L'EAU C'EST LA VIE. DOLOGUELE VEUT RELANCER LE SECTEUR DE L'EAU

Publié le par TAKA PARLER

Tite-Voltaire SOUPENE
Tite-Voltaire SOUPENE

potable volontairement délaissé par les gouvernements TOUADERA.

L'eau c'est la vie, cependant en Centrafrique, l'accès à l'eau potable ou non, est l'un des

problèmes du pays : depuis des années, l'unique compagnie d'eau, la SODECA n'est plus en

mesure de fournir le service. Trouver de l'eau dans ce pays (en zone urbaine ou pas), relève

du défi quotidien. La presse centrafricaine, comme la presse internationale fait

régulièrement l’écho des difficultés d'approvisionnement en eau potable, des queues

interminables qui se forment du matin au soir devant les fontaines publiques à Bangui ou

dans les grands centres urbains et il est désormais fréquent de croiser femmes, hommes et

enfants se bousculant aux pompes et y passant des heures entières afin de se ravitailler en

cette ressource essentielle, menacée. Ces difficultés sont préoccupantes non seulement pour

d’évidentes questions de santé publique mais aussi pour le bon fonctionnement de

l’économie centrafricaine. En effet, les difficultés à exploiter durablement et efficacement les

ressources en eau affectent aussi l’agriculture, l’élevage, la navigation, l’hydroélectricité et

l’industrie, soit l’ensemble de système économique de ce pays.

En ce moment clé pour le renouveau de notre nation et à l’heure où le peuple s’apprête à

élire son nouveau président, je souhaite faire une analyse comparative entre les projets de

société de nos deux finalistes pour le second tour du 14 Février 2016, notamment sur la

question de l'eau.

En effet, dans l'axe 7 du du projet de société de Mr TOUADÉRA, malgré une annonce du

sujet de « l’eau et l’assainissement », force est de constater qu'aucune mesure dans ce cadre

ne figure au programme en matière d’accès des populations à l’eau potable… Alors que 2/3

de la population Centrafricaine n’a pas accès à l’eau potable et doit parcourir de longues

distances pour avoir accès à des bornes fontaines ou des forages souvent défectueux.

Ainsi, je m'interroge comme n'importe quel citoyen Centrafricain lambda : est-ce que cette

question phare pour le bien-être de nos concitoyens ne fait-elle pas partie des préoccupations

du candidat TOUADÉRA? Sur les problèmes de notre société, Mr Faustin Archange

TOUADÉRA prendrait-il les électeurs Centrafricains comme des «MOUTONS DE

PANURGE » («BOUBOUROUS»)? En effet, alors que son état-major l’a baptisé le

« candidat du peuple », je ne comprends pas pourquoi Mr Faustin Archange TOUADÉRA

non seulement n’entend rien faire pour régler ce problème demain mais aussi pourquoi il

n’a rien fait lorsqu’il était Premier Ministre pour faciliter le quotidien du peuple en la

matière malgré nombreux apports financiers dans le secteur de l'eau, notamment de la part

des bailleurs de fond tels que : Don FAD, Don RWSSI, AFD, BM, UNICET, BAD, UE, FED

entre 2008 et 2012 ?

un secteur volontairement délaissé par les gouvernements TOUADÉRA de 2008 à 2013.

Cette question essentielle de l’accès à l’eau potable a en réalité été délaissée par Mr

TOUADÉRA lorsqu’il fut Premier Ministre. Il suffit pour s’en apercevoir, de constater que

le budget de l’Etat Centrafricain alloué à ce secteur a inexorablement baissé lorsqu’il était

aux affaires... Lorsque la presse de notre pays lui demandera pourquoi ce secteur phare a-t-

il été laissé à l’abandon, il répondra certainement que ce n’était pas de sa faute mais plutôt

celle du président BOZIZÉ qui fixait alors ses directives. L’opinion publique lui posera alors

la question de son rôle et de sa valeur ajoutée au sein des gouvernements passés: à quoi

servait-il réellement? Qu’a-t-il fait concrètement pour améliorer le bien-être des

centrafricains en matière d’accès à l’eau potable ? Le président BOZIZÉ l’avait-il choisi

uniquement pour faire de la figuration et ainsi percevoir malhonnêtement son salaire de

Premier Ministre ? J'ai le sentiment en tous cas sur ce point particulier qui est tout de même

un grand sujet de société (l’accès à l’eau potable) que Mr TOUADÉRA ment au peuple

centrafricain en affirmant qu’il est « un homme de valeur ».

En matière de politique politicienne, de calculs pour arriver à conforter sa place dans les ors

de la République et pour nouer des alliances contre nature visant à hypothéquer davantage

l’avenir du peuple centrafricain meurtri. Je ne doute pas des talents de Mr TOUADÉRA,

qui d'ailleurs fut mon professeur de Mathématique. En revanche, pour venir en aide

concrètement à nos compatriotes ou pour solutionner les différents problèmes de notre pays,

j'ai de sérieux doutes quant à sa volonté réelle de changer les choses : autrement pourquoi

aurait-il volontairement omis de traiter ce problème quotidien de la majorité des

Centrafricains ? Un rapport de la banque mondiale publié en 2010, faisait état de moins de

30% de la population seulement a l'accès à l'eau potable dans ce pays. Par conséquent, le

problème d'eau (tout comme sanitaires, logements et sécuritaires, etc...) a considérablement

dégradé l’espérance de vie du centrafricain (39 ans, selon le PNUD).

Face à cette absence de considération du candidat TOUADÉRA envers une population qui

pourtant a beaucoup trop souffert, j'ai analysé les solutions proposées par Anicet Georges

DOLOGUÉLÉ qui lui apparaît particulièrement concerné par le sujet de l’accès à l’eau

potable du peuple centrafricain.

Le candidat Anicet George DOLOGUÉLÉ veut relancer le secteur de l’eau en Centrafrique

pour apaiser et soulager la population.

L'Union pour le renouveau centrafricain (URCA) et son candidat Anicet DOLOGUÉLÉ

souhaitent clairement moderniser les infrastructures en Alimentation en Eau Potable en

Centrafrique pour les adapter aux besoins de la population, tant dans les centres urbains

que dans les zones rurales. Pour cela, il entend restructurer la SODECA et renforcer les

capacités financières des institutions de ce secteur trop souvent négligées par les

gouvernements précédents en particulier celui de TOUADÉRA. Ce qui nous a agréablement

surpris au sein de nos réunions de travail est certainement la volonté de DOLOGUÉLÉ de

réaliser des investissements dans la formation professionnelle afin de disposer de ressources

humaines compétentes car notre pays est vaste et le personnel qualifié bien trop peu

important aujourd’hui, ne serait-ce que pour maintenir en état et faire fonctionner les

équipements existants. Dans le cadre d’une urbanisation maîtrisée, le candidat

DOLOGUÉLÉ souhaite densifier les réseaux de distribution d'eau potable dans les quartiers

urbanisés, sur la base d’un schéma directeur et veiller à la qualité de l’eau desservie via une

agence de contrôle indépendante qui effectuera des contrôles périodiques. Enfin, des bornes

fontaines seront construites dans l’optique d’atteindre un ratio de 500 habitants par

ouvrage. Dans les zones rurales, des forages motorisés à énergie solaire et/ou autres sources

d’énergie, des mini-systèmes et des postes d’eau autonomes seront mis à disposition des

populations.

Toutes ces mesures précises et rapidement applicables permettent au citoyen d’entrevoir la

possibilité d’avoir demain un accès facilité à l’eau potable. Ce programme une fois réalisé,

marquera pour nous autres Centrafricains la fin à cette injustice flagrante entre des

ressources immenses qui une fois de plus en RCA n’ont pu bénéficier jusqu’ici à la majorité

d’entre nous. Avançons tous avec A. G. DOLOGUÉLÉ pour l’accès à l’eau potable pour

tous et la reconstruction de notre beau pays.

Tite-Voltaire SOUPENE

Délégué à l'éducation et au développement

Fédération URCA-Europe

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