CENTRAFRIQUE/OPINION: L’INEFFICACITÉ DE LA PROPOSITION DE SORTIE DE CRISE FAITE PAR DES HOMMES POLITIQUES CÈDE SANS DOUTE LA PLACE AUX GROUPES ARMES DE JUGULER LA CRISE CENTRAFRICAINE
La proposition de sortie de crise soumise par une partie sans doute majoritaire de l'ensemble de la classe politique centrafricaine en proclamant solennellement et cette fois ci la "vraie" fin d'ici le 30 décembre 2015 de la Transition dirigée par le trio Catherine Samba-Panza, Alexandre N'Guendet et Mahamat Kamoun, respectivement Chef d'Etat, Président de Conseil National et Premier Ministre de Transition. Raison somme toute objective et fondée, impossibilité et incapacité de tenir la feuille de route en organisant les scrutins dans les délais impartis par la "fameuse" Charte Constitutionnelle de la Transition. En effet, selon les acteurs politiques, il faut mettre en place une nouvelle Transition d'ici la fin de celle actuellement en cours conformément à l'ultime prorogation décidée par les Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEEAC. Cette proposition qui souffre certainement encore de quelques interrogations semble-t-il légitimes et légales: comment procéder à la mise en place de cette nouvelle Transition? Avec quel texte la recomposition de CNT devrait s'opérer? Quels seront les gages donnés à la Communauté Internationale du sérieux de la classe politique lors qu'on sait que celle-ci toujours divisée? Bref lorsqu'on n'a rien à se dire mieux vaut se taire. C'est quand même immature de penser que les mêmes que vous demandez leur départ puissent encore vous aider en prenant des textes aux fins de parvenir à votre objectif, sauf si les acteurs de l'actuelle Transition ont bien fait de pénétrer cette fameuse classe politique en vue de les accompagner sans gêne dorénavant dans leur nouvelle aventure.
Tout cela c'est de pure utopie ou d'infantilisation de la part des hommes politiques centrafricains. Mais ce qui est quand même bien à relever malgré tout c'est l'unanimité dégagée quant à l'idée de la troisième Transition tant souhaitée et attendue. C'est pourquoi cette démarche politique entreprise avec de vraies lacunes réconforterait seulement et par contre la position des groupes armés regroupés semble-t-il au regard des informations dignes de foi dans une dynamique qui tirerait sa source des "accords" de Nairobi. Attention et les Autorités de la Transition et l'ensemble de la classe politique aux ramifications et au rapprochement des groupes armés au cœur desquels Anti-Ballaka et Séléka.
QUI VIVRA VERRA!
MARC CENTRAFRIQUE