CENTRAFRIQUE : LA FRANCE ANNONCE LE DÉBUT DU RETRAIT DE LA FORCE SANGARIS

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Annoncé en marge de l’investiture du nouveau président centrafricain Faustin Archange Touadera le 30 mars à Bangui, le retrait de la force française Sangaris de la République centrafricaine (RCA) a commencé, annonce un communiqué officiel publié mardi.Sangaris est le nom d’une opération militaire déployée en décembre 2013 avec pour objectif officiel de stopper les violences en cours dans ce pays et de désarmer les combattants de l’ex-alliance rebelle de la Seleka et leurs rivaux des milices anti-Balakas, les deux protagonistes de la crise née de la prise du pouvoir des adversaires de François Bozize neuf mois auparavant.« Le retour progressif de la paix et de la stabilité et le déploiement effectif de l’opération des Nations unies Minusca permettent d’entamer le désengagement des forces françaises de l’opération Sangaris, comme annoncé le 30 mars par le ministre de la Défense de la République française, M. Jean-Yves Le Drian, à l’occasion de l’investiture du nouveau président élu de la République centrafricaine », souligne le communiqué de presse de l’ambassade de France à Yaounde.« Avec l’accord des autorités camerounaises, des matériels et véhicules de l’opération Sangaris sont transportés par voie aérienne entre Bangui et la base aérienne 201 de Douala [métropole économique du Cameroun]. Ces matériels seront embarqués à bord d’un navire affrété au Port autonome de Douala », poursuit le texte.D’après les autorités françaises, « l’ensemble des opérations de transit du matériel militaire français de l’opération Sangaris via le territoire camerounais est conduit sous escorte de la gendarmerie camerounaise ».D’un coût estimé à 100 millions d’euros, cette opération a comporté à l’origine 1.600 soldats, effectif porté à 2.000 hommes en février 2014, avant d’être réduit de plus de la moitié, à 900 éléments en juillet 2015, selon les chiffres officiels.Le gouvernement français se félicite des résultats positifs de sa mission militaire pour la baisse de la violence en RCA, alors que des sources au sein du pouvoir de transition de Bangui et des observateurs l’accusent d’avoir entretenu des rapports troubles avec les deux protagonistes de la crise, encore dangereux, car toujours en possession de leur arsenal de guerre sophistiqué, ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour les nouvelles autorités du pays.Ces troupes françaises sont aussi accusées d’abus sexuels à l’égard de civils centrafricains.Depuis l’indépendance en 1960, c’est la septième intervention française du genre en RCA, où la France dispose d’une base permanente à l’aéroport international de Bangui M’Poko.  Xinhua

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