MAGLOIRE KOUMBA BENGA DECRYPTE LE DISCOURS D'INVESTITURE DU PRÉSIDENT TOUADÉRA

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Chers lecteurs,  à partir de maintenant et durant les cinq années du mandat du président de la République, Faustin Archange TOUADERA, je compte faire un travail de décryptage  de la situation économique et sociopolitique de la République Centrafricaine. Le premier décryptage est consacré au discours d’investiture du président. Pour moi, avant la composition du gouvernement, le discours d’investiture semble être plus important et essentiel parce qu’il nous donne plus ou moins le Tempo, il nous donne l’occasion de voir et d’analyser dans quel état d’esprit, surtout dans quelle ambiance le pays va être dirigé. D’une manière générale, le discours d’investiture et la composition du gouvernement font partie du premier pas d’un Président de la république durant son mandat. Soit on fait un faux pas, dans ce cas, on n’inspire pas confiance, au moins d’une bonne partie du peuple. Soit, on réussi son début et on peut avoir le soutien populaire. Et, si la transition de Madame SAMBA-PANZA, n’a pas eu, un soutien populaire, c’est dû en partie à sa première composition du gouvernement et la nomination de certaines personnalités au sein de son cabinet. Elle qui disait dans son premier discours, allait faire avec les technocrates ; cela n’a pas été le cas. Elle a certainement ratée son introduction, elle a certainement fait un faux pas, elle n’a certainement pas senti l’aspiration du peuple, elle a manquée certainement de flair politique nécessaire, ce qui fait qu’elle a trainé durant toute sa transition un désamour du peuple. Ce travail de décryptage ici est de passer au peigne fin, le président et son premier discours. Enfin, nous voilâmes au début du mandat du président. La peur avant cette investiture c’est de voir le Président TOUADERA le jour de l’investiture habillé en costume, chemise et cravate orange, cela n’a pas été le cas, La République Centrafricaine et le monde entier découvre un président vêtue de manière classique et sobre. En écoutant et en lisant ce premier discours d’investiture, le premier sentiment qu’on peut avoir c’est de lancer un cri en disant : OHE ! OHE ! OHE ! Ce discours donne envie d’espérer, de rêver et de croire, mais la question qu’on pourra se poser ! On se demande, si c’est le discours d’un ancien premier ministre ? C’est le professeur de mathématique ?ou c’est l’homme politique et président de la république? Ce discours d’investiture semble être une réussite. Le premier pas semble être franchi avec succès ; si cela peut être embarrassant pour certains, Ce premier discours semble être rassembleur, rassurant et apaisant pour une bonne partie de nos compatriotes. Une bonne partie des préoccupations des nos compatriotes et les urgences du pays ont été évoquée. La tonalité semble être à la hauteur des enjeux. La République Centrafricaine semble retrouver un peu de couleur, retrouver un chef, avec un esprit aussi clair concernant le pays, selon lui : La République Centrafricaine est une et indivisible. Après la crise qu’a connue le pays surtout avec cette menace de partition. Le président a trouvé le ton juste, il a mis  un accent particulier sur la sécurité, où la priorité des priorités est la sécurité durable et la défense du territoire national. Selon lui, la sécurité est une exigence républicaine, c’est la première des libertés. Il est certains qu’on ne va pas évoquer aujourd’hui tous les points abordés par le président dans ce discours, mais, notre décryptage ici est plus ou moins une photographie générale des problèmes centrafricains abordés en substance par le président de la République. Le vrai problème centrafricain : Il y a plusieurs moments forts dans le discours du président, son constat par rapport à la situation du pays est tel, qu’on à du mal des fois à croire que c’est venu de la part d’un homme politique. Il a abordé pratiquement tous les sujets qui concernent nos difficultés à évoluer comme les autres pays, à un point qu’il demande le soutien et la patience du peuple, une manière implicite de reconnaitre cette crise de confiance entre le peuple et les responsables politiques. En réalité, le problème centrafricain, vient en grande partie de nos Hommes politiques. Après cinquante ans d’indépendance, si on  est encore à ce niveau c’est dû en grande partie à nos dirigeants. Le grand malheur de notre pays vient de ses Hommes politiques qui n’ont aucune vision pour le pays,  95% d’entre eux ne sont pas à la hauteur de leur responsabilité. A la différence de Madame SAMBA-PANZA, qui dès le début de sa transition parlais de former un gouvernement de technocrates, TOUADERA, lui parle de gouvernement de compétence, constitué d’hommes et de femmes, ayant un sens élevé de l’intérêt général, selon des critères de compétence de mérite et de probité. Espérons que cette théorie va être traduite en acte réel. Il faut admettre que le pays a souvent été gérer par des pitres responsables, des dirigeants véreux, qui ont aucun sens de l’Etat et aucun amour du pays, souvent,  sont des bluffeurs qui ont aucune substance, ils sont responsables de rien, ils renvoient sans cesse leur responsabilité sur les autres. On se plait des fois à critiquer ici et là la mentalité de nos compatriotes, et si la mentalité est telle, c’est due en grande partie à la responsabilité de ses même responsables politiques, qui ont  aucune vision pour l’éducation nationale. Pour une première fois, La République Centrafricain vient d’avoir à la tête de l’Etat un docteur, un universitaire, un mathématicien, un cartésien, quelqu’un qui doit normalement avoir toujours une solution juste, quelqu’un qui doit toujours être guidé par la logique, on espère qu’il s’aura gérer le pays autrement, on suppose que le président pourra élever le niveau. Le pays est tombé tellement bas, et les hommes avec. Le président semble être attaché aussi aux symboles d’après son discours ; espérerons que cette représentation de l’esprit le guide à construire le pays autrement ; cette représentation du symbole doit le stimuler, le conditionner à la réussite.     Proposition : Toujours à la fin de chaque décryptage,  on mettra une ou deux propositions, la première qu’on pourra faire : c’est d’espérer voir dans le gouvernement TOUADERA un grand ministère qui regroupe l’environnement et l’écologie, étant donné que c’est dans l’air du temps. Et c’est un ministère qui peut drainer beaucoup de subventions et d’aide, c’est un ministère qui pourra créer beaucoup d’emploi.     La deuxième proposition va certainement dans le sens du président, d’avoir des compétences pour le pays. On pense qu’il est nécessaire de créer un cabinet qui dépend directement de la présidence, dont le but est de chercher à déloger les meilleurs centrafricains qui sont dans les grandes sociétés ou dans les grandes écoles à l’étranger à revenir travailler pour le pays, naturellement avec des bonnes propositions derrière(ce qu’on peut appeler un cabinet des chasseurs de têtes). Le prochain décryptage, ça sera certainement sur la composition de gouvernement.                                                       Magloire Koumba Benga De Yakoli                           

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C'est triste 06/04/2016 22:55

Beau jeu de communication, nous avons remarqué que le décryptage a disparu entre le petit matin et 20h pour rajout de photo. Par contre, on aurait aimé voir la photo du nègre également mais c'est pas grave, on a compris...faille-t-il juste decripter le discours du Président ? Pourquoi ? Et pour quelle raison ? Ce discours n'a pas été clair pour cela vous prenez la peine de le decripter mot pour mot pour nous permettre de mieux comprendre dans l'optique d'un apprentissage ou pour nous parler de son accroutement classique ? Certes, le pays nous appartient tous c'est pourquoi chaque personne doit apporter sa contribution pour un développement pérenne en faisant attention de ne pas enfreindre surtout de ne pas empiéter les pas des personnes qualifiées pour faire de la politique. Il n'y a pas que la politique pour réussir. Que chaque centrafricain sache que c'est fini la belle époque ou les minables se sont foutus de nous aujourd'hui c'est pas hier ni avant hier alors un chauffeur doit rester à sa place, un gardien doit rester a sa place, ... c'est fini l'amateurisme, c'est fini le chiffonnade. L'expérience nous a appris beaucoup de choses alors faisant attention ce n'est pas pour nous mais pour nos enfants et nos petits enfants que nous nous engageons afin de stabiliser le pays. Ne faisant pas du m'as-tu-vu cela ne sert à rien et c'est pas parce que les autres ont pillés que nous devons aussi chercher par tous les moyens pour profiter.
Comme vous voulez en faire un métier, nous attendons alors des sujets de debats pour le développement du pays et cela pendant les 5 annees comme convenu.