LE NOUVEAU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE N'A PAS CLAIREMENT ABORDÉ LA QUESTION DES DÉPLACÉS

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 Faustin Archange Touadera, élu président de la République Centrafricaine a prêté serment le 30 mars 2016 au Complexe Sportif Barthelemy Boganda en présence de plus de 150 invités de marque parmi lesquels deux chefs d'Etat de la sous-région de l'Afrique Centrale à savoir  le président Congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur international dans la crise centrafricaine et l'Equato-guinéen Téodoro Obiang Nguema Mbasogo, président en exercice de la CEMAC. Ils sont venus apporter leur soutien au nouveau chef d'Etat qui prend ses fonctions à un moment exceptionnellement difficile en raison de la crise dévastatrice qui a paralysé la Centrafrique pendant plus de trois années. Il est sûr et certain qu'étant pays postélectoral, la RCA a besoin des aides multiformes pour sa reconstruction dans tous les domaines du développement socioéconomique. En dehors des efforts qui seront déployés par le nouveau gouvernement centrafricain, la priorité pour l'instant reste et demeure la sécurité et la protection  de la population civile. Nul n'est besoin de rappeler que le retour des nombreuses personnes déplacées à leurs résidences habituelles et des refugiés éparpillés partout dans le monde suite à la crise, Faustin Archange Touadera doit prendre des mesures courageuses pour mettre en confiance ses compatriotes qui vivent  dans le désespoir et la désolation. Cela se traduit par le fait que les déplacés en majorité ont tout perdu: maisons d'habitation pillées et complètement détruites et occupées à l'heure actuelle par des hautes herbes.  Pour ce faire, il va falloir prendre des mesures idoines d'apaisement pour ces compatriotes qui placent leur confiance aux nouvelles autorités du pays pour sortir de l'ornière. De l'ornière?  le président de la République élu s'est montré moins disert sur cet aspect dans son discours d'investiture. Il a effectivement évoqué la question du retour imminent des réfugiés centrafricains au pays sans pour autant donner les indications de leur réinsertion. Ainsi, il convient d'envisager les mesures relatives à leur retour tant attendu dans l'optique de contribuer à l'œuvre de la reconstruction nationale. Car, il a souligné que cela ne peut se faire sans l'implication de toutes les couches sociales. La cause est entendue mais le vrai problème reste celui des déplacés qui morfondent sur les sites aux conditions exécrables.  Vont-ils continuer à souffrir le martyre de la politique irresponsable des autorités centrafricaines qui s'en remettent aux organisations humanitaires internationales et l'ensemble de la communauté internationale qui s'assument depuis la crise en lieu et leur place? D'aucuns disent qu'il est l'heure de conjurer l'assistanat ou encore du protectorat. le nouveau gouvernement centrafricain doit envoyer un signal fort aux personnes déplacées pour qu'ils regagnent dans un délai raisonnable leurs logis autrement dit le changement opéré n'aura rien apporter au peuple à partir du moment où dès sa prise de fonction n'a pas tenu un langage clair et convaincant. D'ailleurs, pendant la transition, le ministère des affaires sociales et de l'action humanitaire était presqu'inexistant et n'avait rien pour apporter de l'assistance d'urgence aux sinistrés. Les gens dudit département passent le clair de leur temps à propager des discours d'encouragement qui n'arrangeaient absolument rien dans le quotidien de leurs concitoyens.  A la lumière de cette analyse, le président de la République, Faustin Archange Touadera doit prendre la mesure de la menace qu'encourent les déplacés sur le plan sanitaire et social. Pendant cette période de troubles, les enfants ont perdu plus de trois années de scolarité et leurs affaires de leurs parents périclitées. Ce qui les astreint à une vie de misère. Si Faustin Archange Touadera ne s'est pas explicité décidé d'aider les déplacés que le nouveau gouvernement qui sera mis en place y pense pour que cette frange de la population goute au délice du changement. Ils broient du noir Il ne suffit pas d'organiser des visites sporadiques sur les sites pour transmettre des messages non-sens et repartir avec des promesses non tenues comme d'habitude alors que le peuple attend des autorités le pragmatisme dans leurs actions futures. Ce retour tant attendu ne peut se faire sans une politique volontariste tous azimuts prenant en compte les revendications de nos compatriotes vivant sur les sites. Lesdites revendications concernent plus particulièrement la reconstruction des maisons d'habitation détruites ou encore simplement la relocalisation. Ce qui aura certainement des incidences financières importantes d'où la recherche et la mobilisation des ressources financières pour pallier au plus vite. En définitive, il faut nécessairement prendre au sérieux la question relative à nos frères et sœurs qui broient du noir sans aucune aide sinon le changement n'apportera rien de concret pour eux.                                                                                                                                                                                           Ghislain Focky/ L’EPERVIER                                                      

LE NOUVEAU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE N'A PAS CLAIREMENT ABORDÉ LA QUESTION DES DÉPLACÉS

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C'est triste 05/04/2016 22:28

Il existe l'école de la deuxième chance.

Tatene Polele 05/04/2016 10:53

Touadera en la matière a fait comme Catherine M'balla. au lieu de festoyer avec les faussaires dans un banquet indigne à la Préisdence, il aurait mieux fait d'organiser un grand gueleton public avec les déplacés de Bangui, en comapgnie de tous les médias du monde ! Quel raté ! Il n'est pas tard, avant le prochain vol en jet privé qu'il affectionne, qu'il rende au moins visite aux déplacés de l'aéroport...le jeune Koyagbélé l'a fait à son arrivée à Bangui, je lui dit RESPECT !