Des affrontements entre anti-balaka et la Minusca burundaise dans l’enceinte de cet établissement en est la cause.
C’est la débandade totale au Lycée Barthélémy Boganda après l’infiltration de deux anti-balaka parmi des lycées ouvrant le feu sur les positions des soldats burundais de la Minusca. L’Avenue des Martyrs grouille de lycéens fuyant pour se mettre à l’abri dans les zones périphériques stables.
D’après les premières informations recueillies sur le terrain, les anti-balaka ont pris de force un véhicule qu’ils auraient caché chez l’un de leur chef à Boy-rabe. Pour avoir tenté de récupérer le véhicule afin de le rendre à son propriétaire, les soldats burundais de la Minusca se sont attirés la colère de deux come-zones anti-balaka se sont servis des lycéens comme bouclier contre la riposte adverse.
Pour Jules Kpale Mbetty professeur d’éducation physique et sportive, jury du Lycée Boganda d’où les évènements se sont déroulés « il s’agit d’un boycotte de la part des anti-balaka. Comment peuvent-ils osé perturber le déroulement d’un examen national ? Que les autorités trouvent une solution à ce phénomène ».
De plus d’une quinzaine d’enfants évanouis et blessés sont acheminés à l’Hôpital Communautaire par la Minusca et la Croix –Rouge Centrafricaine. « Il en reste encore des enfants évanouis à Boganda et à l’Assemblée nationale », rajoute un autre professeur des sports.
D’autres établissements primaires privées qui jouxtent les lieux d’affrontement ferment leurs portes, les enfants dépêchés à l'abri des tirs.
Un hélicoptère de la force française Sangaris survole le 4e arrondissement tandis que des renforts des troupes onusiennes arrivent sur les lieux.