CENTRAFRIQUE: LA SAISON PLUVIEUSE S'ANNONCE AVEC LA PEINE DES DÉPLACÉS SUR LES SITES

Publié le par TAKA PARLER

CENTRAFRIQUE: LA SAISON PLUVIEUSE S'ANNONCE AVEC LA PEINE DES DÉPLACÉS SUR LES SITES


À l'arrivée des pluies diluviennes, une scène courante dans la capitale
centrafricaine accompagne leurs lots de désagrément: Ces enfants dont l'âge varient entre
2 et 10ans qui jouent dans les caniveaux et dans les courants d'eau débordant des rigoles,
comme constat près des sites des déplacés.
Non seulement ces petits enfants sont exposés à toute sorte de maladies, le paludisme, la
bilharziose, la dysenterie, le choléra entretenues par l'insalubrité du milieu, mais également ils
courent fort le risque d'être emportés par le courant. Ils s'amusent à puiser de l'eau des pluies
avec leurs mains et, s’asperger les uns les autres là où se trouvent très souvent les égouts ou
un large trou. En ce qui concerne les quartiers Gbakondja, Benzvi, Yapélé, Kpètènè et
Langbassi situés en bordure du grand canal qui mène au fleuve Oubangui, le phonème est
inquiétant. Depuis le retour des pluies, une bande d’enfants joyeux plongent les pieds dans le
courant d’eau débordant des rigoles. La pression d’eau est forte et, ils ne semblent pas s’en
rendent compte, pire ils tentent de mesurer la profondeur en effectuant des plongeons.
Des photos réalisées récemment par des spectateurs stupéfaits, illustrent bien le danger
qui guette ces enfants. En effet sans l’œil protecteur des parents, on peut y voir des tout petits
avec la peine des déplacés sur les sites
se baigner dans un caniveau, alors que non loin de là, des maisons mal loties déversent leurs
déchets, y compris ceux des wc dans le canal grâce à des tuyaux d'évacuation.
Chaque année en saison pluvieuse, en raison de l'imprudence des parents, les
inondations suffisent à menacer la vie des enfants dans les quartiers défavorisés.
Malheureusement rien est fait pour inverser la tendance. La situation est déplorable pour les
déplacés des différents sites de la capitale qui sont abandonnés à leur triste sort. Les pluies
vont jusqu'à enlever leur tente et ils sont parfois débordés par les inondations. Là, les ONGs
humanitaires font dos mur, même le gouvernement qui ne pense pas à traiter leur problème à
temps. Seigneur!!!!!!!!!!!


Léo Désouza

Publié dans Société

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