LE CANDIDATJEAN WILLYBIRO-SAKO NE FERAIT-IL PAS UN BON PREMIER MINISTRE ?​

Publié le par TAKA PARLER

JEAN WILLYBIRO SAKO
JEAN WILLYBIRO SAKO

NDLR: La République Centrafricaine à la fâcheuse habitude de se laisser diriger par des gens qui ne connaissent absolument rien à la Centrafrique. Au lieu de choisir des inconnus aux problèmes Centrafricains, fallait-il pas faire avec ceux qui connaissent la réalité du Peuple Centrafricain et qui ont des compétences requises pour occuper cette fonction ? Prenons le cas qui est d'ailleurs loin d'être le seul du candidat WILLYBIRO SACKO qui a servi presque dans tous les ministères et a innové des secteurs de la Centrafrique depuis des lustres. Il est sans doute le plus qualifié en terme d'expérience pour occuper la primature. Non seulement ce monsieur à les compétences mais aussi l'expérience. Que demande le peuple de plus ? FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA , pourquoi chercher ailleurs ce qui est à coté de vous ? Chers lecteurs, jetez un coup d'œil sur ce parcours impressionnant d'un fils du Pays qui doit apporter sa pierre à la construction de l'édifice.

REVELATIONS A VOUS DE JUGER

Jean Willybiro-Sako, né le 11 mai 1946 à Berbérati en Haute Sanga (actuel Mambéré-Kadéï), est un homme politique et diplomate centrafricain, qui a notamment exercé de nombreuses fonctions ministérielles.

Jean Willybiro-Sako est le septième fils d'une famille de treize enfants. Il passe son enfance dans la région de Haute Sanga, dans la ville de Berberati. Il est père de sept enfants.

Élève au lycée Barthélémy Boganda de Bangui, il y obtiendra son baccalauréat de philosophie.

Il se dirigera ensuite vers une formation d'Officier de Police, à l'École Nationale de Police de Bangui, avant d'obtenir son diplôme de Commissaire de police de l'École Supérieure de Police d'Abidjan, puis un diplôme de l'Académie Internationale de Police deWashington aux États-Unis.

Il s'inscrit à l'Université d'Orléans en 1975 où il obtiendra une Maîtrise de droit privé. L'année suivante, il obtient un Diplôme d'Etudes Approfondies en Sciences Criminelles à l'Université de Paris X. En 1977, il sort diplômé de l'Institut de Criminologie de l'Université de Paris II, avec un mémoire sur Le phénomène du vol et ses conséquences dans la délinquance centrafricaine1.

Nommé Directeur Général à la Sûreté Nationale en 1979, il mènera de nombreuses actions pour réformer l'institution policière en favorisant la création de nouveaux services, tels la Compagnie Nationale de Sécurité ou l'Office Central de Répression du Banditisme, et en transformant la Direction de la Sûreté en Direction Générale de la Police Nationale.

De 1983 à 1985, il est nommé Directeur général de la police centrafricaine.

En 1993, il devient Inspecteur Général des Services au Ministère de la Sécurité et de l’Administration du Territoire, et ce jusqu'en 1996. En parallèle, il présidera, de 1994 à 1995, la Commission Supérieure d’Arbitrage de la Banque de Développement des États d’Afrique Centrale.

En 1997, il devient Magistrat, conseiller à la Cour de cassation, poste qu'il occupera jusqu'en 2001.

De 2001 à 2006, il devient Coordonnateur du secrétariat technique du Comité national de lutte contre le VIH/Sida2.

En 1980, il est appelé pour la première fois au gouvernement en tant que ministre de la Sécurité publique (1980-1981). Il occupera, par la suite, de nombreux postes ministériels : secrétaire d'État à l'Intérieur (1985-1986) ; ministre chargé du secrétariat général du gouvernement (1986-1987) ; ministre de la Santé publique et des Affaires sociales (1987-1989) ; ministre de la Justice, Garde des Sceaux (1989-1990) ; ministre de l'Administration du territoire et de la Sécurité publique du gouvernement d'union nationale, porte-parole du gouvernement (1996-1997).

De mai 2004 à juin 2005, il présidera la Commission électorale mixte indépendante3, lors de la crise centrafricaine de 20054. Cette commission assurera l'organisation des élections présidentielles et législatives de 2005, avec le soutien des Nations unies5. Son action sera alors saluée comme celle d'une personne intègre et indépendante6,7.

En novembre 2006, il devient ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, Haut représentant de la République centrafricaine auprès de la France8.

En novembre 2010, il est sollicité pour intégrer de nouveau un Gouvernement comme Ministre d'État. Il sera successivement Ministre d'État chargé de l'Administration du territoire et de la Décentralisation9, puis Ministre d'État à l'Enseignement supérieur et à la Recherche scientifique10,11.

En janvier 2013, il quitte le Gouvernement pour devenir le chef de la délégation gouvernementale centrafricaine à la rencontre deLibreville sur la crise en Centrafrique12,13,14. Cette rencontre a permis de conclure l’accord politique de Libreville sur la résolution de la crise politico-sécuritaire en République centrafricaine du 11 janvier 2013. Se fondant sur l’accord de paix global de Libreville du 21 juin 2008 et les recommandations du dialogue politique inclusif du 20 décembre 2008, ce nouvel accord était résolu à renforcer l’État de droit, la bonne gouvernance politique, économique et sociale ainsi que le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Son action politique est marquée, tout au long de sa carrière au service de la République centrafricaine, par une totale indépendance politique, n'ayant jamais adhéré ou revendiqué un quelconque ralliement à un parti ou dirigeant politique.

Le 26 avril 2014, Jean Willybiro-Sako annonce, à Bangui, sa candidature à l'élection présidentielle centrafricaine de 201515. Il renouvèle son engagement le 17 mai 2014 lors d'une conférence avec la diaspora centrafricaine à l'Espace Congrès de l'UIC, à Paris16.

En juillet 2014, Jean Willybiro-Sako participe activement à la signature des accords de cessation des hostilités à Brazzaville entre les différentes factions en conflit en République centrafricaine17. Il préside, tout d'abord, la Commission préparatoire de cessation des hostilités lors des ateliers de Bangui18, avant de participer directement aux travaux de la Commission de cessation des hostilités lors du forum de Brazzaville19 qui aboutiront à la signature des accords de Brazzaville du 23 juillet 201420.

Le 7 mai 2015, lors du forum de Bangui sur la réconciliation nationale21, Jean Willybiro-Sako est élu président de la Commission Gouvernance par ses pairs22. Il a dirigé les discussions concernant des sujets relatifs à la gouvernance administrative et la gouvernance politique de la République centrafricaine. Les travaux de la commission Gouvernance ont abouti à plusieurs propositions sur les thèmes des élections, la durée de la transition, ainsi que, entre autres, l'Education Nationale et la Fonction Publique23,24.

Jean Willybiro-Sako est le premier et unique diplomate centrafricain à avoir sa bibliographie publiée à titre gratuit par le Who's Who de Londres25.

  • Le rôle des Forces de Sécurité et des Agents chargés de l’Application des Lois dans la Protection des Droits de l’Homme
  • La protection des Droits des Enfants dans les Conflits Armés
  • La loi, Source de Justice et d’injustice
  • Des principes et convictions à une véritable protection juridique en Afrique26
  • Démocratie et droits de l'homme en République centrafricaine27
  • Le rôle de la justice dans le développement de la R.C.A28
  • Grand officier de la Reconnaissance Centrafricaine
  • Grand officier du Mérite Centrafricain
  • Commandeur des Palmes académiques
  • Médaille d'or du Sport
  • Médaille d'honneur de la Police centrafricaine
  1. Mémoire pour le diplôme de l'Institut de Criminologie, Université de Paris II, 1977
  2. Lutte contre le VIH/SIDA [archive] 31 juillet 2006 PNUD
  3. Protocole d'application de l'accord de Libreville relatif au transfert de certaines compétences de la Cour constitutionnelle de transition à la Commission Electorale Mixte Indépendante [archive] 9 février 2005 Organisation internationale de la francophonie
  4. Article wikipedia sur les élections de 2005 en Centrafrique
  5. Publication du calendrier électoral en RCA [archive] 28 août 2004 Panapress
  6. Centrafrique: Jean Willybiro-Sako, le capitaine du bateau électoral en Rca [archive] 23 mai 2005 AllAfrica
  7. François Bozizé élu président [archive] 25 mai 2005 Le Nouvel Observateur
  8. Début de la rencontre des centrafricains de l’étranger [archive] Afrique Nouvelle
  9. Remaniement ministériel en RCA : Willybiro-Sacko et Koyt ministres [archive]Centrafriquenligne
  10. Composition du Gouvernement centrafricain (décret no 11.034 du 22 avril 2011) [archive]Ambassade de France
  11. Centrafrique: Création de l’Institut supérieur d’agronomie d’Afrique centrale [archive] 26 mai 2011 Journal de Bangui
  12. Rebels, Central African Republic to hold talks [archive] 7 janvier 2013 Yahoo News
  13. Centrafrique: qui est à Libreville? [archive] 8 janvier 2013 BBC
  14. Ouverture des négociations de paix entre le pouvoir, les rebelles et l'opposition [archive] 9 janvier 2013 France 24
  15. Jean Willybiro-Sako, un des candidats à la présidentielle de 2015 [archive] 27 avril 2014Radio Ndeke Luka
  16. Centrafrique : Conférence de presse réussie de Jean Willybiro-Sako à Paris [archive] 19 mai 2014 Centrafriquelibre
  17. L’édito de Wilfried M. Sebiro : le forum de Brazzaville n'est pas similaire au partage du gateau de Libreville [archive] 31 juillet 2014 Centrafriquelibre
  18. Interview de Jean Willybiro-Sako à Radio Ndeke Luka sur les travaux préparatoires et la signature des accords de cessation des hostilités lors du forum de Brazzaville [archive] 5 août 2014 Radio Ndeke Luka
  19. Interview de Jean Willybiro-Sako à Centrafriquelibre : "Nous avons déjà établi depuis Bangui que nous ne venons pas ici pour une quelconque occasion de soutenir l’impunité qui a fait beaucoup de tort à notre pays" [archive] 23 juillet 2014 Centrafriquelibre
  20. Centrafrique : signature d'un accord de fin des hostilités [archive] 23 juillet 2014 Le Monde
  21. http://minusca.unmissions.org/Default.aspx?tabid=5829&language=en-US [archive]
  22. « FORUM DE BANGUI: JEAN WILLYBIRO SACKO ELU PRESIDENT DE LA COMMISSION GOUVERNANCE » [archive], sur Centrafriquelibre.info,‎ 7 mai 2015 (consulté le 8 mai 2015)
  23. « Centrafrique / Forum de Bangui: La commission Gouvernance réclame la révision du système éducatif et l'augmentation de salaire » [archive], sur RJDH Centrafrique,‎ 9 mai 2015(consulté le 9 mai 2015)
  24. « Centrafrique / Forum de Bangui :La commission Gouvernance suggère le report des élections et le prolongement de la transition » [archive], sur RJDH Centrafrique,‎ 9 mai 2015(consulté le 9 mai 2015)
  25. Who's Who [archive]
  26. Colloque de Yaoundé sur les Droits de l'Homme en Afrique Centrale, Université de Yaoundé, 9-11 novembre 1994, 289 p.
  27. Travaux et actes du séminaire atelier organisé par l'Association des femmes juristes de Centrafrique avec l'appui de l'USAI [archive], CAFJ, Bangui, 27-30 décembre 1993
  28. Travaux et actes du séminaire national organisé sous l'égide du Ministère de la justice avec l'appui de la Banque Mondiale, l'USAID et le PNUD [archive], CAFJ, Bangui, 16-21 septembre 199

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MONBANOUM 24/02/2016 17:05

Peut-on éviter les ERREURS et les HOMMES du passé qui nous font tourner en rond ? disait un Général -Président qui n'est plus de ce monde. Paix à son âme!

bokassa 5 24/02/2016 14:26

Je pense que dans la continuité de ses initiatives Touadera doit nommer Mr Simplice Sarandji. C'est une personnalité qui sait prendre du recul quand cela est nécessaire. Nous avons besoin d'hommes capable de réflechir et non de se faire corrompre. Centrafricain doit mettre fin à cet état atone.

TOP 24/02/2016 13:07

Mr Wilibiro sacko est un homme du passé.
Pour moi, l'homme qu'il faut pour ce poste c'est le Professeur NGUEREKATA.

sbsnico 24/02/2016 11:16

Le profil idéal. Il nous faut une grosse pointure de la vie politique centrafricaine. Vraiment c'est l'homme qui pourra mieux accompagner Touadera.

tingawa 24/02/2016 09:02

Qui a dit rupture???