CENTRAFRIQUE/CRISE: LES PRESSIONS FRANÇAISES S'ACCENTUENT SUR LE PROCESSUS ÉLECTORAL IMPROBABLE CENTRAFRICAIN
L'architecture du hold-up électoral s'étoffe !
Et voilà que l'on apprend qu'une délégation de la Cour Constitutionnelle de Transition Centrafricaine conduite par son président serait bientôt reçu à l'Élysée, à Paris, en France.
Pourquoi ?
En tout cas, officiellement, aucune explication crédible n'est donnée dans la mesure où aucune annonce ni publique ni officielle n'en a été faite de ce voyage prévu pour quatre membres de cette auguste Cour constitutionnelle Centrafricaine au rôle électoral plus qu'important pour le processus difficile et inopérant en cours en République Centrafricaine.
Toutefois, l'information est tombée depuis quelques heures par les circuits non-officiels de la Présidence Centrafricaine de Transition confirmée par la Primature centrafricaine, qui soutiennent que l'initiative est française, en ces termes "quatre membres de la Cour constitutionnelle de Transition se rendront d'ici peu en France sur invitation de la Présidence Française (Élysée)". Sic !
Et quand les mêmes sources sont interrogées sur l'objet de l'invitation, la réponse est cinglante, " Top secret"!
C'est à se demander dans quel monde et à quels niveaux de "néocolonialisme aiguë", la France de Hollande voudrait réduire les Centrafricains à travers ce qu'ils auraient d'institutions républicaines même de Transition.
Depuis quand des juges constitutionnels d'un pays donné, même d'une république bannière, répondent-ils à une "invitation top secrète" de la présidence d'un pays dit des droits de l'homme?
Même du temps des colonies, les pressions ne s'opéraient pas de cette manière.
Le chef du département des Colonies ou son collègue de l'Intérieur suffisaient à cela. Quand le gouverneur territorial n'y parvenait pas. Ils étaient rompus à la tâche et à la manœuvre.
Remplissant amplement les trois rôles et missions à Bangui, Charles Malinas serait donc largement dépassé par l'âpreté de la couleuvre à faire avaler arrosée d'un bon Pommard bien de chez nous.
Par ici la bonne soupe ! Pourrait-on apprécier.
Pour rappel, dans le dispositif constitutionnel de Transition en cours en République Centrafricaine, la Cour constitutionnelle de Transition est chargée de :
– juger de la constitutionnalité des lois organiques et ordinaires, déjà promulguées ou simplement votées, des règlements, ainsi que du Règlement intérieur du Conseil National de Transition ;
– connaître du contentieux électoral ;
– veiller à la régularité des consultations électorales, examiner et en proclamer les résultats ;
– veiller à la régularité des opérations référendaires, examiner et en proclamer les résultats ;
– recevoir le serment du Chef de l'État de transition et celui du Président de la République élu ;
– trancher les conflits de compétence au sein du pouvoir exécutif, entre les pouvoirs législatif et exécutif, et entre l’État et les collectivités territoriales ;
– constater les défauts de promulgation des lois définitivement votées et la carence de leur promulgation de sorte à permettre leur entrée en vigueur ;
– interpréter la Charte Constitutionnelle de Transition ;
– donner son avis sur les projets ou propositions de Constitution et la procédure référendaire ;
– recevoir le serment des membres de l’ANE au niveau central.///RCA, 16:25, BANGUI, 24/10/2015.
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