RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - ÉVITEZ TOUT VOYAGE Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada recommande d’éviter tout voyage en République centrafricaine en raison de la dégradation de la situation en matière de sécurité dans l’ensemble du pays. Vous devriez quitter le pays maintenant, si vous pouvez le faire de façon sécuritaire.

Publié le par Taka Parler

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - ÉVITEZ TOUT VOYAGE  Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada recommande d’éviter tout voyage en République centrafricaine en raison de la dégradation de la situation en matière de sécurité dans l’ensemble du pays. Vous devriez quitter le pays maintenant, si vous pouvez le faire de façon sécuritaire.

Sécurité

La décision de voyager relève de vous seul. C’est également à vous seul qu’il incombe de veiller à votre sécurité personnelle à l’étranger. Le gouvernement du Canada prend très au sérieux la sécurité des Canadiens à l’étranger et diffuse des renseignements fiables et à jour dans ses Conseils aux voyageurs. Dans l’éventualité où une situation de crise nécessiterait une évacuation, la politique du gouvernement du Canada consiste à assurer le transport sécuritaire des ressortissants canadiens jusqu’au lieu sûr le plus proche. Le gouvernement du Canada ne vous aidera à quitter un pays ou une région qu’en dernier recours, lorsque tous les moyens de transport commerciaux et personnels auront été épuisés. Ce service est offert contre recouvrement des coûts, et vous devrez assumer les frais associés à la poursuite de votre voyage. Les situations varient d’un pays à l’autre et les ressources du gouvernement pourraient, dans certains cas, être soumises à des contraintes susceptibles de limiter son aptitude à offrir de l’aide, notamment dans un pays ou une région où le risque de conflit violent ou d’instabilité politique est élevé.

Situation politique et conditions de sécurité

En mars 2013, la Séléka, une coalition de forces rebelles est entrée dans la capitale, Bangui, et renversé le gouvernement. En janvier 2014, un gouvernement de transition a été établi. Malgré la mission de stabilisation de l’Organisation des Nations Unies, les conditions de sécurité demeurent instables partout au pays. Les actes de violence sectaire sont courants et ont entraîné la mort de milliers de personnes.

Un couvre-feu est en vigueur à Bangui, de 18 h et 5 h. Des barrages routiers officiels et non officiels ont été érigés dans l’ensemble du pays.

Les forces de l'ordre ne peuvent assurer la sécurité des civils. Si vous êtes présent en République centrafricaine malgré cet avertissement, prenez les précautions nécessaires afin d’assurer votre sécurité. Il n’y a pas de bureau du Gouvernement du Canada en République centrafricaine. La capacité du Gouvernement du Canada à offrir de l’aide consulaire ou à vous aider à quitter le pays est donc extrêmement limitée.

La frontière avec le Tchad est fermée.

Préfecture du Haut-Mbomou

On a signalé une intensification des incursions menées par l’Armée de résistance du Seigneur dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine, en particulier entre la ville de Zemio et la frontière avec le Soudan du Sud. La situation en matière de sécurité est très instable et la population locale continue de fuir les attaques.

Les forces armées de l'Ouganda, de la République démocratique du Congo (RDC) et du Soudan ont lancé, en décembre 2008, une offensive militaire conjointe contre l'Armée de résistance du Seigneur dans le nord de la RDC. Depuis le lancement de cette campagne militaire, l'Armée de résistance du Seigneur s'est dispersée et a riposté avec une grande violence contre la population civile des villages situés dans la région frontalière du Soudan du Sud et de l'Ouganda. Un grand nombre de personnes ont été tuées et des milliers d'autres ont fui la région. Les forces armées ougandaises, congolaises et sud-soudanaises, ainsi que la mission de l'Organisation des Nations Unies en RDC, ont augmenté leur présence et intensifié leurs opérations dans cette région. Des forces spéciales américaines ont été déployées dans la région afin de fournir de la formation et du soutien à l’armée centrafricaine dans le sud‑est du pays.

Criminalité

Le pays est la cible d’activités dissidentes, d’attaques armées et de banditisme. Les actes de violence sectaire sont courants. Certaines attaques ont été perpétrées à l’aveuglette. Les fusillades et les actes de pillage sont plus fréquents depuis 2013. Les Occidentaux et les employés d’organisations internationales ont été la cible d’attaques et d’enlèvements. On signale un risque accru d'enlèvement en 2015, tant pour les citoyens du pays que pour les étrangers.

Les vols sont monnaie courante. Faites preuve de prudence en tout temps, assurez-vous de placer vos objets de valeur en lieu sûr et ne faites pas étalage de richesse. Ne gardez sur vous que les copies certifiées de vos documents de voyage.

Des actes de violence sont souvent commis dans le marché KM5, à Bangui.

Manifestations

Évitez les grands rassemblements et les endroits où des manifestations pourraient se produire, puisque certaines manifestations ont donné lieu à des actes de violence par le passé. Évitez de vous déplacer dans la ville pendant les périodes de troubles civils.

Transports

Il est recommandé, pour le moment, d’éviter tout déplacement routier à l’extérieur de Bangui. Les routes sont en mauvais état dans l’ensemble du pays. Les seules routes asphaltées vont de Bangui à 157 km au nord-ouest vers Bossembélé, à 188 km au nord-est vers Sibut et à 107 km au sud-ouest vers M’Baiiki. Pendant la saison des pluies, les chemins de terre peuvent être fermés pendant des heures ou des jours. Les principaux moyens de transport sont les autobus, les camions et les minibus.

Bien qu’il soit généralement possible de se rendre dans les régions éloignées à l’aide de véhicules à quatre roues motrices, certaines routes sont impraticables pendant la saison des pluies (de mai à octobre). Si vous avez un accident et qu’il y a des blessés, il est recommandé de se rendre au poste de police le plus proche et de communiquer avec le consulat du Canada à Bangui. Sachez que la police et l’armée érigent parfois des barrages routiers.

Si vous décidez d'entreprendre des déplacements routiers malgré cet avertissement, rapellez-vous que tout déplacement par voie terrestre hors de la capitale devrait être effectué dans un convoi d’au moins deux véhicules, et pendant le jour. Les guerres régionales ont accru l’accès aux armes, occasionnant des attaques armées, en particulier des cambriolages sur les autoroutes. Les points d’entrée terrestres sont fermés aux touristes, car aucune mesure de sécurité n’est prévue pour les étrangers qui se déplacent à l’extérieur de la capitale.

Les pénuries de carburant sont courantes. Il est recommandé de se munir de réserves de carburant lorsque l’on se déplace.

Consulter Sécurité des transports pour vérifier si les transporteurs aériens nationaux répondent aux normes de sécurité.

Lois et coutumes

Vous devez vous conformer aux lois locales. Consulter Arrestation et détention pour plus de détails.

La consommation ou la possession de drogues peuvent entraîner des peines sévères, dont l’emprisonnement.

Il faut un permis pour acheter ou vendre des pierres précieuses. La contrebande est sanctionnée par de lourdes amendes.

Il est interdit de photographier les édifices gouvernementaux ou les installations militaires ou policières. Ces sites peuvent ne pas être clairement identifiés. Demandez toujours la permission avant de photographier quoi que ce soit.

Ayez en votre possession vos documents d’identité (ou des copies notariées) en tout temps. Un visiteur qui n’en est pas muni pourrait être emprisonné.

L’homosexualité est illégale. Les sanctions imposées peuvent inclure la peine capitale.

Vous devez être muni d’un permis de conduire international.

Monnaie

La devise est le franc de la Communauté financière africaine (XAF), qui est aussi utilisé au Tchad, au Congo, au Gabon, en Guinée équatoriale et au Cameroun. Le franc CFA ouest-africain n'a pas cours légal en République centrafricaine et ne peut donc être ni utilisé ni échangé. Les cartes de crédit (VISA, la carte bleue française) et les chèques de voyage ne sont acceptés que dans les grands hôtels de Bangui (Sofitel, Hôtel central et Hôtel Somba). Il est recommandé de libeller les chèques de voyage en euros.

Le taux de change pour les devises en espèces est bien inférieur à celui des chèques de voyage, et les banques qui échangent les chèques demandent une commission. Bangui et Berbérati sont les seules villes où l'on peut échanger des devises.

Catastrophes naturelles et climat

La saison des pluies s'étend de mai à octobre, et la saison sèche, de décembre à avril. Certaines routes peuvent être impraticables durant la saison des pluies, qui se réduit progressivement à quatre mois (de juin à septembre) lorsque l'on se dirige vers le nord. Les crues soudaines sont courantes pendant la saison des pluies. Entre février et mai, la température peut monter jusqu'à 40 oC dans le nord et l'humidité peut être oppressante.

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