RÉBELLION: QUAND C'EST TROP CA DEVIENT LAID

Publié le par TAKA PARLER

RÉBELLION: QUAND C'EST TROP CA DEVIENT LAID

Dans quel pays le seul moyen d’expression est les armes pour parvenir à des situations de promotion sociale ? c’est justement ce qui se passe sous les cieux de la république centrafricaine en proie à une spirale de violences pendant plusieurs années le pays a connu toutes sortes de violence inouïes allant des mutineries, des tentatives de coup d’état, de coups d’état et des rébellions qui ont fragilisé la cohésion sociale et les différents régimes qui se sont succédé à la tête de l’état sont incapables de résoudre cette équation à plusieurs variables.

Devant cette incapacité, le champ est laissé libre pour les exactions de tous genres et les groupes armés en tirent un large profit car, ils se font payer sur le terrain. Ils se considèrent en conquistadors dans un pays où l’autorité de l’état est inexistante et l’administration n’arrive pas à s’assumer. Cette situation désespérée permet aux aventuriers assoiffés de pouvoir qui détiennent les armes de sévir sur toute l’étendue du territoire. Après la mise à plat de la Centrafrique, la communauté internationale a mobilisé d’énormes moyens humanitaires, sécuritaires et des aides institutionnelles pour aider la population civile qui souffrait les affres de la crise et accompagner les autorités de la transition dans le cadre du processus électoral.

A l’issue dudit processus électoral, on espérait que le vocable insipide de rébellion allait disparaitre pour faire place à un esprit de patriotisme pour contribuer de manière collective à la reconstruction du pays suffisamment détruit par la crise. La seule évocation de ce mot de rébellion fait tressaillir et enlève l’envie de vivre dans ce pays qu’on qualifiait à l’époque de suisse africaine.

Il est dit dans la bible qu’il y a un temps pour tout dans la vie et que rien n’est éternel sous les cieux en clair, il y a un temps pour la guerre et un autre pour la paix il est indécent de pouvoir focaliser tous les espoirs sur la guerre destructrice. Se trouve-t-on dans un pays de barbares où chacun est libre de faire sa loi ?

Danger permanent

Tantôt les chefs rebelles font brandir le spectre de la partition de la Centrafrique tantôt ils menacent de reprendre les armes au moment où le pays est revenu à la normalité ce qui veut dire que les ennemis du peuple sont partout. Dans ce cas il faut prendre des mesures drastiques pour circonscrire le danger permanent qui guette la nation. Pour ce faire, il faut au pouvoir des hommes de poigne qui peuvent prévenir la catastrophe.

Comment le faire de manière déterminante et orchestrée quand une insécurité grandissante sévit dans les villes de provinces. Chaque jour les nouvelles qui nous parviennent de ces villes sont décevantes à cause de l’irresponsabilité de nos dirigeants alors que la priorité de l’heure savait être la sécurité pour une paix durable dans ce pays dévasté par la crise.

Même si le gouvernement mise sur la mise en œuvre du processus DDRR pour ramener la sécurité et la paix, beaucoup reste à faire sur le plan de la conscientisation de la population civile la première victime des aventuriers qui narguent tout le monde.

En définitive, la vie du peuple sur le fil et il appartient aux gouvernants de prendre leur responsabilité sinon la catastrophe sera toujours aux portes de la Centrafrique.

Ghislain FOCKY/Epervier

Publié dans SECURITE

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koydemba 08/10/2016 14:35

c'est la honte pour notre pays la RCA