L'AFFAIRE ABDOULAYE HISSENE A LA SRI OU UN MESSAGE FORT A L'ENDROIT DU NOUVEAU PRÉSIDENT ÉLU.

Publié le par TAKA PARLER

Abdoulaye Hissene
Abdoulaye Hissene

C’est à peine croyable qu’à quelques jours seulement de l’investiture du nouveau président élu, une scène digne d’un scenario de Rambo x s’est produite en pleine ville de Bangui à quelques centaines de mettre de l’Assemblée Nationale et à plus de trois kilomètres du palais de la renaissance.
Pourtant on avait déjà cru à une accalmie dans une République Centrafricaine qu’on croyait déjà sur les ailes de la colombe mais hélas dans laquelle la sécurité a encore un équilibre instable. En effet à quelques jours de passer de la transition à l’ordre constitutionnel, le KM5 continue de démontrer qu’il est un état plus puissant que la Centrafrique. On s’explique ;
Depuis l’aube de la transition, les chefs de guerre de KM5 montrent clairement qu’ils sont dans un état à part entière. Même la MINUSCA a pratiquement mordu la poussière quand elle essaie d’aller arrêter Aroune Gaye dans cette partie du monde. Mahamat Ousmane Mahamat a aussi refusé d’être incarcéré et en plus il avait fait une démonstration de force en plein centre ville quand sa voiture a été saccagée par les enfants de la rue.
En outre, l’arrestation d’Aboulaye Hissène pourrait susciter des préoccupations notamment dans le but de savoir d’où vient l’ordre de l’arrêter et qu’est ce qui lui est reproché pour le moment ? Ne serait-ce pas une main invisible qui souhaite boycotter l’investiture du nouveau président élu en essayant de réactualiser à nouveau les tensions entre les Ex Séléka et autres groupes armés conventionnels ou pas ? Chut !!! Ceci n’est pas une question, ne cherchez pas à y répondre !
Néanmoins, deux points semblent se dégager de ce message fort :
1- Les ex séléka continuent-ils de demeurer les seuls maîtres de la RCA ? si non, pourquoi les chefs de guerre de l’ex séléka parviennent-ils toujours à défier ouvertement les autorités de la transition et la communauté internationale, alors que les anti balaka continuent de croupir en prison ? Nous avons entre autres Rodrigue Ngaïbona et récemment Bawa le chef antibalaka de 8e.
2- Si les centrafricains souhaitent voir tous les criminels répondre de leurs actes devant la justice, hé bien ils doivent patienter encore un peu, car l’Etat centrafricain, même appuyé par la communauté internationale, n’a pas encore assez de force et de tonus pour traquer des bandits qui dorment sur une poudrière en guise de matelas.
Bref ! En somme, eu égard à tout ce qui précède, quand le nouveau président sera institué, avec quelles forces rétablira-t-il rapidement l’autorité de l’Etat ? Et ça, rassurez-vous, c’est une question à laquelle vous devrez répondre !

GEOSTANIS OUAPURE ZEZE POUR TAKA PARLER

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