FRED GOPORO L'ARTISTE: UNE ICONE DU BASKETT-BALL CENTRAFRICAIN, LIMOGE PAR SNOBISME POUR SA DROITURE

Publié le par taka parler

FRED GOPORO L'ARTISTE: UNE ICONE DU BASKETT-BALL CENTRAFRICAIN, LIMOGE PAR SNOBISME POUR SA DROITURE

Chapeau bas l’artiste !

Il n’y a pas si longtemps, j’étais un thuriféraire de l’équipe fédérale transitoire actuelle. Et pour cause, celle-ci a initié certaines actions encourageantes à dessein de casser la spirale décadente de notre sport roi.

Aujourd’hui, sans perdre totalement mon enthousiasme, il m’est nécessaire factuellement, de modérer mon euphorie et d’attirer l’attention des dirigeants sur la nécessaire correction qui doit être un élément majeur dans la conduite de leurs activités.

Pour que des « talents » se mettent « au service de la patrie » ( plagiat du merveilleux slogan de la fédération), encore faudrait-il au minimum, leur témoigner de la considération. C’est une profonde tristesse que de noter l’inverse. Notamment concernant celui que je considère avec respect mais sans fanatisme, comme l’un des illustres, sinon le must des basketteurs centrafricains toutes générations confondues.

Quelques rappels :

1- Comme joueur,

Il a inspiré et inciter nombre de jeunes à se lancer au basket. Mieux, il était une source d’émulation sportive nationale. La parfaite illustration qui me vient à l’esprit concerne les prestations de hauts niveaux de mes ainés tels feu YOUFEIGANE Camille et LAGUERRE Donatien qui se faisaient hara-kiri pour se mettre à son niveau quand il descendait au pays.

Cadre incontournable des fauves, il a su conduire sans coup férir son équipe au sommet de l’Afrique sportive en 1987 puis dignement aux jeux olympiques de Séoul en 1988 entre autres. J’ai encore en mémoire le respect et l’estime des délégations concurrentes à Hararé au ZIMBABWE lors des jeux Africains qui nous rendaient tous fiers. Depuis son retrait des parquets, le pays est en souffrance d’un meneur, véritable leader au sein de l’équipe nationale. Excuser de peu cela fait tout simplement déjà 20 ans.

2- Comme formateur

Sa rigueur a permis d’inculquer à beaucoup de joueurs le sens de l’effort et de la discipline. Comme le disent nos frères ivoiriens nous sommes suffisamment « versés » dans le monde du basket à l’avoir démontré depuis fort longtemps. C’est encore lui qui a eu l’outrecuidance de relancer les joueurs locaux en 2013. Ceux-là même qui avaient disparus des radars fédéraux pour l’équipe nationale. Il me plaît singulièrement de regarder aujourd’hui d’en haut ceux-là même, pensant qu’il était impossible de qualifier le pays pour les jeux africains d’Abidjan en 2013 essentiellement avec les joueurs locaux. Et pourtant ce le fût.

Certes nous y avions été classés aussi mal que jamais de notre histoire. Mais il est tendancieusement suicidaire de n’avoir pas pris le temps nécessaire pour en tirer les leçons. Les dirigeants actuels en toute responsabilité auraient dû expliquer à la communauté sportive nationale, que jamais dans notre histoire nous n’avions présenté aucune équipe aussi faible et incomplète à ce niveau de compétition que celle à Abidjan.

Que de mémoire de basketteur, jamais les meilleurs joueurs centrafricains en activité ont pour l’essentiel autant perdu toute notion de patriotisme.

Que les valeurs de travail, de mérite, de respect et de solidarité misent en avant par ce technicien ; associé au bouillant président d’alors (même si le comportement est parfois limite dictatorial) ont permis d’instaurer une réelle discipline au sein même de la structure dirigeante. Chacun tenait son rôle.

Que sans conteste, Monsieur Frédéric Rufin GOPORO était l’homme qu’il fallait à la place qu’il fallait !

Etre manager, c’est aussi avoir le courage d’assumer ces ambitions. Beaucoup comme moi partagent sans doute la conjecture selon laquelle il fallait saisir la conjoncture de l’après Abidjan pour entamer la refondation de notre basket. Cela même au risque de manquer le rendez-vous de Tunis 2015.

Il était indiqué dès lors de faire émerger de jeunes potentiels appuyés de talents confirmés; réellement motivés et patriotiques. Comme Max Kouguère, William Kossangué etc, qui ont démontré maintes fois leur amour de la patrie. Simplement en se rendant disponibles chaque fois qu’il leur a été fait appel.

Ce travail à mille lieux d’une sinécure doit se faire dans la durée. A mon sens ce technicien avec tout ce qui le caractérise est taillé et armé pour cette mission. Mais ce n’est que mon opinion.

Quelle déception que de noter à tout le moins l’inélégance de l’équipe fédérale envers l’un des réels et motivé talent qui s’est mis au service de la patrie ! Comment admettre sans réaction le limogeage implicite du directeur technique national et entraîneur Fred GOPORO en lui substituant un autre fût-il le plus expérimenté et professionnel des techniciens centrafricains en activité. Mon aîné Aubin GOPORO a suffisamment d’audience et d'hauteur pour ne pas se vexer des lignes que je saisis.

Il m’était insupportable de vivre cette situation sans réagir. Mon opinion ne changera sans doute rien à la situation. Mais j’avais à cœur de témoigner à ce grand nom du basket-ball Centrafricain, ma profonde considération. Je formule le vœu qu’il lui sera rendu sous quelque forme que ce soit un vibrant hommage pour le service déjà rendu à la nation. J’espère vivement qu’il sera en situation de continuer à œuvrer pour le bien de notre joyau sportif qu’est le basket.

Dans l’immédiat, naturellement je suis de tout cœur avec l’équipe qu’il me tarde de voir commencer sa préparation avec le nouveau staff technique.

Vive le basket et allez les fauves

Bon vent l’artiste.

Hervé Clindor NGOKO-GONGOLO

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