancêtres doit à nouveau nous habiter profondément et durablement en ces moments de grave crise.

A l’approche de la Toussaint, nous mettons tous les défunts et victimes au cœur de notre prière et célébrons leurs mémoires.


Pr. Gaston Mandata N’Guérékata


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Publié dans Communique

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