CENTRAFRIQUE: CHARLES MALINAS JURE QUE LA PRESSE CENTRAFRICAINE DISTILLE DE LA HAINE

Publié le par TAKA PARLER

CHARLES MALINAS
CHARLES MALINAS

Têtue, la presse centrafricaine est. Et peut être moribonde aussi. Mais en dépit des aléas et des méandres par lesquels elle est passée, la presse centrafricaine est difficilement malléable. On ne la manipule pas facilement. Aucune dictature n’a pu lui survivre. Et c’est à cette triste vérité que le ventru ambassadeur de la France s’est confronté. S’il a pu mettre à genou, les politicards centrafricains, la presse représente pour cet homme, les douze travaux d’Hercule. Il s’est donc lâché, la presse centrafricaine distille de la haine.

Il a fallu la vigilance de nos confrères du journal Médias + pour nous rappeler les frasques de l’ambassadeur de France en Centrafrique. C’est une déclaration faite sur les ondes de Radio Ndéké Luka. Pour cet homme qui est prêt à tout donner pour museler les journalistes et même les envoyer en prison comme on le fait avec les anti-balaka, la presse centrafricaine est une boîte aux haines.

Mais de quelle presse, il s’agit ? En Centrafrique, il y a la presse audio-visuelle et la presse écrite. La presse audio-visuelle est un peu rétrécie puisqu’elle ne se limite qu’à la radio Notre Dame, Radio Centrafrique, Radio Ndéké Luka, la Télévision Centrafricaine et quelques radios communautaires. La presse qui a des bras longs, c’est la presse écrite qui totalise moins d’une soixantaine de titres.

En ce qui concerne les radios, jusqu’à un certain moment, il n’y avait que la radio Ndéké Luka et la Radio Notre Dame pour qui réussissaient à scotcher un nombre important d’auditeurs. On se souvient de Club de la Presse, une tribune qui faisait éclater la vérité aux travers des réflexions de certains directeurs de la presse écrite. Mais depuis plus d’une année, cette émission a été suspendue. A trois reprises, une mission est venue de Lausanne pour espionner ces directeurs de publication. C’est après cela qu’une croix a été mise sur cette émission. Mais dans la période et on était déjà sous la présidence de Catherine Samba-Panza, Radio Ndéké Luka et Radio Notre Dame avaient été menacées de fermeture par les autorités de la Transition.

Au fil des temps, Ndéké Luka ne pouvait résister aux pressions de la Communauté Internationale et du Gouvernement de transition. Il n’est resté à ce jour que Radio Notre Dame qui fait la Une avec ces émissions comme Espace Francophone, Justice et Paix, Za é tènè. La parole est régulièrement donnée à des hommes libres de leur pensée pour décrypter sans vergogne et sans ambages la crise centrafricaine. Radio Notre Dame étant au service de l’Eglise Catholique, la France et tous ses bouffons ne peuvent donc rien faire. On comprend pourquoi Charles MALINAS passe régulièrement sur Ndéké Luka où il distille même des interviews.

Pour le reste, tout le gros boulot est fait par les journalistes de la presse écrite pour qui le peuple a un respect sans égal. La presse écrite n’a jamais été tendre avec la France et encore moins avec la Communauté Internationale. Et ce n’est pas parce qu’elle est viscéralement mauvaise mais parce qu’elle a toujours milité pour les droits humains, pour la libération du Centrafricain du joug de bourreaux et des mercenaires. La presse écrite fait du sacerdoce et toutes ses plumes ont été prophétiques pour le peuple et c’est pourquoi elle est la mieux aimée.

Lorsque cette presse écrite attirait l’attention de la Communauté Internationale sur les gaffes des Tchadiens, on a crié à la manipulation. Mais les Tchadiens ont fini par partir. Lorsqu’elle a mis au grand jour, les débauches sexuelles de la Sangaris et de la MINUSCA, personne n’a voulu croire. Mais le temps a fini par la grandir. Et lorsqu’elle s’est intéressée au dossier de Babacar GAYE, on l’a prise pour une moche. Le GAYE s’en est allé honteusement. Les combines de la France avec les groupes armés et la MINUSCA pour faire croupir le peuple Centrafricain sous des fardeaux qu’il n’a pas mérités, n’ont jamais échappé aux plumes de la presse écrite.

C’est pourquoi Charles MALINAS qui, au nom de son socialisme, mijote des plans pour installer un autre traitre au Palais de la Renaissance, ne saurait aimer les journalistes de la presse écrite. Ce qu’il ignore, c’est qu’il défend sa France et les Centrafricains doivent défendre leur Centrafrique. Et s’il veut nous démentir, il n’a qu’à demander compte au député belge Laurent LOUIS et à son compatriote, André CHASSAEIGNE. Monsieur le ventru de la France, au diable ! Tôt ou tard, l’histoire dévoilera ta cachoterie.

Pétrus KASSALO
LA FRATERNITE

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Publié dans Société

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P
qu'il ferme son cul.
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Y
Charles MALIN!
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Y
Merci! Ngbanga ti mo ape, Mbi Koui!!!
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