ENCOURAGEMENTS AU MINISTRE DES FINANCES ET DU BUDGET

Publié le par TAKA PARLER

HENRI-MARIE DONDRA
HENRI-MARIE DONDRA

Tout bon enseignant sait découvrir le talent d’un bon élève par son premier devoir. Les Profs TOUADERA et SARANDJI ne vont pas me démentir concernant leur brillant élève, le Ministre des Finances et du Budget, M. DONDRA.

S’il m’était donné d’apprécier et de donner une note sur 20 au Ministre des Finances et du Budget, croyez moi, il mérite un 18/20, avec Mention Très Bien et avec Félicitation du Jury.

Monsieur le Ministre des Finances et du Budget, vous avez nos encouragements pour le travail fait.

En l’intervalle de 3 mois, ce Ministre a pris ses marques et a montré qu’il était à la hauteur de sa tâche et maitrisait son sujet « les Finances et le Budget ». Ce qui ne semble pas être le cas pour certains d’entre eux.

C’est le seul élève (Ministre) de cette classe (Gouvernement) qui a compris la leçon et maitrise sa matière. Et il sait ce que les Professeurs FAT et SMS lui ont demandé de faire. Et il le fait si bien, avec méthode, rigueur, conscience, abnégation et talent.

Bravo, Monsieur DONDRA. Vous méritez votre place. Vous êtes l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

Mais, de la dette ?

Selon le Ministre des Finances et du Budget, l’encours de la dette publique centrafricaine s’élève à 450 milliards de francs CFA.

Soit le double du Budget national qui est de : 260 milliards de F CFA.

Tous les Ministres qui sont passés par là n’ont jamais osé, ni eu le courage de faire l’inventaire du stock de la dette publique et le publier, comme l’a fait le Ministre DONDRA.

Cependant, pour la clarté et la compréhension de la démarche, on aurait souhaité que le Ministre détaille la structure de la dette publique après cet état d’inventaire.

La structure de la dette publique de l’Etat se décline en :

- Dette intérieure

- Dette extérieure

1- La dette intérieure

La Dette Intérieure est composée principalement d’une dette sociale et commerciale, et des créances vis-à-vis des établissements bancaires de la place et de la dette vis-à-vis de la BEAC..

· De la dette sociale :

La dette sociale concerne les salaires, les bourses, les frais de scolarité, les pensions, les frais d’hospitalisation, les saisies-arrêts des décisions de justice, les réparations civiles et les remboursements de frais de transport, etc...

· De la dette commerciale

La dette commerciale reflète l’encours de dettes croisées avec les trois entreprises publiques principales, à savoir la SODECA (qui est la Société de Distribution d'Eau en Centrafrique), la SOCATEL (qui est la Société Centrafricaine des Télécommunications), et l’ENERCA (qui est la Société de l'Énergie Centrafricaine).

· De créances vis-à-vis des établissements bancaires de la place ;

· De la dette vis-à-vis de la BEAC ;

Remarque : Dans le discours du Ministre des Finances et du Budget, on aurait souhaité qu’il indique clairement la part de l’encours de la dette intérieure et de la dette extérieure dans ladette publique globale, pour une bonne compréhension.

2- La Dette Extérieure

La dette extérieure est constituée de :

- la dette envers les créanciers multilatéraux,

- La dette envers des créanciers bilatéraux

- Les créances commerciales.

Les principaux détenteurs de créances sur l’Etat Centrafricain sont les institutions internationales qui sont des créanciers multilatéraux (IDA du Groupe de la Banque Mondiale ; FAD du Groupe de la BAD ; FMI et FED) ;

Les créanciers bilatéraux et commerciaux sont composés des pays comme la France, la Chine, les Etats-Unis, l’Allemagne, et les sociétés commerciales regroupées a sein du Club de Paris.

De ce qu’a dit le Ministre, la Dette publique globale avec un tel niveau d’encours pose problème. En effet, en langage d’entreprise, la situation de la RCA avec ce niveau d’endettement montre un Etat en état de faillite totale. Car, si l’on considère le montant de notre budget 260 milliards de F CFA comme capital de l’entreprise « RCA », et le montant de la dette (capital et intérêt compris) 450 milliards de F CFA, on note bien que le montant de l’endettement représente 173,07% du capital (450/260= 1,7307). En d’autres termes, le capital est absorbé par l’endettement. En langage facile : état de faillite.

Au regard des éléments fournis par le Ministre des Finances et du Budget, cette situation doit nous interroger et nous pousser à regarder vers nos dirigeants pour leur dire que la situation est plus que grave. En effet, au lieu de passer leur temps à danser et à festoyer, il faut qu’ils se rendent à l’évidence. La sortie du Ministre est une alerte !

Pour un pays qui a atteint le point d’achèvement de l’initiative des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) et l’Initiative d’Allègement de la Dette Multinationale (IADM) et se retrouve aujourd’hui avec un tel niveau d’endettement, cela doit nous alarmer.

Après cette analyse de la structure de la dette publique centrafricaine, une question se pose.

Qu’en est-il de l’atteinte en juin 2009 du point d’achèvement de l’Initiative des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) et de l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM) ?

De ce qui précède, notre constat montre qu’à long terme, l’endettement extérieur va rester vulnérable à certains chocs qui pourraient entraîner le dépassement des normes d’endettement prescrites par les Institutions de Bretton Woods.

A. TT

TEMBI TOMBA

Publié dans Société

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

KOLINGO 18/07/2016 11:23

Mon cher TOMBA, j'ai quelques remarques de fond sur votre papier propagande : 1) Ce n'est pas la première fois que la RCA recense et fasse l'état des lieux de son endettement pour que cela devienne un exploit pour votre élève surdoué de la classe. A chaque fois qu'il y'a une sortie de crise dans ce pays (et Dieu seul sait comme de crises ce pays à eu en espace de 30 ans), ce bilan circonstancié est établi même par les Ministres des Finances les plus médiocres. 2) cette dette a été accumulée sur plusieurs années et son éventuel remboursement s'étalera également sur plusieurs années. Donc, point besoin de le rapporté au budget de l'état. Normalement le ratio le plus usité est le ration dette/PIB c'est à dire le niveau de l'endettement comparée à la richesse crée dans le pays. A ce niveau le ratio représente environ 50%, c'est à dire la dette de la RCA représente environ 50% de la richesse crée dans le pays en une année. Quelle est la situations dans les autres pays comparables ? Nous ne sommes pas loin de la moyenne de ces pays. Cependant, la situation de la dette ne se comprend pas de cette manière. On parle de la soutenabilité de la dette c'est à dire la capacité à générer des ressources futures pour faire fasse au remboursement des échéances. Les pays qui ont des revenus futures sures peuvent s'endetter même à l'équivalent de 3 ou 4 fois leurs PIB. Ils sont solvables et crédibles et peuvent rembourser à terme. C'est là où la situation de la RCA se corse car ce pays n'est pas solvable même ses dépenses de souveraineté sont assumées par d'autres. A ce stade, même si la dette de se pays représente 1% du PIB, elle n'est pas soutenable. Alors après ces explications comment justifier la note de 18/20 à votre Ministre ? Est il en mesure de comprendre les enjeux ? La nouvelle génération consciente l'attend au tournant. Au lieu de faire de la propagande pour son maintien en poste, il doit travaillé pour relever le défis. C'est à cela que nous allons le juger.

Albert MBARGA 17/07/2016 08:22

Le Ministre des Finances et du Budget a fait son devoir,de communiquer son rapport en tenant compte de l'etat de sante financiere du pays,cette situation de l'etat des finances et des dettes interieurs et exterieurs du pays doivent etre connues par les citoyens centrafricains,la transparence de l'utilisation de fonds publiques, des depenses de l'etat et de ses institutions,il serait souhaitable de faire la publication de l'etat des Finances tout les six mois.Felicitation a Monsieur le Ministre des Finances et du Budget.

TOMBA 15/07/2016 22:29

Cher Mbila, quand quelqu'un est bon, il faut le reconnaitre. Je ne dis pas que le Ministre des Finances et du Budget va là résoudre par une baguette magique tous les problèmes des compatriotes qui se trouvent à OBO, à Birao ou à Dekoua. Je trouve l'alerte du Ministre sur l'endettement d'une importance cruciale et c'est pourquoi je n'ai pas honte à dire que le Ministre a bien fait de porter à la connaissance et d'attirer l'attention de tous les Centrafricains sur la situation financière du pays. Car cette situation est un handicap pour le pays de pouvoir bénéficier d'autres financements des bailleurs de fonds. Le Ministre a soulevé le problème sur la capacité de l'endettement de l'Etat. Pour moi, c'est important. Car, si on veut bien venir en aide a compatriote de DEKOUA il nous fat bien avoir les moyens de le faire. Je ne sais pas si vous savez que sans les concours extérieurs, notre cher Etat ne peut rien. Parce que la question qui se pose est; qu'Est-ce qu'on a fait des 450 milliards de F CFA? Et ce Ministre n'était pas encore aux affaires me semble-t-il? Oui, vous avez raison, moi aussi, je suis peiné de la situation de nos compatriotes qui se trouvent à Dékoua. Faisons donc en sorte qu'on desserre l'emprise des seleka à Ndele! Aussi, je voudrais vous entendre demander à nos frères qui ont amené les SELEKA de les ramener là où ils étaient avant.

Tatene Polele 15/07/2016 22:25

Ah oui Bravo à la réaction épidermique de MBila. Ce Ministre nullissime est en place depuis 100 jours, et le réseau mafieux mis en place depuis 2013 par les islamistes du KM5 continuent de propsérer ! Devenus déclarants et percepteurs, des colis de centaine de millions leur sont confiés toutes les semaines avec la complicité de toute la filière douanière du Guichet Unique au nouveau DG de Douanes parent de Tuadera, et ce scribouillard en mission affecte une note au brillant élève d'une classe de nuls, enseigné par un Professeur nullissime avec un griot nullissime ! Wonderful...Dieu Merci la honte n'a jamais tué les cancres !

Mbila 15/07/2016 15:50

Cher TOMBA, vous rigolez ou quoi? Les mots me manquent, au moment au le peuple Centrafricain souffre, vous parlez de 18/20 pour ton ministre de finances???? Allez dire ça à nos compatriotes qui se trouvent à Dekoua, allez dire ça à un compatriote qui se trouve sous l'emprise des Seleka à Ndélé, allez dire ça à nos compatriotes qui se trouvent à Boda, allez dire ça à nos compatriotes qui souffrent à ce moment... mais Monsieur TOMBA, vous n'avez pas honte? C'est vraiment insulter le peuple Centrafricain en parlant de 18/20 à un Ministre.