CENTRAFRIQUE: LE POUVOIR DENONCE UNE TENTATIVE DE DESTABILISATION APRES LES RECENTES VIOLENCES A BANGUI

Publié le

Les récentes violences qui ont causé trois morts les 3 et 4 juin à Bangui sont l’œuvre d’un groupuscule cherchant à déstabiliser les nouvelles autorités centrafricaines, en place depuis plus de deux mois, a affirmé le Premier ministre Simplice Sarandji lors d’une conférence de presse samedi dans la capitale Bangui.Le 11 juin, deux civils ont été tués et trois autres blessés après plusieurs heures d’affrontements entre populations musulmanes et chrétiennes dans le 5e arrondissement de Bangui, les premiers depuis l’accession à la magistrature suprême de Faustin Archange Touadera fin mars, provoquant une nouvelle poussée de fièvre, selon le bilan officiel établi le lendemain.Peu avant, le corps d’un musulman mort assassiné avait été découvert dans un autre quartier dans le 3e arrondissement, un acte aussitôt attribué par les proches et la communauté confessionnelle d’origine de la victime à leurs rivaux chrétiens et utilisé comme un prétexte pour des représailles contre ces derniers.Pourtant, selon les autorités, il s’agissait d’un conducteur de moto-taxi tué suite à un braquage opéré à son égard par un gang de malfaiteurs.En septembre 2015, un drame similaire avait dégénéré en affrontements intercommunautaires dans cette ville encore sous le choc de la grave crise sécuritaire et humanitaire due à la prise du pouvoir de l’ex-alliance rebelle de la Seleka et son leader Michel Djotodia contre le régime de François Bozize en mars 2013, et provoqué le report de l’élection présidentielle prévue au cours du même mois.Face à la presse samedi, le Premier ministre a aussi dénoncé le meurtre d’un autre civil centrafricain par un soldat rwandais de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) lors du match RCA-Angola comptant pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN) de 2017, au stade de 20.000 places de Bangui le 5 juin.A Bouca et Ndele et Bouca, respectivement à plus de 660 et environ 400 km au nord-est plus au nord de la capitale, des centaines de personnes ont aussi été tuées ces derniers jours par des groupes armés proches de l’ex-coalition de la Seleka, a-t-il en outre déploré. Sans oublier l’attaque au cours de laquelle un chauffeur de l’Ong Médecins dans frontières à été tué et son camion de médicaments pillé sur l’axe Sibut-Grimari.Dans ce contexte, une réunion secrète a rassemblé à un lieu non précisé autour de l’ex-chef de l’Etat par intérim Michel Djotodia (en exil à Cotonou au Bénin) et des chefs de factions de l’ancienne rébellion Nourredine Adam (aperçu ces derniers temps à N’Djamena au Tchad), Joseph Zoundeko, Mahamat Alkatim et Ali Darass, a fait savoir le chef du gouvernement.« Depuis ces incidents et le brillant vote de confiance accordé par l’Assemblée nationale (Parlement) au Premier ministre, chef du gouvernement, sur sa déclaration de politique générale, des manœuvres ourdies par des commanditaires de l’instabilité de notre pays sont mises en route pour créer à nouveau le désordre », a-t-il déclaré.« Des projets de déstabilisation sont orchestrés à Bangui à l’occasion du retour au pays de Son Excellence le professeur Faustin Archange Touadera après le périple qu’il vient d’effectuer à l’étranger pour rechercher des solutions aussi bien pour la reprise effective des FACA [Forces armées centrafricaines] que pour offrir au pays des perspectives sûres de relance économique », a-t-il poursuivi.Simplice Sarandji a appelé le peuple centrafricain à la vigilance et à l’unité pour faire échec aux « ennemis de la paix » qui, affirme-t-il, mais sans donner d’indices, sont identifiés à Bangui. Il avait déjà fait les mêmes déclarations dans un discours à la nation jeudi.Ancien chef du gouvernement de François Bozize, de 2008 jusqu’à la nomination de Nicolas Tiangaye comme Premier ministre du gouvernement d’union nationale et de transition par l’accord de paix de Libreville de janvier 2013, avant la chute du régime Bozize deux mois après, Faustin Archange Touadera a été élu par une large victoire le 14 février lors d’un scrutin qui était pourtant apparue comme porteuse de perspectives de sortie de crise.Face à un pays ruiné par plus de deux ans de violences et de chaos, donc une économie exsangue, sa tâche est ardue pour rétablir la confiance et la concorde entre les Centrafricains.Mais à l’instar de la Chine, il reçoit le soutien de la communauté internationale depuis son investiture le 30 mars. Une mission du Fonds monétaire international (FMI) a par exemple séjourné en mai à Bangui.Source: Agence de presse Xinhua

CENTRAFRIQUE: LE POUVOIR DENONCE UNE TENTATIVE DE DESTABILISATION APRES LES RECENTES VIOLENCES A BANGUI

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Mandja Dieudonné 20/06/2016 23:58

Les criminels SELEKa sont inséminés dans les institutions locales et sous-régionales notamment dans les Banques, les missions diplomatiques et avec des relais dans les zones minières facilitant des transferts d'argent pour financer l'achat des armes qui rentrent par Douala, Ndele, Birao. Le Président ferait mieux, au lieu de multiplier les périples en Europe, procéder rapidement au remplacement de ces collabos dans les Banques à Bangui et à Yaoundé, renforcer la surveillance des frontières avec le Cameroun. Et aussi, le Président doit aller en visite au Cameroun qui aide beaucoup la RCA dans la lutte contre ces criminels qui profitent des diamants du pays . Sinon, les risques sont énormes à force de tergiverser. sans prendre des décisions rapides qui s'imposent pour couper l'herbe sous les pieds de ces bandits qui sont centrafricains par intérêt. Il ne faut pas oublier, comme l'a dénoncé l'ONU, que ce sont les sociétés de diamants et de bois avec la complicité des sbires placés dans les régies financières, les banques locales et sous-régionales, qui ont financé la chute de BOZIZE et la mise en coupe du pays. C'est une question de sauvegarde.

Tatene 20/06/2016 00:34

La rupture et le spoil system sont les seules solutions pour venir à bout des criminels slekistes et leurs sbires nombreux dans les institutions locales et étrangères : regies financières, banques, représentations diplomatiques, etc...et surtout l'implementation rapide des forces de défenses étendues à tous les villages de notre pays, pour résister aux criminels islamisants ! Au lieu de traîner dans les réunions internationales improductives, faites appel vite au peuple Russe de Poutine pour la mise en place urgente d'une défense civile dans tout le pays ! La Minusca ne fera rien de Bon pour nous. Remplacer tous les collabos nommés dans les banques, les régies financières, les régions minières, l'urbanisme etc c'est la voie à suivre. Mais attention de nommer les nullissimes comme Feimonazoui Marius le courtisan, la famille comme Bireau et d'autres bras cassés cela donnera du carburant aux criminels en embuscade !

zingo 19/06/2016 20:02

Depuis le 30 mars 2016, le Président de la République accompagné de son Dircab, amateur des hôtels de luxe, a parcouru le monde entier, de New-York USA à, Bruxelles Europe. Pendant ce temps, le pays est en sang et feu. Plus de cents morts; 70% du territoire occupé, les villes de Ngaoundaye, Paoua, Koui, Bouca, Bambar, Kanga Bandoro, Bria, Yppi .....prises par les SELEKA. Non, M. Le Prémier Ministre, ce sont les Centrafricains de l'intérieur du pays que vous fuyez qui ont élu le Président Touadera. Les solutions au problèmes centrafricains se trouvent en RCA. ce n'est pas à l'étranger. Dans ces conditions qu'il démissionne tous les Ministres et qu'il prenne leur place. Que fait le Ministre des Affaires Etrangères, celui de la Coopération? Tourner les pouces! M. le Prémier Ministre, vous vous trompez. Ce n'est pas la bonne voie. Attention à un 23 mars 2013 bissssssssssss! Un Homme averti en vaut 1 000 002!

AGUINGO 19/06/2016 19:51

Cette crise était prévisible, pourquoi s'en étonner maintenant ! Dans notre pays il y a eu une crise politique, la solution ne pourra être que politique, que celui qui a gagné ne s'accapare pas de tout et que celui qui a perdu ne perd pas tout.

La solution militaire n'est pas du tout la bonne, il faut une réconciliation nationale entre les centrafricains et cela passe par la responsabilisation politique des deux parties.

Touadera n'est pas à la hauteur, il est dans un rêve sans fin, comment expliquer le retour de toute la bozizé dans son cabinet ! et les autres qu'est ce qu'il va en faire ! les faire rentrer au quartier ! voila les résultats.

Je suis de ceux qui pensent que Touadera doit prendre de la hauteur, faire revenir les chefs militaires dans la capitale y compris les anciens Présidents Bozizé et Djotodja; vaudrait mieux les avoir à ses côtés pour bien les surveiller que de les avoir avec leurs troupes ou loin de lui, la preuve ils manipulent leurs troupes pour causer des violences et ce ne sont pas les accusations du PM qui va arranger les choses.

Centrafricainement votre

tingawa 20/06/2016 23:31

Quelle est le nom de la deuxième partie????
Franchement!
Avant les élections, il y avait Touadéra, les autres candidats et le peuple. Aujourd'hui Touadéra et le peuple n'en font qu'un...

MAWA 19/06/2016 19:22

A l'épreuve du pouvoir. On ne peut pas vouloir rétablir la confiance et la concorde à la fois, et rapporter tos les Décrets pris par les Autorités de la Transition. C'est de l'amateurisme et de l'incompétence. Ce n'est pas à l'étranger que le Président va trouver les solutions du pays accompagné par son Directeur de Cabinet, sans son Ministre des Affaires Etrangères. S'il y a des accords ou Conventions, ce n'est pas à un Dircab de mener les dossiers. On est en Relations Internationales. Sauf si on est ignorant les us et coutumes en diplomatie. Attention au syndrome BOZIZE!

tingawa 20/06/2016 23:46

Je ne peux pas comprendre qu'il y a encore dans ce pays des gens pour soutenir l'insoutenable: l'irresponsabilité des gens qui nous ont gouverné jusque là.
Vous n'avez rien compris ou ne comprenez rien à la diplomatie. Lorsque le sujet est crucial pour la survie du pays, le président est le meilleur VRP. Les présidents Holande, Sarkozy, Obama, Merkel... sont tous allés partout: chine, émirats, Arabie saoudite... vendre des contrats (boieng, airbus, rafale, tgv, bateau...) pour enrichir leurs entreprises nationales.
Arrêter de rêver et de faire croire au gens que par une baguette magique on peut résoudre les multiples et complexes problèmes qui se posent à la République Centrafricaine. C'est triste de vous lire...