CENTRAFRIQUE:LE MESAN APPELLE TOUADÉRA À S’APPROPRIER LES CINQ VERBES

Publié le par TAKA PARLER

Barthelemy Boganda
Barthelemy Boganda

Le Mouvement de l’Evolution Sociale en Afrique Noire (MESAN), parti créé par le président fondateur Barthélémy Boganda, appelle ce mardi le nouveau président, Faustin Archange Touadéra, à traduire en acte les 5 verbes, définissant les 5 besoins fondamentaux : Nourrir, Vêtir, Guérir, Instruire et Loger.

L’appel est lancé au moment où les Centrafricains se souviennent du père fondateur, disparu dans un crash d’avion le 29 mars 1959. « Boganda nous a laissés les 5 verbes du MESAN. (…) Tout le monde se réclame les idéaux de Boganda, mais personne ne s’en est appropriés. Les 5 verbes ne sont pas un programme économique, c’est l’aboutissement d’un programme économique. Ce n’est pas à Boganda de revenir nous construire un programme économique », s’est révolté Jean-Pierre Guerekpidou, vice-président du MESAN.

« Après les indépendances, que ce soit de David Dacko à Jean Bedel Bokassa en passant par André Kolingba, Ange Félix Patassé, François Bozizé et Catherine Samba Panza, pensez-vous que c’est la faute de Boganda de venir conjuguer les 5 verbes du MESAN ? », s’est-il interrogé, mettant en exergue la mauvaise volonté politique des dirigeants de l’époque.

Des Centrafricains rencontrés à l’occasion de la commémoration de ce 57e anniversaire du décès de Boganda pensent que les 5 verbes du MESAN n’ont pas été pris en compte par les autorités de la transition. Ils estiment que beaucoup restent à faire pour Nourrir, Vêtir, Soigner, Instruire et Loger les Centrafricains.

« Les autorités de la transition n’ont pas respecté les 5 verbes, beaucoup reste à faire. Le problème d’insécurité, d’accès aux soins et à l’éducation n’ont pas de solution. Déjà éduquer et manger, rien ne marche. Tout au long de la transition, les armes, ce qui va à l’encontre des 5 verbes », ont estimé nombre de Centrafricains. Une vision rejetée par d’autres qui pensent que : « Certains des 5 verbes sont mis en application à l’exemple de soigner ».

Aucune manifestation officielle n’est annoncée par rapport à cette commémoration qui se tient à un jour de l’investiture du président Faustin Archange Touadéra.

Le nouveau président Faustin Archange Touadéra sera investi dans ses fonctions de Chef de l’État ce 30 mars au complexe sportif Barthélémy Boganda. La confirmation est donnée hier lundi par la présidente du comité d’organisation de la cérémonie, Marie Noëlle Koyara. Une histoire qui coupe court aux rumeurs faisant état d’un report.

« Je confirme solennellement que cette investiture se tiendra le 30 mars. Les préparatifs sont très avancés ».

Des personnalités étrangères conviées pour la circonstance sont arrivées dans la capitale Bangui ou attendues pour la circonstance. « Les missions précurseures des différentes délégations sont déjà arrivées à Bangui. Au jour d’aujourd’hui, nous avons 5 Chefs d’État qui sont annoncés. Nous avons d’autres pays qui vont envoyer, soit des présidents du parlement ou les chefs du gouvernement. C’est pour dire l’engouement qui est créé autour de l’investiture du nouveau président élu », a précisé Mme Koyara.

A un jour de l’investiture, la presse locale est toujours dans l’incertitude. Aucun média n’a encore reçu son accréditation ou encore les badges pour les reporters. Entre-temps, certains des 147 invités de taille sont attendus ce mardi à Bangui.

RNL

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a. nengao 19/04/2016 15:44

Puisqu'il est question d'indépendance de R.C.A., dans cet article - la question ici est :

Que serait un pays sans sa propre monnaie, africaine?. Beaucoup de débats sur des chaînes africaines ont éclairé sur l'usage du franc CFA et de l'Euro.

Le CFA a bien servi, il est vrai, durant la phase "intertemporelle" (terme emprunté d'une autre personnalité, feu Boganda B. Y., professeur et juriste). Et ainsi, pendant toute une période qui suit l'indépendance, le nouvel état a à construire, peu à peu, son ordre juridique. D'où l'existence de la coopération franco-centrafricaines, où les droits de l'ancien ordre dominant ont été reconduits, par la force des choses.

Et, suivant le processus de "la décolonisation", la rupture avec l'ordre juridique étranger et ancien (colonial) ne s'est pas fait de manière brutale comme dans le cas de traités suivant une guerre de libération, par exemple.

Donc, après une "décolonisation", cette phase dite "intertemporelle" selon des juristes en droit internationale, était nécessaire. Les exigences de la vie ont amené les signataires des textes d'indépendance a aménager des accords de coopération avec l'ancien colonisateur, non pas permanents mais périodiques, reconduisant les droits de l'ordre d'état antérieur et colonial.

Mais 56 ans après son apparition, l'état successeur, en l’occurrence, la R.C.A., pourrait affirmer sa volonté libre d’État indépendant et frapper sa propre monnaie, en toute souveraineté. Et ceci, comme prévu dans les textes de succession des "états d'Afrique Equatoriale" Art 1er du chapitre "de la monnaie".

Rappelons avec insistance, que dans le cas de "décolonisation", il est admis que "l'Etat successeur est un Etat comme les autres Etats, et les éventuelles obligations qui lui sont opposables ne peuvent résulter que de son acquiescement clairement exprimé." ! (citations). -Les "exigences d'équité" étant ainsi rappelées.

Aussi nous apportons notre soutien citoyen pour voir appliquer des droits nouveaux (d'état indépendant), entre deux états indépendants antérieurement, dominant/dominé.
Cette volonté doit être affirmé, par un grand nombre de participants signataires de la pétition .
cette campagne que nous lançons, pour montrer aux autorités compétentes, de part et d'autre, que nous sommes décidés, les africains localement et ceux de la diaspora, pour un changement véritable.

Donc, Nous réclamons le "retrait du franc CFA d'abord.

Et, citoyens du Monde, "Nous voulons une monnaie africaine, souveraine, en RCA, aussi ", alignée sur une parité internationale (dollar), prenant en compte nos avoirs réels et évoluant avec nos possibilités
.
car "SANS TA PROPRE MONNAIE, T'ES FOUTU " ! l'Africain...

Voilà ,pourquoi cette campagne est lancée :
Pour recueillir des signatures, auprès des citoyens et faire changer les choses ! Merci.

Bref, signer cette pétition.
voici le lien à utiliser :
https://secure.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_Sapin_Ministre_des_finances_et_des_comptes_publics_Retrait_du_franc_CFA_dans_les_pays_africains_francophones/