FRAPPÉ A LA TÈTE PAR UN POLICIER, UN CONDUCTEUR DE MOTO DÉCÈDE

Publié le par TAKA PARLER

Un conducteur de moto-taxi frappé d'un coût de matraque par les éléments de la police basés à la brigade criminelle a succombé à ses blessures. L'acte s'est produit jeudi dernier aux environs de 20 h30 devant le restaurant Chinois situé au centre ville de Bangui.

« Ce jeudi aux environs de 20 h 30, mes frères et moi étions présents. Le conducteur de la moto qui venait de déposer un passager à côté de l'Ambassade des Etats-Unis en partant vers le restaurant chinois a été brusquement surpris par quatre policiers coincés quelque part derrière un arbre. L'un d'eux a frappé le conducteur de la moto avec une matraque à la tête, il est tombé puis a perdu connaissance », relate sous le couvert de l'anonymat un jeune centrafricain ayant vécu les faits.

Il explique par ailleurs que bien avant de frapper mortellement ce jeune conducteur de moto, les policiers ont mis la main sur deux autres motos. Et dès que le conducteur de moto qui a été frappé à la tête est tombé, les éléments de la police ont transporté la victime sur l'une des motos pour l'amener à l'hôpital. « Le lendemain, les informations que nous avions reçues font état de ce qu'il est mort », a-t-il révélé dénonçant par la même occasion « pareils actes qui se commettent tous les jours par les policiers de la brigade criminelle sur la personne des conducteurs de motos, des femmes etc. ».

Contacté par RNL, le ministre en charge de la sécurité publique, Jean Serge Bokassa promet que tout sera mis en œuvre pour faire la lumière sur cette affaire. « Nul n'est au dessus de la loi. J'ai appris avec beaucoup de désolation cet acte là. Nous pensons que bien que n'étant pas forcément prémédité, il y a des questions de responsabilité professionnelle. Est-ce que le geste a été professionnel ? », s'est-il interrogé avant d’ajouter que « la justice doit prendre le relais dans ce dossier et mettre en lumière tout ce qui s'est passé ».

Le ministre Jean Serge Bokassa précise « qu'il n' y aura pas d'impunité pour qui que ce soit et les responsables de cet acte auront à en répondre devant la justice ».

Afin d'en savoir davantage dans ce dossier, le ministre de la sécurité a convoqué ce 16 mai, le responsable de la brigade criminelle et le Directeur général de la police pour dit-on « prendre une décision urgente ».

SOURCE: RADIO NDEKE LUKA

Publié dans Société

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