CENTRAFRIQUE: LA RUPTURE A DU MAL A ROMPRE AVEC LES ROMPUS

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Le décret portant désignation des membres du cabinet présidentiel à été publié le 18 mai 2016 mettant ainsi un terme à la nonchalance caractérisée et décriée par les médias et la classe politique centrafricaine. À travers ce décret, on constate qu'un gouvernement bis ou parallèle à vu le jour. Ce gouvernement déguisé ne viole t-il pas les dispositions de la constitution qui en prévoit un pour diriger la politique du President de la République ? Dans les jours à venir un gouvernement "ter"sera mis en place à la primature. Le choix de ces différentes personnalités nommées au cabinet présidentiel est-il basé sur le critère de compétence et d'intégrité prôné par la rupture ? A l'avenir, ne soyons pas surpris d'assister au retour massif des autorités de transition à la manoeuvre.La nomination de ces différentes personnalités n'est autre que des récompenses pour travail rendu, un partage de gâteaux pour tous ceux qui l'ont soutenus au deuxième tour des présidentielles. Nous osons en conséquence croire que tous les malheureux candidats aux présidentielles qui l'ont soutenus au second tour seront nommés. L'équation de la mangercratie est alors facile à résoudre et servira d'école : se présenter à l'élection présidentielle tout en sachant qu'on sera crédité de moins de 0% et soutenir celui qui est en pôle position en second tour en contrepartie d'un poste juteux. La leçon à tirer de cet énigme est qu'être candidat à une élection présidentielle en Centrafrique est un investissement viager et en même temps un business. La rupture semble s'embourber dans un cycle infernal. Ce qui explique la nonchalance, l'hésitation et l'indécision des nouvelles autorités à définir les priorités nécessaires à la reconstruction et à la relances économique de notre chère patrie. Mais où va donc ce pays ? Peut-on faire du neuf avec du vieux ? Certaines personnalités nommées avec rangs et prérogatives de ministre ont servi le pays en tant que ministres il y a de cela trois décennies. Cela laisse croire que le pays a connu un vide depuis trois décennies ? Le pays n'a pas formé de cadres depuis trois décennies ? On constate à contrario que le pays dispose d'un potentiel énorme en cadres mais où est la rupture ?Si la rupture par définition signifie partage de gâteaux, la diaspora qui a mouillé le maillot à la place de la République à Paris doit aussi réclamer sa part. Qu'est ce que ces personnalités bien lessivées peuvent encore apporter à ce pays ? Ce qu'ils n'ont pu faire en trois décennies, c'est seulement aujourd'hui qu'ils pourront le faire ? Franchement il faut arrêter avec ces dérives. Quand les disques sont rayés, on les jette ou alors on les expose dans les musées. Ce gouvernement parallèle va émietter le budget de l'Etat qui souffre déjà de détournements et des usages à des fins personnelles.Les nouvelles autorités du pays sont des enseignants mais elles ne créent pas les conditions nécessaires à l'intégration et l'insertion des jeunes diplômés. Ainsi, comment lutter contre le chômage des jeunes et des diplômés quand on remet sur la sellette des retraités qui n'ont plus rien à prouver ? Pour finir, le President de la République a t-il menti au peuple centrafricain en proclamant la rupture lors de sa prestation de serment ? Le mensonge officiel d'un chef de l'Etat sous serment n'est-il pas constitutif d'un parjure ? D'un délit pénal assimilable au faux témoignage ? N'y a y-il pas une faute morale ? Le peuple souverain qui à notre avis n'est pas dupe appréciera.                                                                                                                        Paris le 21 Mai 2016                                                                                                                       Bernard SELEMBY DOUDOUJuriste, Administrateur des Elections

CENTRAFRIQUE: LA RUPTURE A DU MAL A ROMPRE AVEC LES ROMPUS

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KARAZO 24/05/2016 17:20

Tralala....Tralala....Les jeunes, la rupture, la rupture et la rupture. De quels jeunes vous parler ? Ceux de la génération des années blanches ? Ceux qui achètent les notes et le Bac ? Incapables d'allonger une phrase correcte ? Il suffit de regarder et lire leurs écrits sur les réseaux sociaux. Ces écrits sont truffés de fautes d'orthographe et de syntaxe malgré l'existence de correcteur automatique sur la plus part des logiciels. C'est des ces jeunes dont vous faites allusions ? Ceux qui utilisent plus leurs muscles pour détruire que leurs cerveaux pour construire ? Merci, nous n'en voulons pas. Il faut d'abord leur apprendre à être honnête dans la vie et à avoir le goût de l'effort. Ils doivent apprendre à établir un lien direct entre l'effort et le gain avant de revendiquer quoi que ça soit. Ils doivent apprendre à travailler dur au lieu de passer leur temps à soulever des revendications et organiser des grèves sauvages à ne pas en finir. Ils doivent avoir un géni créateur en eux et être entreprenant pour changer leurs conditions d'abord que de passer leurs temps à pondre des enfants tout en étant sur les bancs ou au chômage. Bref, ils doivent se battre comme les jeunes d'autres pays qui ont investi Shanghai, Dubaï, Beijing, etc... au lieu de s'accrocher aux jupons de leurs femmes et pleurnicher à chaudes larmes sur leurs conditions.

Lé Bangui 24/05/2016 12:06

Touadera, Makassoua, Sako, Gouandjika, Bokassa, Veketo, Doumbane, Yerima, Sarandji, Grbada et consorts ont été tous des zélés complices du régimes de Bozize il est temps pour les Centrafricians de les virer? Surtout que Touadera a grossièrement menti en jurant de faire de la rupture son principe de gestion politique de notre pays. Levons nous et bottons hors de nos sphéres politiques ces zigotos de voleurs. ce sont les mêmes qui ont baissés leur culotte à Libreville en janvier 2013 devant Débit pour léguer notre pouvoir à la Séléka surtout M. Sako qui représentait le Président Bozize et le gouvernement dirigé par Touadera. Avec pour conséquences la mise en chômage de Touadera, sarandji, Grebada et la captation du pouvoir 3 mois après par la séléka. Que faire avec ces dames comme Koyara, Roseline et ces vieux crocos aux dents asserrées que les jeunes vont mettre dehors pour ne pas dire "etat" de nuire pour un retour réel à la paix et à la concorde nationale........ A suivre.

likoundou 22/05/2016 16:17

TOUADERA n'est pas l'homme de la situation, il a menti au peuple, on parlons de rupture, quelle rupture, on peut pas faire du neuf avec du vieux, il vient de formez un gouvernement bis à la présidence avec une bande des amis composé majoritairement des briscard qui ont tous échoués dans le passé et aujourd'hui il les remets sur la scène, vraiment venant d'un intellectuel de ce niveau on a de quoi à se poser des question sur la capacité de ce homme à diriger et reformer ce pays, son silence et son soutien à l'élection de MEKASSOUA à l'assemblé nationale on dit long, je me qui conque a défi, le premier indicateur, d'un pays qui veut opéré un changement est son gouvernement, regarder le gouvernement TOUADERA où est la rupture dans tout ça, c'est normale, ce monsieur n'avait pas de projet, un cheval non partant qui retrouve vainqueur de la course, vraiment on nous prend pour des moutons, un pays de tous les paradoxes,aucune moralité, composé des piètres politiciens, que des cherchés à manger, demain on ne sera pas surpris d'un nouveau soulèvement populaire pour demander la démission de TOUADERA s'il ne change pas de cap dès maintenant, car trop c'est trop, on veut un réel changement avec des jeunes et du sang neuf et non pas les % au dernier élection, le peuple les avaient rejeté, pourquoi TOUADERA les nommes à des postes de responsabilités? Le Président a trahi le peuple on se comportant de la sorte. Demain et dans les jours a venir c'est la rue qui va lui demander de faire sa valise et partir avec sa bande des délinquants et autres repris de justice qui compose sa majorité parlementaire.Ce pays a besoin d'un vrai libérateur comme K AGAME, SANKARA, le vrai Président de notre pays sortira par la force et non les urnes, car la démocratie en Centrafrique est piégée, la volonté du peuple n'est pas respecté, c'est la loi des tricheurs et des corrupteurs qui dominent, regardé un peu la composition du bureau de l'assemblé nationale, du gouvernement, du cabinet du président, c'est des indicateurs pertinents qui détermine que notre pays va bientôt connaitre encore pour une énième fois une crise politique et sociale inouï voir génocidaire à cause de la trahison du nouveau locataire de la renaissance qui ne respecte pas sa parole donné au peuple. Une nouvelle crise se pointe à l'horizon, qui vivra verra .

Tatene Polele 21/05/2016 14:31

Hé oui, force est de constater que Touadera étant du marigot de Bangui, il nene ne peut intellectuellement être le génie de la nouvelle RCA tant rêvée. Clans, amis et parents sont ceux-là qu'on retrouve partout, des critères de sélection n'ont jamais été rendus publics, des larges consultations pour permettre aux meilleurs d'entre nous de postuler n'ont pas été menées, etc..c'est donc le vieux logiciel de gestoion politico-administratif de la RCA qui perdure, avec un échec garanti prévisible. Ces mauvaises élections ont revélé les meilleurs de ce logiciel obsolète, c'est ainsi que deux ex PM de régimes échoués ont été finaliste, donc chers compatriotes, mettons nous au travail pour les presser et préparons déjà la VRAIE ALTERNANCE. Touadera a la bougeotte, il voyage tout le temps et la sonolence s'est emparée du pays en moins de 100 jours. Ce régime est déjà en panne sèche, s'il ne se sédentarise pas pour affronter le pays, aller dans l'arrière pays au lieu de se balader à l'extérieur, un matin il se lèvera encerclé par Boy Rabe...