QUE PEUT-ON FAIRE POUR AIDER FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA

Publié le par TAKA PARLER

Série de tentatives et de coups d’Etat en passant par le sacre de Bokassa, l’avènement ou

l’imposition de la démocratie, les multiples cas de mutinerie, la sélékanisation et

l’antibakanisation, le syndrome de pillage et de destruction des biens et autres…L’histoire de la

Centrafrique est bien patibulaire et spartiate. Mais aujourd’hui, nul besoin de ressasser ce passé

douloureux et ces émotions négatives. Laissons la justice faire son travail en toute indépendance.

De ce tourbillon nauséabond et dévastateur, Monsieur Faustin Archange TOUADERA a su

fédérer, toutes les sensibilités et les composantes des forces vives de la nation, autour d’un

projet collectif : sortir la Centrafrique du chaos.

Le peuple centrafricain, en choisissant massivement, un archange “faustus”, “fortuné ou

heureux”, indépendant, issu d’un milieu modeste, compétent, réservé et rigoureux, qui a su éviter

les écueils qui généralement désorientent les hommes politiques centrafricains, dans une élection

ouverte, souhaite un changement radical du système de gouvernance.

La responsabilité qui incombe désormais à l’heureux élu, équivaut à celle d’un homme qui doit

chercher une aiguille dans une botte de foin. Mais les chances de trouver l’aiguille sont plus

grandes pour cinq millions de personnes que pour une seule. Son premier devoir sera la

restauration de l’Etat et de son autorité. Mais pour relever notre pays mis en faillite par

l’impéritie et l’incompétence de quelques prédateurs, qui ont réussi l’exploit d’avoir déclenché un

massacre quasi génocidaire, une loi s’impose à tous : “have a finger in the pie”.

D’abord, la communauté internationale est dans l’obligation de prendre sa part de responsabilité

en fournissant toute l’aide nécessaire à notre pays pour sortir de cette crise. Il s’agit de mettre

sur pied le concept de “mission intégrée” incluant non seulement humanitaires et politiques mais

également militaires et acteurs de développement. Une couverture financière importante devra

également être prévue dans ce dispositif. Nous allons demander à la communauté

internationale, par le biais d’une pétition qui va être en ligne sur notre page Facebook,

d’être philanthrope et d’annuler purement et simplement la dette de notre pays. Réclamons

haut et fort l’annulation de la dette centrafricaine.

Ensuite, les leaders des partis politiques devront collaborer sur des stratégies visant à

améliorer durablement la vie des citoyens. Nous ne sommes pas dans une situation normale, nous

sommes dans une situation de chaos. Ils devront prendre en considération les besoins réels du

pays et ceux de la population, faire preuve d’une authentique préoccupation de la santé du pays

pour actionner une dynamique d’autoévaluation afin de renforcer la cohésion sociale. Ils ne

doivent en aucun moment influencer le Président dans la composition de son équipe, de son

gouvernement. Ils doivent être conscients de la situation catastrophique de notre pays et utiliser

de manière prompte, leurs connaissances, expériences, talents et capacités pour entrainer le

pays vers une véritable réconciliation nationale pour une sortie de crise durable.

Enfin, chaque centrafricain, du nord au sud, de l’est à l’ouest, du centre, devra

incontestablement consentir des sacrifices afin de jouer pleinement son rôle dans le processus

de la réconciliation nationale. C’est un enjeu national et il serait anormal que l’on s’abstienne à

laisser cette charge au seul candidat élu. Chaque centrafricain devra être responsable de la

sécurité de ses compatriotes. Aussi, dans le cadre de la demande de l’annulation de la dette

centrafricaine, en échange, chaque centrafricain doit être conscient de son rôle dans la nouvelle

phase de reconstruction de notre beau pays. Nous devons conjuguer nos efforts pour aider le

Président à lutter contre la corruption qui affaiblisse notre société. Car, la corruption exacerbe

les inégalités et l’injustice, freine le développement social et économique, affaiblit le système

éducatif et le système de la santé, elle mine la démocratie. Il s’agira également d’œuvrer de

manière à enterrer le syndrome de pillage qui non seulement, mine et ternit l’image de notre pays,

mais décourage certains investisseurs étrangers et nationaux. Chacun de nous devra lutter

contre cette gangrène qui ronge et limite le développement économique de notre pays.

Ensemble nous pouvons trouver l’aiguille dans la botte de foin, l’enfiler et recoudre notre

tissu social lardé, déchiré, abîmé par le tourbillon nauséabond énoncé plus haut, pour

réconcilier notre Nation.

Davis Vianney RAMA

Secrétaire Général de la Coordination pour la Rupture et

la Renaissance de la Centrafrique

Publié dans Opinions

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RETROVISEUR 28/02/2016 12:25

NE PLUS PRENDRE LES ARMES DEJA !