LE COLLECTIF DES ANCIENS CANDIDATS N'AVAIT QU'UN OBJECTIF: FAIRE GAGNER TOUADERA. DU RESTE JE NE SAURAIS APPORTER DES PRECISIONS. DIXIT JEAN SERGE BOKASSA.

Publié le par TAKA PARLER

JEAN SERGE BOKASSA
JEAN SERGE BOKASSA

Au fur et à mesure que la date de l'investiture du président Faustin Archange Touadera s'approche à grand pas, la température ne cesse de grimper dans son entourage. Sans surprise ! Le collectif des candidats déchus du scrutin présidentiel dès le premier tour, la plate forme des alliés et des ralliés au président n'émettent quasiment plus sur la même longueur d'onde. Non seulement, les propositions des uns sont systématiquement battues en brèche par les autres, mais les guerres de positionnement, d'égo, les crocs-en-jambes se sont également érigés en mode de fonctionnement du collectif, de la plate-forme des alliés et des ralliés. A l'allure où ces différentes plates-formes se bouffent le nez pour des intérêts égoïstes et grégaires, l'on se demande si celles-ci sont conscientes des défis qui s'imposent au pays et surtout des attentes du peuple Centrafricain. Sans en avoir l'air, nombreux sont les soutiens de la première qui font actuellement feu de tout bois pour barrer la route à tous les membres du Collectif des candidats déchus du scrutin présidentiel dès le premier tour, ceux de la plate forme des alliés et des ralliés qui veulent visiblement prendre le nouveau président en otage. Pour comprendre tout ce qui se passe en ce net moment autour du nouveau président FAT, nous avons décidé d'interroger l'ancien Ministre Jean Serge Bokassa qui n'est rien d'autre que l'un des soutiens de taille du président nouvellement élu.

Essor (Es): Monsieur Jean Serge Bokassa Bonjour...

JSB: Bonjour Monsieur Joseph Prudence Mayte.

Es: Vous faites partie des grands architectes de la victoire du président Faustin Archange Touadera. Qu'attendez-vous en retour de ce soutien sans faille ?

JSB: Grands architectes? Pas forcément, je souhaite rester modeste. Cette victoire est la conjugaison de bien des efforts. Ce que j'attends, c'est que le nouveau président élu nous conforte dans le choix que nous avons fait de le soutenir. L'engagement pris à son endroit nous confère une responsabilité politique et morale. La nécessité d'honorer l'espoir de ce peuple, qui c'est traduit par son vote massif. Espoir dans le renouveau, espoir dans la rupture, espoir dans la restauration de sa dignité(du peuple) espoir dans les droits de l'homme, espoir dans un style de gouvernance qui tranche avec le passé et j'en passe...

Es: Certaines fines bouches laissent entrevoir que vous ne visez que la primature...Est-ce vrai?

JSB: Lorsque je suis allé vers le président Touadera pour lui dire avec conviction, ma volonté de le soutenir, il a été nullement question d'une contrepartie!

Es: Certains membres du Collectif des candidats déchus se disent ministrable, d'autres veulent s'offrir des postes juteux, d'autres encore arborent déjà la tunique de la présidente de la délégation spéciale de la ville de Bangui , des Conseillers spéciaux à la Présidence de la République, des Directeurs Généraux, des Ambassadeurs...Le Collectif des candidats déchus du scrutin présidentiel dès le premier tour, la plate forme des alliés et des ralliés au président FAT s'inscrivent- ils déjà dans le partage du gâteau?

JSB: Le collectif des anciens candidats n'avaient qu'un objectif : "Faire gagner Touadera"! L'objectif étant atteint, ma présence ne se justifie plus. Du reste, je ne saurais apporter des précisions.

Es: Vous étiez ces temps-ci l'invité vedette des stations radios de Bangui...Que peut-on retenir de tous les messages que vous avez délivrez ces dernières heures?

JSB: Laissons les coudées franches au nouveau président élu. Il a aujourd'hui besoin de mettre en œuvre ce pour quoi il a été élu, voilà tout!

Es: Le peuple réclame à cor et à cri une rupture et non une continuité comme l'on est entrain de constater dans l'agitation de certaines personnalités qui gravitent autour du président FAT. Le collectif des candidats déchus du scrutin présidentiel dès le premier tour, la plate forme des alliés et des ralliés ne sont 'ils pas entrain de détourner le président FAT de son objectif initial?

JSB: Nous ne pouvons que difficilement empêcher que des ambitions, subjectives ou pas, s'affichent ça et là, dans un contexte où nous ressentons la nécessité de rassembler mais tout doit se faire dans le respect des aspirations du peuple. Nous devons opposer à l' inculture démocratique les principes républicains qui découlent de celle-ci. Le président FAT ne peut se laisser détourner de la sorte mais vos propos nous interpellent tout de même.

Es: Doit-on parler encore du Collectif des candidats déchus du scrutin présidentiel dès le premier tour, de la plate forme des alliés et des ralliés au président FAT de nos jours à l'heure où le nouveau président doit impérativement rassembler et travailler avec toutes les compétences nationales?

JSB: Non, c'est du passé en mon sens.

Es: Votre mot de la fin...

JSB: Ces élections ont réussi a unifier notre pays. Les filles et les fils de certaines régions, jadis partisans de la partition y ont souscrit. Les réfugiés et déplacés également ont voté. Leurs messages, c'est celui d'un espoirs en une république nouvelle. Nous ne devons trahir cela. Que Dieu prête main-forte au président nouvellement élu et que soit béni le peuple centrafricain.

Es: Monsieur Jean Serge BOKASSA, merci

JSB: Merci.

Propos recueilli par Rodrigue Joseph Prudence MAYTE Directeur de publication du Quotidien l'Essor

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