IL ETAIT UNE FOIS UN PRESIDENT ELU POUR VOYAGER

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                           Ça commence à faire trop...oui il faut le reconnaître objectivement que la goutte d'eau ne va pas tarder à déborder le vase. Le President de la République s'est une fois de plus prêté à son exercice de prédilection : le voyage avec une suite infinie à l'étranger. Cet énième voyage commence à agacer alors que l'élu des centrafricains a beaucoup de priorités au niveau national. Mais que cherche le President de la République à l'étranger ? Pourquoi ces voyages successifs ? Les solutions aux problèmes centrafricains sont-elles à l'étranger ? Nous craignons qu'à travers ces différents voyages la communauté internationale profite de l'occasion pour l'intoxiquer, lui transmettre le virus de la mauvaise gouvernance au point d'oublier ses bonnes promesses de campagne. Le President de la rupture capitalise au compteur un nombre de voyage qui dépasse le nombre de décrets qu'il a signé et même qui dépasse le nombre de dossiers traités depuis son investiture. Qui paye ces différents déplacements ? Ne peut-il pas se faire représenter ? De quelle manière son entourage lui est utile ? Le chargé de communication de la présidence ne se rend t-il pas compte que tous les indicateurs ne sont plus au vert ? Il y'a une grogne latente au sein de la population qui risque de compromettre les efforts du gouvernement. Ne peut-il pas déléguer temporairement certains de ses pouvoirs ? Pour illustration, le President camerounais a peu voyagé en trois décennies, son pays n'a pas prospéré ? Alors tous ces voyages ne sont autres que des fuites en avant, des alibis ou de la distraction politique. Sur la base de la confiance du peuple centrafricain, nous vous invitons excellence, de vous consacrer aux priorités contenues dans le programme de gouvernement qui vient d'avoir le vote de confiance des parlementaires. Le volet paix et sécurité du programme de gouvernement devrait être le premier levier de la politique de la rupture eu égard aux atrocités subies par la population dans les territoires occupés par les groupes armés. Ainsi, le programme DDRR qui fait partie du volet sécuritaire ne se limite q'a des consultations liminaires et infructueuses. Qui s'occupe véritablement de ce programme ? Quand et à quel rythme il connaîtra son véritable début du commencement ? Dans la même logique, comment va t-il procéder pour désarmer les groupes armés ? Va t-il utiliser le 49-3 à la française c'est à dire passer en force ? Et si c'est le cas, en a t-il les moyens militaires ? Par ailleurs la juridiction judiciaire de la Ouaka n'a tenu aucune audience depuis 2013. Quels sont les sorts des prisonniers et justiciables dans ces localités ? Les droits fondamentaux des personnes détenues préventivement sont-ils respectés ? Tous ces dysfonctionnements ne sont une préoccupation pour personne et on privilégie les voyages à l'étranger. S'agissant des territoires occupés, qui perçoit les impôts ? Les électeurs des territoires occupés ont rempli leur devoir civique en votant. Qu'est ce qu'ils ont eu en retour dès lors que le domaine de compétence du pouvoir central ne se limite qu'à une partie du territoire ? La lenteur, le laxisme et le manque de préférence dans les priorités ont permis aux groupes armés de se réorganiser, de coordonner leurs activités et éventuellement de nuire au peuple centrafricain. S'agissant des cours de mathématiques dispensés par le President de la République, il est notoire que ce dernier enchaîne de bonnes intentions et veut rester humble et simple. En dépit de cet aspect, le President de la République ne doit pas disperser ses énergies car il est investi d'une mission noble confiée par le peuple. Depuis son investiture, le President de la République n'est plus la même personne qu'avant. Il est revêtu de la tunique sacrée liée à la fonction. Pensez-vous que les étudiants suivent ces théories arithmétiques ? À notre avis non, ils sont fascinés, ils ne voient et ne suivent que les gestes et comportements d'un President de la République qui n'est pas accessible à tous. Dans les grandes démocraties du monde, le domaine universitaire est inviolable c'est à dire que les forces de l'ordre ne peuvent y pénétrer sans mandats. Quand le President de la République se déplace à l'université, il transporte tous ses dispositifs de sécurité sur les lieux entravant au passage les libertés publiques. La Centrafrique est malheureusement une poudrière actuellement, y a t-il un dispositif de contrôle d'accès dans les salles de cours ? Ces étudiants sont-ils fouillés dans le respect des dispositions légales ? Si oui, un étudiant à t-il besoin d'être fouillé pour accéder à une salle de cours ? Beaucoup d'interrogations restent en suspens. Pour sa propre sécurité, nous demandons humblement au President de la République nonobstant sa bonne volonté d'arrêter de dispenser des cours à l'université et de se consacrer pleinement à la mission confiée par le peuple. Mais attention ne le dites à personne, si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.                            Yaoundé, le 10 juin 2016.

IL ETAIT UNE FOIS UN PRESIDENT ELU POUR VOYAGER

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N'DAYA Justin 13/06/2016 15:14

Un proverbe bien de chez nous dit ceci : " Une poule ne peut renier son abrit parce qu'elle a déféquée dedans". Alors d'où vient cet envi démesuré d'aller s'installer confortablement dans le salon des autres ? Pour arriver à avoir un pays attrayant, les autres ont travaillés durs et ont mis leur savoir, leur ressource et leur géni au service de leur pays. C'est pourquoi nous voyons leurs rues propres, leurs hôpitaux et leur système éducatif fonctionnels, leurs marchés achalandés, leur système de protection sociale viable. Alors avons nous moins de cerveaux pour organiser les notre ? Pourquoi nous ne voulons pas franchir le pas pour nous mettre au service de notre pays ? Pourquoi notre système de pensée et si faible et orientée perpétuellement vers l'extérieur ? Pourquoi pensons nous que la solution de notre problème ne viendra pas de nous mais de l'extérieur ? Pourquoi le Centrafricain ne croit pas à lui même mais plus tôt à l'extérieur ? Pourquoi rejetons nous nos frères proches pour confier notre destin à quelqu'un de l'extérieur ? Pourquoi comprenons nous toujours à travers les choses ? Pourquoi c'est impossible de faire confiance à un Centrafricain en affaires ? De la réponse à ces variantes questions rejaillira la lumière qui guidera ce pays.

Akounindji Nicolas 13/06/2016 12:46

Pensez-vous que FAT à encore les oreilles pour le peuple qui l'a elu.Il n'écoute et voit que son ethnie et les gens qui l'entourent, quoi qu'on dise on lui fera savoir que c'est de la jalousie. En plus Il est entouré que par des escros communement apelé des "orateurs" à sa résidence. Leur dernier forfait un éminant Professeur de Mathématiques à qui ils ont dit l'avoir fait nommer Ambassadeur de la RCA au Sénégal pour cela l'ont dépouillé de tout, ce dernier après vérification aux Affaires étragères s'est rendu compte qu'il a été arnaqué a rendu l'âme quelques jours après, suite à un AVC.D'autres demandent à certains éléments de la Faca de leur communiquer leur Matricules pour les faire intégrer la futur sécurité présidentielle. Un autre personnage, Pasco SELESSON qui était impliqué dans le braquage/vol des primes des ministres("Bon vendredi") au temps ou lui FAT était 1er Ministre de Bozizé, arrété par l'Interpol au Cameroun et transféré à la SRI de Bangui ou il a passé plusieurs mois pour être libéré par la suite fait des aller et retour entre Bangui et Paris pour selon lui, attendre sa nomination a qui veut l'entendre, on ne sait à quel poste et avec quelle référence, BC ou quoi? Wait and see.

SABANGA 13/06/2016 11:13

Si j'étais le Président de la République, je passerais deux semaines par chef lieu de préfecture pour comprendre les problèmes de chaque région, recevoir les notables locaux sans distinction d'obédience, discuter avec eux des meilleurs moyens de sortir leurs régions de l'impasse, je chercherais à comprendre l'enjeux et la dynamique conflictuelle de la région. Je chercherais à découvrir les talents et les leaders d'opinions de la région et je chercherais à les responsabiliser au niveau de la région. Je veillerais et vérifierais l'utilisation des allocations de 100 000 000 FCFA du Gouvernement par préfecture. Je discuterais avec les leaders locaux des prochaines allocations et des infrastructures à réhabiliter. Si j'étais Président de la République, je viendrais dans chaque chef lieu de Préfecture accompagné des fonctionnaires de la région et je dirigerais le conseil des Ministres dans les régions. Si j'étais Président de la République, je ne laisserais pas l'arrière pays aux seules mains des fonctionnaires de la MINUSCA, je viendrais installer mon second bureau à Bambari, à Bouar, ..... Tous les week-end, je viendrais travailler en province avec les élites locales. C'est cela le changement et non de continuer la politique de Samba Panza en étant tout le temps à l'étranger. Un Président de la République a t'il besoin d'aller veiller aux préparatifs de la réunion des bailleurs de fonds sur son pays ? C'est du jamais vue. Pourquoi les Centrafricains n'aiment ils pas leurs pays ? Pourquoi tous les Ministres et hauts cadres passent l'essentiel de leurs temps à chercher à aller en mission à l'étranger ? Pourquoi n'aiment ils pas aller à l'intérieur de leur pays ? J'ai mal et très mal pour le comportement de mes compatriotes. Répondez moi, répondez moi vile. Je saigne et souffre de l'intérieur du comportement rétrograde et égoïste des miens.

zingo 11/06/2016 12:55

Analyse objective. Le Président voyage beaucoup et surtout il voyage sans son Ministre des Affaires Etrangères encore moins avec son Conseiller Diplomatique. Que fait un directeur de Cabinet dans une mission technique qui concerne les Relations Internationales et la Diplomatie. On pouvait comprendre cela au temps de BOZIZE qui n'était intello. Depuis plusieurs mois au pouvoir, une seule visite furtive en province Bouar. M. le Président, il faut savoir déléguer? Vous ne pouvez pas tout faire. Car il vous faut du temps matériel pour préparer un cours, lire les notes de synthèses des Conseillers, les audiences et les autres tâches d'un Président de la République. M. le Président, les habitants de Birao, OBO; Zemio, Mongoumba ont besoin de votre présence. Vous n'êtes pas le Président de Bangui à peine 23 km2 sur 624 000 Km2. Pendant que vous êtes entre 2 avions, Bria, Bambara Ndele, Bakouma, Obo, Zemio et les autres villes de tout le Centre-Sud-nord du pays est entre les mains des groupes armés. Vous risquez de vous retrouvez un matin avec comme territoire Bangui, Ombella-Mpoko Lobaye Sangha-Mbaéré, la kadéi sans la memberé. Ce n'est pas un jeu d'esprit. On n'a pas besoin d'avoir sciences Po et les sciences stratégiques militaires et avoir fait Saint-Cyr pour se rendre à l'évidence. Les mêmes ont repris le haut commandement de l'Armée étaient les mêmes au temps de BOZIZE et à votre temps. Quand les jeunes militaires braves envoyés sur le terrain envoyaient des messages radio vous informant l'arrivée des seleka, les mêmes généraux disaient qu'e les SELEKA n'arriveront jamais à Bangui/ le 15 mars 2013 Bangui a été pris!!!!!!!!!!! Que veut la Paix prépare la guerre ou encore mieux vaut prévenir que guérir. M. le Président, ce ne sont que de simples conseilles sans contrainte ni obligation. Car parfois dans la course, on oublie femmes et enfants pour aller se retrouver à MPoko pour un vol sur Paris;;;;; souvent sans femmes et enfants!