COMMUNIQUÉ DES CENTRAFRICAINS, PRÉSIDENTS D’ASSOCIATIONS ET LEADERS D’OPINIONS DE FRANCE
Depuis 2013, notre pays connaît des actes inqualifiables de barbaries et d’atrocités de tous genres!
L’espérance placée en sa protection par un gouvernement censé garantir, la sécurité des biens et plus particulièrement la sienne s’est évanouie.
L’assurance de sa protection par les forces internationales déployées sur le terrain s’effrite et devient chimérique.
Il ne se passe un jour sans que les sangs de pauvres innocents ruissellent dans les rues de nos villes et villages.
Les larmes du désespoir sont le quotidien de notre peuple.
Le paroxysme est atteint par les crimes et tueries de ce samedi 26 septembre qui ont viré au massacre sous l’œil impuissant de la Mission Intégrée Multidimensionnelle de Stabilisation des Nations Unies (MINUSCA) dont la mission principale est, pourtant, le maintien de la Paix et la récupération de tout le territoire national encore aux mains des différents groupes rebelles !
Sidérés par ces actes qui défient la raison, les centrafricains de France, leaders d’opinions et dirigeants d’associations se sont réunis ce lundi 28 septembre 2015 à l’hôtel NOVOTEL 8 place Marguerite de Navarre à Paris.
Après avoir observé une minute de silence à la mémoire des disparus, ils lancent un message de soutien et de grande compassion à la nation entière, éprouvée.
Dans une condamnation unanime des violences de quelques origines qu’elles soient, ils marquent leur plus grand effarement à l’indolence et à l’inexistence même de l’État !
Ils approuvent le mot d’ordre de désobéissance lancé par la société civile en Centrafrique.
Ils font remarquer que seules nos forces armées et policières ont la maîtrise de notre territoire et plus particulièrement de nos villes et quartiers.
Ils rappellent les termes des Résolutions 2127 et 2196 du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui donnent au Gouvernement de Transition la mission au premier Chef de protéger la population civile et s’indignent du raisonnement tendant à faire croire que celle-ci interdit le réarmement de nos forces de défense.
Ils rappellent les propos de l’ambassadeur de France à l’ONU et Président du Conseil de Sécurité pour le mois de mars dernier, « en ce qui concerne l’embargo sur les armes en République Centrafricaine, il existe des procédures d’exemption. Il suffit aux autorités Centrafricaines d’en faire la demande au comité des sanctions ».
Aussi demandent-ils avec force le réarmement et le déploiement, sans délais, des Forces Armées Centrafricaines dans les zones de conflits.
Le désarmement volontaire et/ou forcé de toutes les factions dans la ville de Bangui et sur toute l’étendue du territoire.
Ils constatent avec amertume et effarement qu’aucun des points inscrits sur la feuille de route de la transition n’a, jusqu’ici, été exécuté !
Ils demandent aux autorités de la transition et à la communauté internationale de tirer les conséquences de cet échec hautement préjudiciable à la nation et générateur de conflits permanents !
Ils assoient une mobilisation vigoureuse et permanente ainsi que des actions et démarches auprès de la communauté internationale pour rappeler ces failles et déclencher une véritable synergie de résolution de cette crise ;
Aussi, appellent-ils les compatriotes de tout bord, de tous les partis politiques, de toutes confessions religieuses, les associations, nos artistes et les amis de la République Centrafricaine à une MEGA-MANIFESTATION ce samedi 03 octobre à la place de la République à Paris.
Le programme et l’heure suivront.
Puisse Dieu bénir la Centrafrique et prendre en miséricorde nos morts
Fait à Paris, le 28 septembre 2015
Les Présidents d’associations et Leaders d’opinions





