LA RCA EST UN PAYS DE PARADOXE: POURQUOI LES EX-SELEKA RÉCLAMENT DES POSTES DE RESPONSABILITÉ ET NON LES ANTI-BALAKA ?

Publié le par TAKA PARLER

LA RCA EST UN PAYS DE PARADOXE: POURQUOI LES EX-SELEKA RÉCLAMENT DES POSTES DE RESPONSABILITÉ ET NON LES ANTI-BALAKA ?

La fin de la transition devait mettre un terme aux phénomènes des milices qui avaient sévi pendant la crise mais curieusement au lendemain du changement intervenu dans le pays suite aux élections présidentielles et législatives, des voix s'élèvent pour réclamer des postes au gouvernement. Ceux qui revendent ces postes sont tous issus des groupes armés partisans de partition de la République Centrafricaine. Ils appartiennent à l'ex-coalition Séléka. Bizarrement, au moment de la composition du gouvernement Sarandji ils montent au créneau tandis que les anti-balaka respectaient leur engagement. En effet, lors de la rencontre de Brazzaville et du Forum de Bangui, ils ont tous accepté de déposer les armes en attendant le DDRR. La cessation des hostilités sur le terrain n'était imposée mais ce fut un acte volontaire. Alors pourquoi changer aujourd'hui de langage? Dans certains milieux, il est dit que les anciens groupes armés projettent de rendre ingouvernable le pays. C’est ce qui explique les agissements dans une partie du pays où règne encore l'insécurité. Les anti-balaka ne font plus parler d'eux depuis le déclenchement du processus électoral jusqu'à ce jour. Seuls les Séléka sont actifs et terrorisent la population civile comme l'illustre si bien le récent événement de camp BEAL et BSS où ils sont sortis dans la rue avec armes. Ce qui dénote de leur état d'esprit de va-t’en guerre qui ne les quitte pas. Il est bien dommage pour le nouveau régime politique. Va-t-on continuer à les admettre sur des sites dans la capitale? Ils constituent un danger majeur pour la sécurité surtout pour la libre circulation des biens et des personnes. D'ailleurs, dans une déclaration faite l'ambassadeur de France, Charles Malinas si les exactions se poursuivent leurs auteurs croiseront les forces internationales et les soldats français de l'opération sur leur passage. A bon entendeur, salut!

Ghislain Focky/Epervier

Publié dans Sécurité

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