LE FPRC-COALITION N'APPUIE AUCUN CANDIDAT AUX ELECTIONS DU 14 FRVRIER 2016 EN RCA

Publié le par TAKA PARLER

MOUSTAPHA SABOUNE
MOUSTAPHA SABOUNE

Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) – Coalition SÉLÉKA,

tient à informer l’opinion nationale et internationale, qu’il a le devoir et l’obligation

de respecter l’esprit et la lettre de son règlement intérieur qui stipule à son article

12.4 de s’abstenir de prendre position dans des situations électives et de conserver

la neutralité républicaine.

Toute personne membre du FPRC– Coalition SÉLÉKA, a le droit de soutenir et voter le

candidat de son choix en toute souveraineté, mais a titre strictement personnel et

individuel. En marge des élections en cours auxquelles notre mouvement n’a pas

participé, le FPRC– Coalition SÉLÉKA, ne donne aucune consigne de vote encore

moins appuie un candidat aux élections du 14 Février 2016 en République

Centrafricaine (RCA). Que le meilleur gagne.

Le Président qui va être choisi par le peuple sera de facto, le Président de tous les

centrafricains. Le FPRC-Coalition SÉLÉKA, sans perdre ses objectifs de vue, acceptera

de discuter de grands enjeux du pays, avec celui que le peuple aura choisi si ce

dernier nous tend la main avec sincérité. Il faut abréger la souffrance du peuple

Centrafricain et permettre le retour assisté au bercail de nos frères et sœurs

dispersés à travers le monde à titre des réfugiés et bâtir ensemble notre pays, la

République Centrafricaine dans l’Unité, la Dignité et le Travail.

Il est à rappeler que le FPRC– Coalition SÉLÉKA, est un mouvement politico-militaire

et de facto apolitique. Mais il n’en demeure pas moins que la branche politique

donne les grandes orientations pour mieux faire aboutir notre projet de société pour

la RCA en conformité avec les Statuts et règlement intérieur de notre mouvement.

Nous privilégions le dialogue, le patriotisme, l’unité et la cohésion nationale dans

l’équité et la tolérance. Nous luttons pour le bien-être du peuple, rien que pour le

bien-être du peuple et les conseils du Pape François, nous aient été bénéfiques.

Nous sommes cohérents et respectueux de notre Déclaration relative à l’accord de

Paix de Nairobi. Ces accords ont été signés pour préserver la paix sociale négociée

avec les autres protagonistes de la crise Centrafricaine, les Antis-Balaka et la Société

Civile. Ces accords de Nairobi ont permis au pays (RCA) de retrouver la paix et libérer

l’espace pour l’organisation des élections.

Depuis, notre mouvement reste attaché aux valeurs qui fondent la société à laquelle

nous appartenons et pour laquelle nous œuvrons pour le bien être de toutes les

centrafricaines et de tous les centrafricains. Nous sommes constants et conséquents

avec notre action politique.

Les évènements ayant prévalu après le premier tour démontrent à suffisance que ces

élections à la va-vite en Centrafrique ne répondaient qu’à l’impératif financier et non

à rassembler toutes les centrafricaines et tous les centrafricains autour de l’exercice

de la démocratie par des élections accessibles à toutes et à tous. Si cela ne dépendait

que du FPRC-Coalition SÉLÉKA, on se serait d’abord et avant tout préoccupé du retour

assisté de nos frères et sœurs exilés dans les pays limitrophes, instaurer la sécurité

sur l’étendue du territoire national, s’occuper des hommes en armes avant

d’organiser des élections inclusives, libres et transparentes pour une Paix durable

comme gage de confiance, d’où résulteront des investissements étrangers pour le

développement économique du pays.

Pour preuve, l’analyse faite par un organisme International Crisis Group (ICG), qui a

pour mission la prévention des crises, avait estimé que les conditions ne sont pas

réunies pour l’organisation des élections transparentes, équitables et crédibles en

RCA. La non application du programme du Désarmement, Démobilisation et

Réinsertion (DDR), est en l’illustration la plus parfaite.

Voilà pourquoi, nous combattons de manière la plus forte : toutes les formes de

dictature, les inégalités sociales, les inégalités régionales, le racisme, l’exclusion,

l’injustice, l’insécurité, la pauvreté, la marginalisation et le clientélisme dans notre

pays la République Centrafricaine.

Nous souscrivons aux valeurs d’une société ouverte, démocratique, laïque et prônant

l’émergence d’une citoyenneté active et participative capable de créer la richesse et

la distribuer équitablement.

Notre projet de société est inclusif et innovant. Force est de constater que les

programmes de partis politiques présentes à la population de notre pays la RCA, ainsi

que les discours politiques entendus durant la campagne électorale ne sont à la

hauteur de notre programme politique de société.

Notre projet de société et la vision que nous-nous faisons de la RCA sont

diamétralement opposés à la projection faite par ceux qui cherchent à obtenir le

suffrage de nos populations et diriger le pays.

Nous-nous sommes engagés à bâtir une société à l’image de notre pays, la

République Centrafricaine et en principe il est hors de question pour nous de soutenir

un candidat dont le programme ne cadre pas avec le nôtre. Toutefois, vu les

circonstances, nous soutiendrons le choix fait par le peuple puisque le peuple est

souverain et nous privilégions la paix et l’unité nationale.

Le 11 Février 2016

M. Moustapha SABOUNE

Coordonnateur Politique Général

FPRC-Coalition-SÉLÉKA

saboune@hotmail.ca

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NADE Berty 11/02/2016 10:02

En voilà un qui semble vraiment ramer à contre courant de de l'histoire et semble s'accrocher mordicus à son accord de Naîrobi qui s'est pourtant trouvé une place dans les poubelles de l'histoire tant il a été décrié par la majorité des centrafricains.
Ce monsieur manque d'humilité quand il déclare qu'aucun programme ne lui convient car celui de groupe de son groupe de "barbares" politiques sorti des canons est le meilleur.Il essaie par une rhétorique ambiguë parler de retour de nos compatriotes etc... En réalité il fait allusion à son mentor Dotodja qui pour lui devrait être recyclé et remis à flots dans le paysage politique de notre pays.
Il peut toujours continuer à prendre ses fantasmes pour des réalités car le peuple veut tourner la page sombre de son histoire marquée par l' avènement par effraction de son maître à penser aux affaires de l'état.
La sagesse lui commanderait de rentrer dans les clous , de se taire et de faire acte de contrition .