Le Général Jean-Marie Mokoko convoqué à Brazzaville par Denis Sassou-Nguesso

Publié le par TAKA PARLER

Le général Jean Marie Michel Mokoko
Le général Jean Marie Michel Mokoko

Après qu’il ait pris ouvertement position en faveur du camp du « NON » au changement de la Constitution dans une interview qu’il avait donnée au site d’informtion Zenga-mambu, le Général Jean-Marie Michel Mokoko (JMM) ne pouvait feindre l’étonnement d’être convoqué à Brazzaville.

« Invitation » lui avait été faite de se rendre auprès du Général Charles Richard Mondjo, Ministre à la présidence de la République chargé de la Défense nationale, avant le 9 septembre 2015. Dès le 2 du mois, il se trouvait à Brazzaville, face au successeur de Charles Zacharie Bowao.

Le dictateur Sassou-Nguesso n’ayant pas eu le courage d’affronter directement Jean-Marie Mokoko, il a délégué le Général Charles Mondjo pour faire la sale besogne !

Contrairement au Général Mokoko, alors en exil en France et qui était resté à l’écart de la tragédie meurtrière du 5 juin 1997, Charles Richard Mondjo, alors Colonel, avait rejoint les forces rebelles du putschiste Denis Sassou Nguesso. On comprend mieux le légalisme du ministre de la défense du dictateur, inquiet qu’un ancien Chef d’Etat Major de l’Armée congolaise (tout comme lui) maintenant à la tête de la Misca et Représentant spécial de l’Union africaine (UA) en Centrafrique, rompe son devoir de réserve en s’exprimant dans le débat politique qui anime le Congo tout entier…DROIT DANS SES BOTTES, JMM A CONFIRME SON OPPOSITION AU CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION A CELUI QU’IL APPELLE LE BLEU “MONDJO” !

Néanmoins, en cette période trouble, le Général Mokoko avec ses nombreux amis Généraux dans l’Armée française, est perçu dans les plus hautes sphères du gang mafieux, qui a pris possession du Congo, comme un possible gêneur. Il lui a été rappelé l’importance de respecter la loi et l’ordre que les Nguesso bafouent, et que ces derniers aimeraient qu’il n’entende rien, qu’il ne voit rien et surtout qu’il ne dise rien ; ce dont l’homme de Bangui n’a sûrement pas voulu tenir compte.

Dans ce bal des ambitions, il est difficile de faire cavalier seul. Même avec une partie de l’armée avec lui, la compétition pourrait s’avérer rude. Le Général Mokoko ne pourra pas échapper à la règle des alliances ; au minimum dans un binôme qui ne soit pas contre nature.

Par Olivier Mouebara

Diffusé le 5 septembre 2015, par www.congo-liberty.com

BRAZZA NEWS

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Publié dans Afrique Central

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