CENTRAFRIQUE: LE NOUVEAU PARLEMENT TERMINE SA 1ERE SESSION EXTRAORDINAIRE SUR FOND DE SOUPÇONS DE CORRUPTION

Publié le par TAKA PARLER

KARIM MECKASSOUA
KARIM MECKASSOUA

BANGUI, 18 mai 2016 (RJDH)—La première session extraordinaire du nouveau parlement centrafricain s’est terminée sur de forts soupçons de corruption lors de l’élection du bureau et la sous représentativité des femmes dans ledit bureau. Ces deux griefs ont été passés sous silence par Karim Meckassoua dans son discours de clôture de la session.

Corruption des députés, c’est le fait qui aura marqué la première session extraordinaire de la nouvelle Assemblée Nationale centrafricaine. De nombreux politiques dont certains du même bord que le président du nouveau parlement, ont dénoncé la corruption qui a prévalu avant et pendant l’élection du bureau de l’Assemblée Nationale. Gaston Mandata Nguerekata, président du Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) et Eddy-Symphorien Kparékouti du PUR ont dénoncé cette pratique qui, selon eux remettent en cause la renaissance de la démocratie voulue par les Centrafricains.

Le président de la nouvelle Assemblée Nationale, Karim Meckassoua était attendu, à la clôture de la session, sur cette accusation. Mais, la deuxième personnalité de l’Etat centrafricain a passé sous silence ce grief qui pourtant, a refroidi le degré de confiance que les Centrafricains ont placé dans ce parlement.

Certains observateurs interrogés pensent que le silence de Meckassoua est un aveu tandis que dans l’entourage de cet homme, on affirme que le président du parlement n’a pas souhaité aborder la question parce qu’elle n’est ni urgente ni essentielle « cette critique malveillante va mourir de sa propre mort » a confié un leader de la société civile proche de Karim Meckassoua.

Dans le discours prononcé à la clôture de cette session, Karim Meckassoua s’est affirmé comme membre de la majorité présidentielle à qui il promet le soutien indéfectible de l’Assemblée Nationale « la majorité parlementaire à laquelle j’ai l’honneur d’appartenir, gouvernera avec et aux côtés du Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji. Nous appuierons sans réserve et de toute notre force l’action du Gouvernement qui s’inscrit dans la dynamique du changement. Pour cela nous nous engageons à soutenir fermement et franchement le programme politique du Président Faustin Archange Touadera » clame le président du parlement devant le premier ministre Simplice Sarandji, présent à la cérémonie de clôture de cette session parlementaire.

Karim Meckassoua veut rassurer dès le début et surtout après son élection au perchoir, élection qui, selon des sources généralement bien informées, a refroidi plusieurs soutiens de Touadéra et glacé les relations entre le nouveau président et certains de ses alliés dits de poids comme Martin Ziguelé. Un observateur étranger pense que la vraie opposition à Touadéra viendra de ses alliés et que les conditions de la mise en place du bureau de l’Assemblée Nationale seront le déclic de la naissance de cette opposition.

Comme la tête du législatif, le nouvel exécutif ne s’est jamais prononcé sur cette affaire de corruption signalée au parlement. La 1ère session extraordinaire du nouveau parlement convoquée par décret présidentiel du 03 au 17 mai, a permis d’élire le bureau de l’Assemblée Nationale et de constituer les commissions et groupes parlementaires.

SYLVESTRE SOKAMBI

SOURCE: RJDH

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olivier 19/05/2016 12:37

Prince ngola aujourd'hui et kakalengue ou karamoko ailleurs, ceci est pour vous sous vos différents noms.Quand le fanatisme politique ou ethnique nous tient, on n’a que ce discours de niais comme cher karamoko,une réputation ne s’invente,on ne peut pas tout ramener aux détracteurs,quand on un cerveau il faut réfléchir sur le fonds.Tu te bats pour tes cacahuètes tantot vous etes kakalengue,tantot karamoko et d’autres,de grâce merci,pense un peu à ton pays en tant que quelqu’un de responsable ,pas en robot ou esclave de la vie facile.
Début de preuve dites vous,pour cela,il faudrait qu’un exécutif existe,c’est à l’exécutif à travers son ministère de justice qui doit ouvrir une enquête ,mais comme Touadéra est dans la logique de s’asseoir et manger et profiter des honneurs,la question de faire entrer ce pays dans une bonne démarche démocratique ou de fonctionnement par rapport au droit et de conduite à suivre n’est pas son souci. Déjà le lavage du crâne au restaurant,ça participe de quoi cher ami ? Et les sous reçus par ces députés,avec une bonne enquête,chez nous tout le monde sait tout et parle trop,c’est facile de recouper. Et il y aura d’autres indices qu’il sera difficile de justifier autrement ,les 4x4 à venir, peut être qui se transformeront en argent mais les députés ne vont pas garder ces grosses sommes sous leurs matelas,les banques peuvent être mises à contribution. Et quand la justice va avancer,ces députés devaientt se voir enlever leur droit à l’immunité,si mr meckassoua ne recorrompt pour que ça ne soit pas voté.
Elu démocratiquement ,vous soutenez,c’est une plaie pour la démocratie,une éléction de cette manière,vous vous rendez compte,pour peu qu’il corrompt ces idiots et de surcroit délinquants,n’importe quoi peut être voté dans ce pays sauf que pour que ça ne passe , le peuple aura à descendre dans la rue pour contester cette loi et appeler le président à prendre ses responsabilités ou à dissoudre l’Assemblée des délinquants notoires. Désignés par des députés corrompus par l’argent et la bouffe,on ne peut attendre rien d’un tel parlement. Quel modèle pour une jeunesse avide de la démocratie ?. De belles phrases ne font pas l’homme. Et C’est le silence de l’exécutif qui jette un malaise dans tout cela.
Ca nous apprend à mieux connaitre les gens et demain à mieux choisir nos présidents et députés à l’ avenir. Quelle moralité a votre président de l’assemblée avec ce discrédit qu’il porte à travers le monde entier par la description de son élection. Je ne suis pas à bangui,mais l’ai lu et voir des étrangers le commenter. Vous avez la fierté d’une élection qui vous ressemble ,vous et votre président de l’assemblée qui a cette moralité sale de ses fréquentations voisines à Centrafrique. On dit bien,dites moi qui vous fréquentez,je vous dirai qui vous êtes. Les gens ne doivent pas s’encombrer des formules pompeuses d’ « Honorables »,ils sont tout sauf honorables, et des députés que je connais à l’extérieur qui travaillent beaucoup pour leur citoyens sans faire de chichi protocolaire,passent pour Mr et non ces titres ronflants que des voyous délinquants aiment s’affuble r en centrafrique. Honarables de la poubelle,oui
Et surtout qu’on ne prenne pas les centrafricains pour des incultes. Beaucoup connaissent la chose politique ou ont accès à internet ou aux médias du monde,un député fut-il président de l’ assemblée ne peut berner un président de la république ou l’appareil exécutif disant comme Meckassoua « aiguiller le gouvernement ou l’exécutif ». Chacun son rôle,l’exécutif à des conseillers propres à son service pour l’aiguiller,si le parlement majoritaire devait aiguiller un pouvoir hollande qui doit les suivre,hollande n’aurait pas agi de la sorte, de faire la loi de travail comme il le fait ; sa majorité parlementaire ne le suit pas totalement et où est l’aiguillage là.Chaque pouvoir est indépendant de l’autre même s’ils peuvent coopérer,c’est ce que certains ne comprennent,un peu de cours leur fera du bien. Le rôle du parlement majoritaire c’est de convaincre toute l’assemblée et l’opinion publique du bien fondé d’une loi et que la loi que décide de faire passer l’exécutif le soit, point barre. Sa majorité peut le suivre ou non le cas actuel sur la loi du travail ou comme aux etats unis sur la couverture sociale que portait le président américain et que même les gens de son parti le combattait au congrès. Le Rôle de l’assemblée est dans le législatif. On parle bien de la séparation de pouvoir,M eckassoua va nos créer l’empiètement du législatif sur l’exécutif,c’est quand même triste pour un intellectuel soi disant de ne pas comprendre les choses élémentaires dans la démocraties et s’y tenir et l’éduquer au peuple. Ou il quitte l’assemblée et devient carrément le conseiller de Touadéra ,ainsi il pourra aiguiller le gouvernement comme il le dit. Par moment,il faut à ces gourmands politiciens de chercher à comprendre le fonctionnement des pouvoirs avant de se porter candidat ou d’ouvrir leur bouche. Quand on voit dans d’autres pays africains,les politiciens maitrisent parfaitement chaque rôle et les pratiques politiques,en centrafrique c’est du cafouillage permanent et les gens aiment toujours s’enfoncer dans leurs méconnaissances en politique mais veulent tous faire de la politique. Ce qui est inquiétant,c’est comme si Touadéra aussi inculte à la matière et comme si il n’a toujours compris pourquoi ce peuple a porté sa voix sur lui. Sa non réaction en chef d’Etat aux divers débordements des séléka en dit long. Sous son nez à bangui ,certains se paie le luxe d’aller braver des forces de l’ordre et il dit de laisser les choses en l’Etat. Un chef d’ETAT normal devait poser la question de l’utilité de garder ces délinquants en pleine ville ,près des quartiers résidentielles et qu’ils ne sont pas à leurs premiers forfaits. Que de rassembler les ministres de la défense et de l’intérieur et décider de leur transfert au camp militaire de kasai,il botte en touche,c’est inconcevable,bien sur que lui il avait fui et s’était planqué et nourri en France,les centrafricains en général ont souffert des séléka et le sont encore,il devait venir au pouvoir avec un plan déjà ficelé pour ces divers désagréménts or c’est comme si lui et ses proches n’ont préparé et pilotent à vu et reprennent stupidemnt certaines choses dictées par l’onu et la France sans poser des conditions ou revoir certaines options.Demain,ce sera celui des hommes nouveaux,préparons nous y.
Voici,ce qu’un compatriote dit de votre grand roublard
Tatene Polele10/05/2016 00:09Répondre
Oh de grâce comparez ce qui est comparable ! Je connais très très bien Meckassoua, fils de feu Labarane un ancien indic de Bokassa au Km5 qui a envoyé de dizaines de centros musulmans en enfer par la délation. Son digne fils Meckassoua a fini agent des services avec matricule de paie bien connu des réseaux en France. Les services l'ont recruté et l'ont infiltré dans les mouvements étudiants la FEANF et l'UNECA en France, sur le mode Alpha Condé. C'est ainsi qu'il a infiltré feu Ngoupandé. Demafouth et Mosquit d'autres agents le détestent passionément à ce titre. Ils se connaissent trop bien, eux des oiseaux de même plumage ! Ensuite on le retrouvera aux côtés de Bozizé un autre agent français, ensuite dans les eaux troubles des Séléka, sous le couvert de l'agent français en chef Denis Sassou Nguesso, qui a remplacé le défunt agent Omar Bongo. Aujourd'hui avec un peu de cash, les députés centrafricains étant si pauvres, le voilà Président de l'Assemblée pour le bonheur des français. Il suffit que Touadera s'endorme d'une crise cardiaque provoquée par les colons, ou une maladie imaginaire mode défunt Ahidjo du Cameroun, pour que ce vendu médiocre absolu se retrouve Président des centrafricains trahis par leurs pseudo-élites. Lisez et distribuez cette vérité pour éviter à la RCA et à tous ses martyrs cette ultime humiliation : être dirigé par un haoussa venu du Niger !

Prince N'GOLA 18/05/2016 16:58

A la date d'aujourd'hui personne n'est en mesure de fournir rien qu'un début de preuve de la corruption des Députés. A la centrafricaine et monté dans un style de commérage et de ragot, certains mauvais perdants connues pour leur soit disant "lutte politique" et disposant de relais dans la presse écrite en ligne passent l'essentiel de leurs temps à distillés des informations non vérifiées sur nos Honorables afin de les discrédités. Ils n'arrivent pas a accepté leur défaite cuisante et surtout l'élection de MECKASSOUA (leur ennemie) au perchoir. Ce pays dispose maintenant d'un appareil judiciaire en fonctionnement tout au moins ici à Bangui. S'ils estiment être lésés, ils n'ont qu'à porter plainte pour obtenir réparation ? Il n'y a pas de froid dans le fonctionnement des institutions sauf dans la tête des mauvais perdants qui espèrent tirés quelque chose de leurs campagnes nauséabondes.