FRANÇOIS HOLLANDE TOURNE LA PAGE SANGARIS

Publié le par TAKA PARLER

FRANÇOIS HOLLANDE TOURNE LA PAGE SANGARIS

Avant de se rendre au sommet anti-Boko Haram à Abuja (Nigeria), François Hollande a fait une brève halte en Centrafrique pour clore la mission militaire française Sangaris. Le chef de l’Etat s’est également rendu dans le dernier secteur musulman de la capitale.

« Ne partez pas! », a lancé hier une mère de famille musulmane à Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense. C’était pendant la visite de François Hollande au KM5, le dernier quartier de Bangui où vivent encore des musulmans.

De fait, les soldats français ne vont pas tous partir. Certes, Sangaris, c’est fini, François Hollande l’a annoncé officiellement hier soir, et cela lui permet de dire que l’armée française ne s’est pas enlisée en Centrafrique.

Sangaris, trois longues et dures années pour la France en RCA

Mais en réalité, quelque 500 soldats français vont continuer de stationner à Bangui. Une centaine dans le dispositif européen de formation de la nouvelle armée centrafricaine ; une centaine d’autres dans la conduite des futurs drones de la Minusca ; et surtout, quelque 300 autres à l’aéroport de Bangui-Mpoko, comme embryon d’une force de réaction rapide qui ne dit pas son nom.

« On savait que les Français n’étaient pas là pour rester indéfiniment […] Je regrette simplement que l’armée centrafricaine, les Faca que nous appelons de nos veux n’aient pas été suffisamment restructurées pour que le départ de Sangaris correspondent à leur montée en puissance. » Abdou Karim Meckassoua donne son opinion sur le retrait de Sangari

Hier, lors d’un point de presse avec son homologue centrafricain Faustin-Archange

François Hollande: «l’élection peut servir de référence en Afrique»

Touadéra, le chef de l’Etat français a tenu à rappeler que les dernières élections en Centrafrique se sont déroulées dans des « conditions exemplaires » et que cela « s’est produit ailleurs en Afrique, mais pas partout », une allusion sans doute au dernier scrutin au Tchad et au Congo-Brazzaville.

De son côté, Faustin-Archange Touadéra a remercié la France pour son engagement en RCA et s’engage à poursuivre ses efforts pour mettre en oeuvre le programme de désarmement DDR, « clé de voûte de notre relèvement, condition sine qua non du retour à la paix et de l’engagement du pays vers la voie du développement », a dit . Touadéra. « Je l’ai compris et j’y travaille sans relâche », a-t-il affirmé, avant de saluer« le leadership » de son visiteur.

SOURCE: RFI

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TEMY-TOMBA 14/05/2016 17:38

Réflexion sur le Désarmement.
La politique de Désarmement comme composante de la politique de Reconstruction.
L’objet de cette réflexion est de proposée une voie pouvant permettre à la résolution du problème du désarmement qui doit passer par une politique de Reconstruction
L’analyse de la situation actuelle de la RCA montre que l’insécurité n’est plus un problème conjoncturel mais elle est devenue un problème structurel. Les causes sont à la fois exogènes et endogènes. La résolution de la crise sécuritaire doit donc passer par la prise en compte à la des fois aspects sécuritaires et de développement économique. Pour ce faire, dans le cadre de la Reconstruction que propose le Président de la République, le programme de désarmement DRR doit faire obligatoirement partie de la politique de développement économique à envisager pour le relèvement de la RCA.
L’échec du programme de DDR effectué du temps de BOZIZE peut s’expliquer par le fait que c’est l’urgence, c’est-à-dire le court terme qui a primé par rapport aux actions de moyen et long terme. Ainsi, on a voulu résoudre un problème structurel en utilisant les solutions conjoncturelles, sans s’attaquer véritablement aux causes profondes de la crise qui sont la pauvreté, la misère, véritable terreau de l’insécurité.
Le programme de désarmement à préconiser doit s’intégrer dans le projet de Reconstruction du pays. Il faut donc faire du programme de désarmement un élément essentiel de la politique économique à mettre en place comme solution de la crise.
En effet, le programme de désarmement quelque soit la forme que cela pourra prendre ne doit plus apparaitre comme une prime d’impunité. Car c’est facile de prendre les armes pour qu’ensuite on vienne réclamer le DDR (argent frais) comme un droit ou une obligation.
La nouvelle approche du désarment doit chercher à toucher les causes fondamentales des crises militaro-politiques et sociales qu’a connues la RCA. La profondeur de la crise centrafricaine demande qu’on cherche les racines de cette crise pour mieux la traiter.
Pour ce faire, il faut une véritable politique de désarmement, en lieu et place d’un simple programme de désarmement type DDR. Il importe de mener une réflexion profonde permettant d’aller cherchant à toucher toutes les couches des communautés. ET cela ne peut se faire que dans un cadre de politique économique qui englobe les aspects politiques et sociaux. La crise centrafricaine est à la fois sociale, économique et politique. Les solutions préconisées doivent donc tenir compte des trois aspects. Il s’agira d’une politique intégrée
Les différents programmes de désarmement qui seront mis en place doivent être considérés comme de vraies composantes de la politique de Reconstruction, c’est-à-dire un ensemble de décisions économiques qui vont permettre de modifier les structures de la société centrafricaine sur le plan social, économique et politique. L’objectif ici est de passer de la politique de l’urgence (programme de désarmement) à une politique de développement durable (politique de désarmement).
La crise centrafricaine est si profonde qu’elle doit s’inscrire dans la durée, car elle est émaillée de violences sur fond de désintégration de l’Etat, de l’économie et avec de profonds clivages entre les groupes socio-ethniques et religieux.
Ainsi, la feuille de route qui sera mise en place ou le plan d’actions à mettre en place ne doit pas être une réponse à court terme, car les défis sont de long terme. Ce qui exige une véritable planification des actions dans le temps, avec les objectifs bien fixés et les moyens conséquents pour atteindre ces objectifs afin d’aboutir aux Finalités qui sont : la cohésion sociale, la justice sociale, l’amélioration du niveau de vie des populations, la sécurité et la Paix. Ces programmes planifiés doivent absolument être respectés pour garantir le succès de la Reconstruction.
La réussite de cette politique doit passer par une politique administrative basée sur la Régionalisation et la Décentralisation. Les Préfectures doivent être dotées de trois principales structures :
- La Préfecture (avec la sous-préfecture + la Commune) ;
- Le Haut Commissariat au Développement chargé des Pôles de Développement.
- La Région militaire (armée, gendarmerie et police).
Ces éléments permettront de prendre en compte conjointement les aspects politiques, économiques et sécuritaires.
Pour mener à bien cette politique, l’Etat, dans une politique de régionalisation, doit nommer à la tête de chaque structure régionale ou Préfectorale les originaires de ces régions. Et cela aura pour but de responsabiliser les acteurs locaux dans le développement de leur région.
Une structure de contrôle et coordination relevant directement de la Présidence de la République sera chargée du suivi évaluation et de contrôle permanent.
Dans le cadre d’une politique de développement régional à mettre en place, il est impérieux que l’Etat dote annuellement dans un programme triennal de développement chaque région d’une allocation de 5 à 7 milliards de Francs CFA.
C’est donc par une véritable politique de désarmement intégrée dans la politique de Reconstruction qui pourra permettre de réaffirmer l’appartenance de chacun à son sol dans la politique de régionalisation.
Le rôle de l’Etat central est de réguler les disparités, car chaque région doit être la première à bénéficier de ce qui sort de son sous-sol. Cela n’enlève en rien du sentiment d’appartenance à une Nation, la Nation Centrafricaine.
Sur le plan de financement, les nouvelles autorités légitimes peuvent solliciter le concours des Nations Unies dans le cadre des Fonds de Stabilisation octroyés aux pays post-conflit. L’Etat doit solliciter le concours de l’Union européenne pour le financement des Pôles de développement..
C’est donc par une politique de développement régional dans le cadre la politique de Reconstruction qu’on parviendra à la Réconciliation nationale. Chacun doit d’abord se sentir chez lui. Ainsi, par la prise de conscience de ce qu’on est d’abord chez soi dans sa région d’origine qui permettra la prise de conscience collective d’appartenance à une seule Nation. Et cette Nation doit se traduire dans une Armée Nation où chaque groupe ethnique est représenté.
La sécurité des Centrafricains et la défense du territoire Centrafricain doit dépendre des Centrafricains dans leur diversité. C’est pourquoi l’Armée Nationale doit être la préoccupation fondamentale des nouvelles Autorités légitimées par le suffrage universel et celle-ci doit être composée de tous les centrafricains de toutes les ethnies qui composent la RCA.
Le Président DACKO l’a fait, on allait recruter dans toutes les régions du pays, avant que BOKASSA ne vienne détruire ; ensuite KOLINGBA est venu l’achever en la tribalisant à outrance jusqu’à l’inféodation ; et enfin PATASSE et BOZIZE sont venus l’enterrer définitivement. La suite, tout le monde le connait, un Etat sans Armée.
Il faut donc repenser l’armée centrafricaine. La RCA a des militaires bien formés dans des académies prestigieuses, mais qui sont devenus des coquilles vides. Le désarmement ne passera que par la Reconstruction dans la vision d’un développement économique régional intégré.
De ce qui précède, je suggère ce qui suit :
1- Etat des lieux ;
2- Réhabilitation immédiate des Forces Armées Centrafricaines et suivie de sa réorganisation ethnico-régionale;
3- Redéploiement dans toutes les régions du pays avec la nomination des Chefs de Régions militaires pour désarmer les groupes armés ;
4- Mise en place des Pôles de Développement Régional avec à leur tête des vrais commis d’Etat originaires des régions pour relancer l’économie;
5- Renforcement de la gouvernance dans le secteur des industries extractives par la réhabilitation des brigades minières, pour arrêter le financement par le diamant de sang les rebelles.
Voilà cette contribution sur le Désarmement d’un citoyen centrafricain.
TEMY TOMBA

ZAWA 14/05/2016 17:09

M. le Président, Investi des pleins pouvoirs que vous confère la Constitution, ne faites du DDR, une Prime à l'impunité. Vous êtes le Témoin vivant de l'échec du DDR au temps du Président BOZIZE, avec les 8 milliards donnés par la CEMAC dont le mauvais partage qui a crée les SELEKA. Le DDR doit être pensé autrement, comme un Projet de Reconstruction donc de Développement. .

zingo 14/05/2016 17:01

Voilà que les forces s'en vont, même s'il reste un certain, presque le même quand les seleka prenaient Bangui chassant M. BOZIZE et son équipe. Un Etat n'est que pays avec sa propre armée. Logiquement, quand un pays est sous mandat de l'ONU et sous embargo d'armes, il revient aux forces de l'ONU de protéger la population. Ce qui suppose qu'aucun n'est armé. Est-ce c'est le cas en RCA,,? Non! Dans ce cas, que fait le pays sous mandat de l'ONU, ? Réponse: Réclamer et exiger que les forces de l'ONU appliquent les résolutions qui disposent clairement de désarmer par la force les groupes armés. La Minusca applique-t-elle les résolutions qui sont le fondement de leur présence en RCA? La question reste posée. Maintenant qu'on a des autorités légitimes, il leur revient de réclamer l'application pleine et entière des Résolutions du Conseil des Nations Unies, notamment les Résolutions 2127 et 2149. Que le Président, son Premier Ministre et le Ministre de la Défense sachent que lorsqu'on est investi du pouvoir d'exercice la VIOLENCE LEGITIME, la Force reste à la LOI.