MADAME KOYARA, LA MINISTRE PILOTE

Publié le par jhhg

KOYARA MARIE-NOELLE
KOYARA MARIE-NOELLE

Pilote pourquoi ? Parce qu’elle est l’une des rares ministres à sortir des sentiers battus. En général nos ministres se contentent de signer leur parapheur en attendant les multiples occasions leur permettant d’encaisser leurs fameux 10% de commission sur les affaires de l’état. En un mot ils gèrent le train-train quotidien sans inspiration aucune, sans initiative constructive, sans vision pour leur département, sans projet de loi visant à améliorer le quotidien des centrafricains. Conséquence la Centrafrique n’arrête pas de dépérir.

Un exemple parlant : le building administratif qui abrite trois ministères et non des moindres qui tombe en décrépitude jusqu’au point de voir l’arrière de cet immeuble se transformer en dépôt d’ordures ! Les ministres qui y travaillent sont-ils atteints de cécité ?

Certes la Centrafrique a besoin de d’une armée opérationnelle pour contribuer efficacement au rétablissement de la paix sur toute l’étendue du territoire national. C’est un impératif indéniable. Toutefois la gestion d’un département ministériel doit se faire à court, moyen et long terme. Raison pour laquelle j’applaudis des deux mains l’initiative de la Ministre d’état Mme Marie-Noël KOYARA d’impliquer l’armée centrafricaine dans la production agricole. Il s’agit d’un projet singulier et créatif.

En effet, ce projet concerne l’implication des militaires dans la production agricole notamment en temps de paix. Il s’agira d’accorder des espaces arables à l’armée ainsi que des moyens mécaniques pour leur mise en valeur. Chaque région militaire aura ainsi son espace sur lequel plusieurs cultures seront possibles. Grâce à la mécanisation, les productions permettront de lutter contre la famine et la flambée des prix des denrées.

L’aspect créatif de ce projet est qu’il va au-delà du génie militaire qui est assez classique. Il permet de rendre productive une bonne partie de l’armée qui constitue une nouvelle solution aussi bien à la famine qu’aux faibles revenus des militaires. Le Burkina-Faso, entres autres, a déjà mis en place ce système.

De mon point de vue, ce serait mieux que ces futures exploitations soient conçues sur le modèle des complexes de production de SONGAI au Benin où sur un même site se pratiquent l’agriculture, l’élevage et la pisciculture. Ainsi, rien ne se perd, tout se transforme : les déchets de l’agriculture sont utilisés pour l’élevage et ceux de l’élevage pour la pisciculture…

L’idéal serait de mettre en place sur ces différents sites de petites unités industrielles chargées de conditionner les rations alimentaires de nos soldats lors de leurs différentes missions. Ces unités industrielles pourraient également produire des confitures, compotes et jus de fruits qui seront commercialisés en vue d’alimenter une caisse qui s’occupera de la prise en charge des veuves militaires.

Nombreuses sont les épouses de militaires qui, au lendemain de la mort de leurs époux au front, se retrouvent avec un ou plusieurs enfants sur les bras sans aucune source de revenu, sauf si elles bénéficient d’une pension de misère ne leur permettant même pas de faire face aux besoins de la famille. Ces enfants, de part leurs conditions de vie, vont devenir de potentiels délinquants.

Aussi, serait-il préférable de privilégier l’emploi des compagnes et épouses de militaires au niveau des unités industrielles de façon à accroître le pouvoir d’achat de ces derniers. Ainsi ils seront moins tentés de se livrer à des pratiques peu recommandables pour arrondir leurs fins de mois. Par conséquent, les centrafricains n’auront plus à subir les effets néfastes des barrières sauvages sur nos routes.

Oswald YEWHA

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