LUDOVIC LEDO DE L'ONG CENTRAFRICAINE E KIRI NA KODRO SE LIVRE A CŒUR OUVERT

Publié le par TAKA PARLER

LUDOVIC LEDO AU MICRO DU JOURNAL ECHO DE LA DIASPORA
LUDOVIC LEDO AU MICRO DU JOURNAL ECHO DE LA DIASPORA

"ÉCHOS DE LA DIASPORA", POUR DIASPORA MAGAZINE A TENDU SON MICRO POUR UNE INTERVIEW CEJOUR A LUDOVIC LEDO, PROMOTEUR DE L'ONG DIASPORA CENTRAFRICAINE É KIRI NA KÖDRÖ DONT LESIÈGE SE TROUVE AU BÉNIN, POUR PARLER AVEC LUI DE CETTE ONG, DES PERSPECTIVES D'AVENIR, ETDES RAPPORTS ENTRE L'ONG, LE CONSULAT ET LE BUREAU DE LA COMMUNAUTÉ CENTRAFRICAINE AUBÉNIN.
LISEZ PLUTÔT VOUS MÊME !

EDLD-DM (ÉCHOS DE LA DIASPORA POUR DIASPORA MAGAZINE): Bonjour Mr LEDO!

L.L (LUDOVIC LEDO): Bonjour!

EDLD-DM : C'est après votre bref passage à l'émission "Zia É Ténè" du 31 Août dernier sur VOA AFrique, émission animée depuis Washigton aux USA par Felix YEPASSIS ZEMBROU et Pascaline LEMASSET MANDYAN, que la rédaction de notre journal "Échos de la Diaspora " pour Diaspora Magazine au Bénin, a choisi ce jour pour vous tendre son micro, afin de parler avec vous d'un certain nombre de choses que nous aurons le temps de vous dévoiler. Mais avant, voudriez-vous bien vous présenter à nos nombreux lecteurs ?

L.L: Merci bien madame pour cette interview, opportunité grandiose que votre rédaction m'offre de donner mes impressions sur un certain nombre de choses comme vous aviez dit et promis de dévoiler. Mais avant de me présenter, je voudrais d'abord faire mes civilités à vos chers et nombreux lecteurs planétaires, et qui certainement prendront le temps de nous lire.

J'adresse mes civilités aussi à tous les centrafricains de la diaspora, et en particulier aux différentes autorités centrafricaines qui liront votre journal.

Je suis Ludovic LEDO, juriste et organisateur-conseil centrafricain, par ailleurs promoteur de l'ONG "Diaspora Centrafricaine É Kiri Na Ködrö", dont le siège se trouve au Bénin, précisément dans la ville de Cotonou.

EDLD-DM : Belle présentation, mais l'homme est-il marié, des enfants?

L.L: (Rire....) Loin de moi l'envie d'entretenir un quelconque mystère sur la question, mais permettez moi, je vous en prie, et pour des raisons personnelles, de ne pas répondre aux questions qui relèvent strictement de ma vie privée, je vous en prie!
Cependant, je constate que vous êtes une charmante journaliste. Alors, êtes-vous mariée vous...(Rire)???.

EDLD-DM : (Rire...) OK, c'est noté Mr LEDO, mais ici c'est moi qui pose les questions et non l'inverse. Alors, dans votre belle présentation de tout à l'heure Mr LEDO, vous disiez être juriste, organisateur conseil, mais aussi promoteur d'une ONG dénommée Diaspora Centrafricaine É Kiri Na Ködrö.
Voudriez vous bien nous parler un peu de cette ONG, c'est quoi l'ONG Diaspora Centrafricaine É Kiri Na Ködrö ? Comment est-elle née ? Que fait-elle? Bref....

L.L: Merci une fois de plus madame, et avant de répondre à vos questions sur l'ONG, je voudrais sans m'en enorgueillir, affirmer à l'attention de vos lecteurs que je suis un juriste plein, bien former, et de la bonne école. L'organisation -conseil, je m'y suis mis je dirais par embuscade, un peu poussé par la curiosité intellectuelle. Donc voilà!

Pour revenir maintenant au chapelet de vos questions, je dirais que Diaspora Centrafricaine É Kiri Na Ködrö est une ONG centrafricaine née à la suite de plusieurs faits constatés par un groupe de jeunes intellectuelles de la Diaspora centrafricaine d'Afrique de l'ouest en général, et du Ghana en particulier. Faits les plus horripilants les uns que les autres. Et ce serait, il faut l'avouer, fastidieux pour vos nombreux lecteurs de lire ici la liste complète de tous ces constats exaspérants, si j'en citais, mais je retiendrais quand même à leur attention, trois principaux constats.
Voyez vous madame, suite à la tragédie qu'a connue mon pays la République Centrafricaine entre mars 2013 et décembre 2015, des milliers de compatriotes centrafricains craignant pour leurs vies, ont fuis vers les pays voisins, alliés et amis de la Centrafrique dans le but d'y trouver refuge.
Et avant le lancement officiel de l'ONG dont je suis le promoteur, mon équipe et moi avions procédé à une enquête préliminaire au sein des différentes communautés centrafricaines de la diaspora, enquête qui a aboutit à des statistiques déplorables. Savez vous madame que sur tous les centrafricains qui pour diverses raisons (étude; refuge, tourisme) ont quitté la Centrafrique, seulement 21% de ceux-là décident de rentrer chez eux; 43,5% cherchent à migrer vers d'autres pays Européens, Américains, Asiatiques et même Africains; Et les 35,5% restants, s'installent dans ces pays d'accueils, cherchent du boulot, et refont leurs vies. Ça c'est pour le premier constat.

Deuxième constat, parmi les centrafricains qui ont quitté le pays pour trouver refuge ailleurs, nombreux sont ceux-là qui ont étudié dans de grandes écoles formations en Europe, de grandes universités en Amérique, en Asie, y en a qui ont suivis de très bonnes formations et dans des domaines variés en Afrique, mais qui tous après mettent ces acquis au profit des autres pays au détriment évidement de la République Centrafricaine. Personnellement, j'ai eu la chance de sillonner un peu la sous région Ouest-africaine et même centrale, et je puis vous rassurer que des centrafricains intellectuels et très intelligents, y en a, mais...?????

Troisième constat: Aujourd'hui en RCA, les petites et moyennes entreprises, les entreprises étrangères, les sociétés privées, parapubliques et publiques parfois, ont le réflexe premier de recruter leurs cadres parmi les non nationaux au prétexte que les nationaux pour la majorité manquent de compétences nécessaires pour certains de ces postes là. Or, les diasporas regorgent de compétences multi secteurs, et bien au delà des demandes et exigences du pays. Si donc ceux de la diaspora rentraient au pays pour donner un coup de pouce, qui serait plutôt un coup de géant, la République Centrafricaine je pense, se lèverait quand même, et entrerait dans le concert des nations. C'est donc fort de ces tristes constats que nous nous sommes dit qu'il fallait agir et faire quelque chose, et c'est comme cela donc que l'ONG Diaspora Centrafricaine É Kiri Na Ködrö est née, pour promouvoir et inciter les étudiants diplômés et les autres centrafricains formés, à rentrer mettre leur savoir et compétences respectives au service du pays, notre pays, la République Centrafricaine.

EDLD-DM : Wahouuu!!! C'est une initiative belle et même fantastique Mr LEDO, c'est bien pensée, félicitation ! Seulement il y a une question qui reste, la Sécurité en RCA, est-elle garantie ? Et même par dessus tout, la question d'emplois, pensez vous qu'un jeune après ses études, voudrait simplement retourner au pays comme ça, sans garantie aucune d'un emploi certain? L'ONG a telle pensée à ça ?

LL: Votre question sur la sécurité est importante madame, et elle a même toute sa place, car une personne ayant trouvé refuge ailleurs en fuyant l'insécurité dans son pays, ce serait irrationnel de demander à cette personne de retourner dans cette insécurité là.
Seulement, voyez-vous, je suis heureux de vous apprendre que la question sécuritaire est la question de l'heure, et qui vraiment préoccupe le Gouvernement de Bangui.
Le Président de la République, le Pr Faustin Archange TOUADERA et les membres de son Gouvernement, le Président de l'Assemblée Nationale, l'honorable Abdou Karim MECKASSOU, et les autres élus de la nation, tous s'y mettent vraiment, et les signaux, soyez-en rassurer sont positifs. C'est vrai que le risque zéro n'existant pas, il y a forcément dans certaines provinces et de manière intermittente des tirs sporadiques ou quelques mouvements isolés des factions de bandes armées, mais avec le programme DDR qui est lancé, soyez rassurer que la sécurité sera au rendez vous très bientôt. Le centrafricain lambda pourra quitter Bangui un week-end, pour aller vers Kouango dans la Ouaka, boire son vin de raphia, manger son poisson frais, puis rentrer à Bangui sans être inquiéter.
Maintenant sur la question d'emplois, l'ONG a pris attache avec plusieurs ministères, entreprises publiques, parapubliques, privées, et ainsi que certains organismes internationaux à Bangui, afin de voir avec eux, certains quotas à attribuer à l'ONG pour le recrutement des centrafricains de la diaspora. Des échanges sont en cours, ils sont fructueux et promettent de bonnes choses, ce qui me pousse à dire que dans les semaines et mois à venir, nous serons fière de faire partir à Bangui et pour travailler, un certain nombre de jeunes diplômes centrafricains de la diaspora. En conclusion donc madame, les choses promettent, soyez en rassurer.

EDLD-DM: Vous parlez avec une sûreté dans le ton, et qui nous rassure bien. Sinon, l'appel que vous lancez à vos compatriotes de la diaspora, sont-ils réceptifs à cela?

LL: Oui, ils y sont très réceptifs, les demandes d'adhésion fusent d'ailleurs de partout. Nous avons lancé l'ONG à Cotonou, mais avions déjà des représentants en France, au Burkina-Faso, au Togo, au Ghana, en Cote d'Ivoire, au Sénégal, au Mali, au Maroc, au Cameroun, au Gabon, au Congo, et en RDC. Tout ceci pour vous dire que les gens sont mobilisés, et veulent rentrer chez eux.

EDLD-DM: OK, c'est intéressant. Alors, outre les démarches auprès des autorités de Bangui et autres pour tout ce que vous nous aviez précédemment dit, l'ONG a telle déjà à son actif quelques réalisations, si oui lesquelles?

LL: Merci pour la question! Et bien comme toute association sérieuse et crédible, nous avons outres nos objectifs et buts statutaires, un Plan d'action sur deux(02)ans bien élaboré, avec un cahier de charge bien détaillé.
Le 31 juillet dernier, nous avons tenu ici à Cotonou, la toute première conférence d'informations générales et de lancement officiel de l'ONG. Et au début du mois d'octobre qui arrive, nous aurons une cérémonie officielle à laquelle vous serez certainement invité, celle de la présentation officielle de tous les membres du Bureau Exécutif de l'ONG, du Conseil d'administration, et des sous organes.
Mais s'il faut revenir dans le cadre exclusif de votre question, je dirais que l'ONG a déjà à son actif quelques réalisations, et pas des moindres. Je peux cité par exemple l'accord d'exemption de visa du 02 Août 2013, signé entre la République Centrafricaine et celle du Bénin, mais dont l'application côté Béninois flottait depuis quelques années, ceci au détriment des parties centrafricaines. C'est bien à partir des actions et autres démarches menées par l'ONG Diaspora Centrafricaine É Kiri Na Ködrö, que l'application dudit accord a été effective en 72h, beaucoup s'en souviennent encore.
C'est vrai qu'un peu plus tard, c'était l'apothéose avec la nouvelle selon laquelle le Président Béninois, Son ExcellencePatrice TALON, et que je félicité au passage, avait annoncé depuis Kigali (Rwanda) que son pays lèverait la restriction des visas d'entrée à tous les pays Africains.

Toujours comme action posée, nous nous étions rendu compte que la plus haute représentation diplomatique de la République Centrafricaine près le Bénin, c-a-d, notre consulat, n'avait pas de photo de notre Président, le Pr Faustin Archange TOUADERA, ceci six(06) mois après que ce dernier soit élu, puis investit. Or, vous ne vous doutez pas un seul instant madame la journaliste, du nombre important de personnes qui peuvent passer pour diverses raisons dans cette chancellerie.
Pour nous centrafricains, c'était un coup dure, une grande honte je dirais. Ayant donc à l'ONG un principe selon lequel on ne s'amuse pas avec l'honneur et l'image de la République Centrafricaine, nous avons décidé d'offrir au Consulat et pour tous les centrafricains, lors de la fête de l'indépendance le 13 Août passé, une photo grand format (50cmx60cm) de notre bien aimé Président Faustin Archange TOUADERA. Belle photo vitrée, et dans un joli cadre en bois teinté d'or.

Poursuivant toujours dans la ligne des actions menées, nous nous étions rendu auprès d'environ dix-huit (18) instituts Universitaires au Bénin, et dans lesquels les centrafricains à la recherche du savoir affluent. Nous avions discuté avec ces deniers, nous avons convaincu ceux qui ne voulaient plus recevoir des étudiants boursiers au prétexte fondé que l'État Centrafricain n'honorait pas, sinon véritablement plus à ses engagements, nous sommes parvenu à convaincre la majorité, d'accepter nos cadets boursiers de cette année, ceci en leur promettant fermement en retour d'interpeller à notre niveau le Gouvernement Centrafricain afin que certaines ardoises auprès de ses universités soient réglées. Plus encore, nous avions étudié avec eux, puis adopté des mesures devant permettre à décourager les auteurs de faux diplômes avec lesquels parfois certains étudiants rentrent à Bangui pour chercher de l'emploi. Nous avions porté à l'attention de chaque parent qui envoie son enfant au Bénin, la liste des 52 universités autorisées par l'État Béninois, d'exercer.

Enfin, le responsable d'une prestigieuse école, ISM-Adonaï a pu être convaincu par nous d'aller s'implanter à Bangui, des contacts ont même été pris, et je pense qu'au niveau du Consulat, les choses suivent leurs cours.

Et je conclurai dans ce volet des réalisations de l'ONG en disant que nous nous étions rendu au chevet de nos compatriotes centrafricains en prison au Bénin, pour les assister, leur passé un message fort de soutien, et pour voir dans quelle mesure accompagner juridiquement ceux qui sont encore en prévention, et les condamnés, de bénéficier de certains avantages juridiques légaux comme les corvées, semi-libertés, etc...

Donc voilà un peu au titre des réalisations, ce que l'ONG a déjà fait jusqu'ici, et le meilleur est à venir.

EDLD-DM: A vous écouter Mr LEDO, on ne peut qu'applaudir les actes de bravoure posés par l'ONG à l'endroit de vos compatriotes Centrafricains. Alors, allons maintenant dans un cadre un peu sensible, en espérant que vous resterez toujours zen et à coeur ouvert aux questions qui vont suivre. Et bien, avant que nous n'arrivions ici pour cette interview, nous avons parcouru les réseaux sociaux, et même interrogé certains de vos compatriotes. Et de tous, il en ressort qu'il y aurait une nette déchirure en ce moment entre le Consulat de Centrafrique au Bénin et l'ONG Diaspora. Et nous avons même intercepté une note Ref. 097/CHRCA/BEN/16 du consulat datée du 26 Août dernier, et qui vous demandait de cesser de mener vos activités, rencontres et autres au sein du Consulat. Et certains de vos compatriotes que nous avons rencontré, nous ont même dit qu'il y aurait aussi un froid entre vous et certains membres du bureau de la Communauté Centrafricaine au Bénin. Alors, que dites vous vous même par rapport à tout cela Mr LEDO?

LL: (Rire...) Vous aviez eu raison madame, de Parler de "cadre sensible" dans l'introduction de votre question. Déjà, sachiez madame que je suis homme débarrassé de tout préjugé, un homme qui vit dans la vérité et qui n'a rien à cacher, excepté des questions sur ma vie privée.

Je dis des choses qui n'indexent singulièrement personne, mais dans lesquelles beaucoup de personnes se retrouvent souvent.

Alors, une déchirure entre le Consulat et l'ONG, ça c'est vous qui m'informer. Cependant, je ne vous cacherait pas ma perplexité d'avoir retrouvé moi aussi sur facebook, une copie de la lettre du consulat, lettre à laquelle vous faites allusion, et qui pour un consulat, m'avait été transmise par des voies non conventionnelles et que j'avais d'ailleurs dénoncé. Et si vous aviez lu l'accusé de réception de l'ONG , réponse à ladite lettre, vous vous serez pertinemment rendu compte de part mes réponses que le Consulat s'était fourvoyé sur certaines affirmations, ce que j'avais trouvé même fondamentalement injuste, pour ne pas dire intellectuellement malhonnête, car je le redis encore pour vos lecteurs, je n'ai pas sollicité un poste quelconque au Consulat de Centrafrique près le Benin, jamais.

Par contre, j'avais par une correspondance du 12 juillet 2016 (dont j'ai l'accusé de reception) adressée à Son Excellence Madame le Consul, et dans laquelle je proposais à Son Excellence, de choisir parmi les personnes diplômées de la communauté centrafricaine au Bénin, un homme ou une femme, et de nommer ce ou cette dernière à un poste de conseillers à la coopération chargé(e) des affaires culturelles, car, et je le disais, le fait que des Centrafricains se rendent au consulat pour diverses raisons (Établir un Laissez-passer, une carte consulaire ou tout autre document) et qu'ils se rendaient compte que parmi tout le personnel administratif et consulaire en poste, qu'il y a aucun centrafricain parmi eux, cela était un peu frustrant, et ça parlait en milieux centrafricain. Voilà ce qui était réellement, et par l'aval de l'assistant du Consul, j'ai eu un accord de principe non formel, car étant juste verbal, pour travailler comme tel tout en formant une tierce personne qui devrait prendre la relève au bout de deux mois. Voilà !
Je ne voudrais pas revenir dans les moindres détails sur cette affaire, je vous invite simplement à lire ma réponse à ce sujet. Concernant le bureau de la communauté centrafricaine, là je suis plus que étonner, car son Président, vice président, et le teste des membres du bureau et moi, nous nous entendons très bien. Il y a même moins de dix(10) jours, les membres de l'ONG et moi même étions invité là-bas pour un fraternel échange qui s'est soldé par un magnifique cocktail offert par le Président Clément Rupert KANGALE, un grand frère pour qui j'ai beaucoup beaucoup de respects, excusez moi pour la répétition. Enfin, et je finirai par là, vous devez savoir que partout où il y a des hommes et des femmes, il y a le "choc d'ambitions", et donc des incompréhensions peuvent naitre. Mais tout étant perfectible, on parvient toujours à surmonter les obstacles mêmes les plus fâcheux, vu que ce qui nous uni, la RCA, est plus grande que tout ce qui nous divise, c-a-d nos querelles personnelles et autres subjectivités abyssales.

EDLD-DM: Mr LEDO, reconnaissez quand même que vos affirmations sont effrayantes, comment se fait-il qu'un Consulat n'ai aucun personnel, citoyen du pays de ressort en son sein? Et à Bangui, le consul du Bénin, vous êtes certain que c'est un Béninois et non pas un centrafricain...(Rire)???

LL: Ecoutez madame, c'est parce que vous ne me connaissez pas, sinon vous saurez que je ne fais pas du sensationnel, et je ne verse pas non plus dans la flagornerie. Je vous le dit avec toute la sincérité qui me caractérise, qu'il y a aucun centrafricain en fonction au Consulat de Centrafrique au Bénin, que ce soit officiellement ou officieusement, je dis bien aucun!

Vous êtes journaliste, menez vos investigations madame, je vous lance d'ailleurs le défit de prouver à vos nombreux lecteurs, le contraire de mes affirmations.
Au niveau du Consulat du Bénin près la Centrafrique, le personnel consulaire est Béninois, même si quelques uns pour avoir mis long la-bas parlent couramment le sangö, notre langue nationale.

EDLD-DM: Mr LEDO, mon collègue me demande de revenir sur les réseaux sociaux et vous demander pourquoi ne pas avoir répondu à l'un de vos compatriotes qui depuis le Togo, a publié la note du consulat en agençant des propos que nous avions nous aussi trouvé pas très cohérent, pourquoi ne lui avoir pas répondu?

LL: Ohhhh madame!!!! Vous connaissez la réponse à réserver aux imbéciles.
Pourquoi gâcher mon temps précieux pour répondre à un semi-analphabete qui s'inscrit dans une ligne de démarche médiocre?

Ce sont simplement des incapables qui ont la facilité de diffamer et critiquer les actes nobles posés par les autres, mais qui bizarrement sont incapables d'utiliser la même facilité pour proposer des solutions nobles et alternatives à ceux des autres afin de pallier aux problèmes centrafricains.

Bref, les choses basses meurent toujours de leur propre poison, il a eu la réponse à son post, car voyez vous madame, en bas de chaque post facebook, il y a trois (03) mentions: "J'aime" - "Commenter" - "Partager" permettant à tout un chacun de s'exprimer selon sa sensibilité sur la nature et la qualité du message posté.

La mention "j'aime" pour dire que j'aime l'info, je l'approuve, c'est bien etc....
La mention "Commenter" qui permet à tout un chacun de se prononcer et donner son avis personnel sur le sujet posté, et la mention "Partage" qui permet au lecteur qui y trouve un réel intérêt, et pense que l'info est suffisamment vraie, crédible et importante pour que le max de personne le saches, de le partager avec d'autres.

Alors, allez sur ma page facebook a moi, voyez les posts des actes posés par l'ONG, comptez vous même le nombre de mentions "j'aime", le nombre de " Commentaires" d'appréciations et d'encouragements, et le nombre de "Partage".
Allez-y ensuite sur la page du jeune aigri qui fait cette diffamation stérile, et refaites le même exercice de comptage, et vous comprendrez pourquoi j'ai pas répondu. Il n'a pas d'audience, car s'il avait seulement 10 mentions "j'aime" et "10 partages" , j'aurai peut-être directement répondu, mais hélas, non, puisque les centrafricains ont aujourd'hui une culture médiatique très poussée et qui ne les font plus avaler n'importe quoi. Et même jusqu'ici, ce sont des compatriotes qui croient en moi, qui croient à l'ONG et à tous ses membres, qui répondent sans mon avis à ces affabulations. Moi j'ai bien des choses plus importantes à faire madame.

EDLD-DM: OK, c'est bon Mr LEDO. Et bien, merci pour ce temps que vous avez bien voulu nous accorder pour répondre à nos questions. Alors, c'est quoi votre dernier mot?

LL: (Rire...) Mon dernier mot? Mais je ne prononce jamais, madame, mon oraison au funèbre, alors désolé, je n'aurai pas de dernier mot tant que je respirerais. Par contre, si vous voulez parler de mon mot de fin, et bien ce serait déjà deux appels que je lancerais premièrement à l'endroit des centrafricains de toutes les diasporas, pour leur dire que la Centrafrique de part sa virginité est encore une terre d'attractivité, et qui de surcroit offre encore des opportunités à ses fils et filles. Nous devons donc pour ceux qui n'ont pas de véritables occupations à l'étranger, rentrer pour aider et contribuer à la reconstruction du pays.

Deuxièmement, je lance un appel à l'endroit du gouvernement centrafricain, je leur rappel à tous de tenir et d'honorer à leurs engagements respectifs, car quand on s'engage en politique, c'est bien pour faire changer les choses. Et qu'ils soient regardant sur les propositions de la diaspora, et tout ce qui s'y fais.

Enfin et pour conclure mon propos, je voudrais solennellement remercier ici tous ceux-là qui nous soutiennent dans ce combat difficile, et remercier particulièrement les autres membres de l'ONG, ceux-là qui font les véritables miracles dans l'ombre, et que je ne fais moi que présenter à mon niveau. Je pense à la Présidente de l'ONG, Madame DOLLY LANGA MOUZOU Sara Patricia; Au Vice -président MAHAMAT Vidal; Au Rapporteur général, Mr TABAYABA Bruno Chanel; à la Comptable-trésorière Mlle Prudence Ornella KOCTTO; A Joly Thomas MGBONGA des relations avec les institutions, et à l'infatigable Marly NGOUKOUMBA de la Communication. A tous, je leur dit de tenir bon, car on voit déjà le bout du tunnel.
Je ne saurais oublier les représentants de l'ONG dans d'autres pays comme Nancy GOUVERNANT en France, Annie Gisèle VEKETO au Canada, HAMADY MABO au Burkina Faso, Clanuel NODJIMADJI au Togo, Stephane YONGO au Ghana, et les nombreux autres qui se reconnaîtrons.
Je vous remercie !

EDLD-DM: Merci à vous aussi!


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Propos recueillis par Mlle AMOUZOU NAHUM Chantal.
Du journal "Écho de la Diaspora" au Benin.

Publié dans Société

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