BIENVENU DANS L'ARÈNE MONSIEUR LE PRÉSIDENT

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Enfin l'interminable transition est terminée. Qui le croyait ? On nous a inventé des équations à plusieurs inconnus que les élections  ne pouvaient se tenir compte tenu des difficultés sécuritaires et autres mais le peuple centrafricain a pris de la hauteur et a prouvé à l'opinion internationale qu'il est politiquement mature. L'élu de la nation est entré dans ses droits sans heurts avec beaucoup de liesses et d'engouements. A peine redescendu sur terre, le plus dur va commencer car beaucoup reste à faire. La mission est certes difficile mais il faut oser. Le peuple se rend compte que vous avez la volonté de réussir et l'attente est grande. Le peuple peut compter sur la poigne du président de la République qui a arraché avec énergie et autorité l'emblème national tendu par un officier de l'armée nationale lors de son investiture. Le peuple veut croire au risque d'être déçu. Pour ce faire, les centrafricains ont besoin de sang neuf, des nouveaux noms dans le gouvernement à l'exception des anciens noms qui nous sont familiers et seulement au prononcé agressent les tympans. Nous attendons un dynamisme qui marque la rupture d'avec le passé. Ainsi pourquoi ne pas composer un gouvernement restreint ? Pourquoi ne pas diminuer le train de vie de l'Etat au profit de la santé de la population ? de l'éducation ? de la restructuration de l'armée ? de la restauration de l'autorité de l'Etat ? De la lutte contre la corruption et la pauvreté ? Et enfin du retour des réfugiés et déplacés ? Pourquoi ne pas essayer avec la jeunesse ? Et pourquoi pas une révolution économique ? Autant d'interrogations sans réponses mais il faut savoir que la réussite a un prix. Il faut gouverner autrement en encadrant bien son entourage car ce dernier est toujours mis en cause dans les échecs précédents. Il serait également important d'avoir un droit de regard ou de suivi sur tout ce qui gravite autour de vous, même si la mission est confiée à un homme de confiance. Nous nous permettons d'attirer votre attention monsieur le président sur le respect des droits de l'homme, la liberté de la presse, le respect des règles établies, l'indépendance de la justice qui sont des attributs de toute démocratie. Nous vous invitons entre autres à créer les conditions pour faciliter les initiatives innovantes de la diaspora et d'alléger les formalités d'investissement économique. Compte tenu de l'héritage d'un pays en lambeau, nous exhortons le peuple à la tolérance car vos différentes reformes mettront du temps pour produire des effets. En attendant, il faut oser.                     Paris le 01 avril 2016.  Envoyé de mon iPadBernard SELEMBY DOUDOUJuriste, Administrateur des Elections

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